La serie « The Tinder Swindler » de Netflix renouvelle l’attention sur l’IsraĂ©lien qui a escroquĂ© les femmes europĂ©ennes

Sous le pseudonyme de Simon Leviev, Shimon Hayut faisait du vin et dĂ®nait avec des femmes scandinaves avant de les convaincre de lui donner l’argent dont il disait avoir besoin pour Ă©chapper Ă  ses « ennemis ».

« The Tinder Swindler », sorti la semaine dernière, propose une reconstruction dramatique de l’histoire choquante qui a Ă©mergĂ© au dĂ©but de 2019. Sous le pseudonyme de Simon Leviev, Hayut faisait du vin et dĂ®nait avec des femmes scandinaves, proclamant son amour et son engagement avant de les convaincre de lui donner de l’argent. qu’il a dit qu’il avait besoin d’Ă©chapper Ă  ses « ennemis ».

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Hayut avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© et emprisonnĂ© en Finlande pour ses crimes, qui Ă©quivalaient Ă  un stratagème de Ponzi alors qu’il volait une femme pour soutenir un style de vie somptueux avec la suivante. (Pensez que Clark Rockefeller rencontre Bernie Madoff rencontre Anna Delvey .) Mais après sa libĂ©ration, il aurait continuĂ© de la mĂŞme manière jusqu’Ă  ce qu’une poignĂ©e de victimes se soient liĂ©es entre elles et avec des journalistes norvĂ©giens pour rĂ©vĂ©ler son arnaque.

Ă€ la suite de leur intervention, Hayut – dont le père Ă©tait en fait le grand rabbin d’El Al, la compagnie aĂ©rienne nationale d’IsraĂ«l – a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en Grèce et renvoyĂ© en IsraĂ«l, oĂą il Ă©tait recherchĂ© pour fraude depuis des annĂ©es. Il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  15 mois de prison mais n’en a purgĂ© que cinq avant d’ĂŞtre libĂ©rĂ© au dĂ©but de la pandĂ©mie de COVID-19.

Le documentaire, qui se concentre sur les tĂ©moignages de trois de ses victimes, dĂ©roule bon nombre de ces dĂ©tails, mais leur donne vie avec des reconstitutions dramatiques ; des scènes des nombreuses villes europĂ©ennes sur son circuit de fraude ; et des extraits audio des messages vocaux, parfois tendres et parfois menaçants, qu’il a laissĂ©s aux femmes qu’il a escroquĂ©es. Les visualisations amènent les tĂ©lĂ©spectateurs dans ses messages texte et les recherches Google que ses victimes ont entreprises. (Chaque fois, les recherches commençant par « Shimon » incitent d’abord les utilisateurs Ă  rechercher Shimon Peres, l’ancien Premier ministre israĂ©lien.)

Le film offre Ă©galement de nouvelles informations, notamment que Hayut a dit Ă  une femme que les cicatrices sur son corps provenaient d’avoir Ă©tĂ© « malmenĂ© en prison parce qu’il Ă©tait juif ». Et il prĂ©sente des images du journaliste d’investigation israĂ©lien Uri Blau accompagnant les journalistes norvĂ©giens Ă  l’appartement de la mère de Hayut dans la banlieue de Tel-Aviv et au poste de police local, oĂą un officier confirme que Leviev et Hayut sont une seule et mĂŞme personne.

Le documentaire s’appuie mĂŞme sur la couverture israĂ©lienne des crimes prĂ©sumĂ©s de Hayut. « Tous les hommes israĂ©liens ne sont pas de tels escrocs », a dĂ©clarĂ© un prĂ©sentateur d’informations Ă  la tĂ©lĂ©vision israĂ©lienne Ă  deux des victimes de Hayut dans un clip inclus dans le film.

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Tout ce que les mĂ©dias israĂ©liens ont rapportĂ© Ă  propos de Hayut n’a pas Ă©tĂ© repris dans « The Tinder Swindler ». Le film n’aborde pas le fait que Hayut se serait fait passer pour un professionnel de la santĂ© pour sauter la file d’attente des vaccins contre le coronavirus du pays israĂ©lien . (Il n’Ă©tait pas le seul IsraĂ©lien Ă  contourner les règles .) Il ne se penche pas non plus sur les allĂ©gations rapportĂ©es dans les mĂ©dias israĂ©liens selon lesquelles le père de Hayut l’avait aidĂ© Ă  fuir le pays auparavant et aurait mĂŞme pu participer Ă  ses stratagèmes frauduleux.

Le film se termine par une mise en garde : Hayut vit comme un homme libre en IsraĂ«l, dĂ©pensant apparemment au-delĂ  de ses moyens selon ses publications sur Instagram. Son compte, qui le montrait avec des voitures et des vĂŞtements de luxe et soulignait ce qu’il disait ĂŞtre une carrière rĂ©ussie dans l’immobilier, n’est plus en ligne.

Un podcast complĂ©mentaire, « The Making of a Swindler », animĂ© par la cinĂ©aste Felicity Morris, explorera les associĂ©s d’affaires de Hayut, y compris un nommĂ© Avishay qui n’est pas identifiĂ© plus en dĂ©tail dans le film, et son Ă©ducation en tant que fils d’un rabbin Ă  Bnei Brak, la ville largement orthodoxe près de Tel-Aviv. Les premiers Ă©pisodes de « The Making of a Swindler » sortent mercredi.