La pĂŞche est au cĹ“ur de la vie et de la sĂ©curitĂ© alimentaire d’environ 200 millions de personnes dans le monde, tandis qu’une personne sur cinq dĂ©pend du poisson comme principale source de protĂ©ines. Mais, selon une estimation de l’ONU par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 80 % des espèces de poissons de la planète sont soit pleinement exploitĂ©es ou surexploitĂ©es ou Ă©puisĂ©es.
L’alternative Ă la surpĂŞche a Ă©tĂ© le dĂ©veloppement des « fermes de poissons », les espaces clos, gĂ©nĂ©ralement installĂ©s près des sources et des cĂ´tes oĂą les poissons sont Ă©levĂ©s dans un environnement contrĂ´lĂ©. Depuis des annĂ©es, c’est ce qui permet aux producteurs de mettre en place des conditions contrĂ´lĂ©es qui peuvent assurer un rendement spĂ©cifique des poissons.
Mais ces fermes ont aussi des limites. Alors qu’elles amĂ©liorent la conservation du poisson dans la mer, les fermes piscicoles sont souvent considĂ©rĂ©es comme les risques environnementaux en raison des dĂ©chets produits par les poissons, tels que l’azote, qui est ensuite dĂ©versĂ©e dans la mer.
Une sociĂ©tĂ© israĂ©lienne GFA offre une solution aux contraintes gĂ©ographiques et environnementales au sein des exploitations piscicoles: Ils ont créé un moyen d’exploiter des piscicultures n’importe oĂą, mĂŞme dans des conditions extrĂŞmes comme le dĂ©sert, avec un minimum de dommages pour l’environnement.
BasĂ© sur le travail du scientifique israĂ©lien, le Dr. Yossi Tal et le professeur Ă l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque Jaap van Rijn, l’inventeur du système GFA, a dĂ©veloppĂ© un environnement sur terre oĂą les poissons peuvent ĂŞtre Ă©levĂ©s, sans avoir Ă Ă©changer de l’eau ou la traiter chimiquement.
« Nous appelons cela un système zĂ©ro dĂ©charge», selon le PDG de GFA Advanced Systems: «Nous utilisons des filtres biologiques et des bactĂ©ries spĂ©cialement dĂ©veloppĂ©es pour traiter l’eau. Le système peut ĂŞtre mis en place pour Ă©lever des poissons d’eau salĂ©e partout dans le monde – mĂŞme dans le dĂ©sert, Ă des milliers de kms de l’ocĂ©an », a-t-il dit.
Avant la solution GFA, les systèmes de purification ont été basés sur des moyens de traitement électriques, qui sont coûteux à installer et à exécuter, et pas du tout efficace, dit Bar-Noy. « Même quand ils travaillent, les systèmes de purification électriques sont trop chers, et les systèmes coûteront bien plus que les poissons de la mer».
Les rĂ©servoirs utilisant le système GFA sont remplis avec de l’eau et les poissons, puis les microbes GFA sont ajoutĂ©s. Ces microbes traitent les dĂ©chets organiques d’azote et de sous-produits de la production de poissons dans le rĂ©servoir. L’eau n’est pas Ă©vacuĂ©e ; en effet le seul Ă©change de fluide est l’addition d’eau pour reconstituer celle qui est perdue par Ă©vaporation.
Cette sociĂ©tĂ© prĂ©tend mĂŞme que les poissons cultivĂ©s dans des rĂ©servoirs purifiĂ©s avec leur produit a meilleur goĂ»t en raison de l’eau potable oĂą ils grandissent.
Le système de GFA a dĂ©jĂ Ă©tĂ© mis en place dans plusieurs endroits en IsraĂ«l et la sociĂ©tĂ© gère une installation de purification supplĂ©mentaire, Ă New York, qui fonctionne depuis 2009, l’installation du New York produit environ 100 tonnes de poissons comme la dorade et le tilapia.
Le système qui en rĂ©sulte permet une haute capacitĂ© de l’aquaculture, avec jusqu’Ă 100 kg de poissons par mètre cube d’eau. En outre, en raison de la capacitĂ© Ă Ă©lever des poissons dans n’importe quel environnement, y compris dans les grandes villes, le poisson peut ĂŞtre amenĂ© aux marchĂ©s le jour mĂŞme oĂą ils sont pĂŞchĂ©s. Cela permet aux pisciculteurs de rĂ©duire le temps de transport et les coĂ»ts.
La sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© créée en 2008, mais la technologie sous-jacente a Ă©tĂ© en dĂ©veloppement pendant les 20 dernières annĂ©es. « Alors que les idĂ©es Ă©taient lĂ pendant un certain temps, les seules techniques de purification viables ont Ă©tĂ© basĂ©es sur les appareils Ă©lectriques. Ce n’est qu’avec la montĂ©e des techniques de biotechnologie que nous Ă©tions en mesure de dĂ©velopper les bactĂ©ries qui nous permettent d’effectuer une purification Ă moindre coĂ»t », explique Bar-Noy.
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