Une Iranienne a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e jeudi après avoir laissĂ© sa valise sans surveillance Ă l’aĂ©roport de Bruxelles, provoquant une Ă©vacuation de la salle d’embarquement qui a durĂ© environ deux heures.
Alors que les mĂ©dias belges ont rapportĂ© que l’aĂ©roport a Ă©tĂ© rouvert après que l’incident a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© comme une fausse alarme, Ynet a rapportĂ© plus tard que la valise suspecte qui a dĂ©clenchĂ© l’Ă©vacuation appartenait Ă une Iranienne qui avait dĂ©jĂ pris un vol pour le Qatar. Un agent de sĂ©curitĂ© d’El Al aurait trouvĂ© la valise.
Le vol sur lequel voyageait la femme iranienne serait retournĂ© Ă Bruxelles et la femme a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e. La valise en question ne contenait que des paquets d’alcool.
Des sources du système de sĂ©curitĂ© d’El Al Ă Bruxelles ont dĂ©clarĂ© Ă Ynet que l’incident Ă©tait une tentative de l’Iran de tester le système de sĂ©curitĂ© de l’aĂ©roport et de recueillir des informations de renseignement.
MalgrĂ© le rapport, Gilles Blondeau du parquet de Halle-Vilvorde a dĂ©clarĂ© Ă Het Laatste Nieuws, un journal belge, qu’aucune preuve n’avait Ă©tĂ© trouvĂ©e pour Ă©tayer les affirmations d’Ynet. Blondeau a toutefois confirmĂ© que la valise appartenait Ă une Iranienne dĂ©tenue pour interrogatoire.
Le ministre des Affaires Ă©trangères Yair Lapid Ă©tait lundi Ă Bruxelles pour des entretiens avec des responsables de l’Union europĂ©enne.
En rĂ©ponse aux questions sur l’incident, le directeur gĂ©nĂ©ral du ministère des Affaires Ă©trangères, Alon Ushpiz, a dĂ©clarĂ© Ă la radio KAN Reshet Bet qu’il pensait que « l’opposant iranien ne devait pas ĂŞtre sous-estimé ».
« Ce sont des gens qui sont très dĂ©terminĂ©s Ă faire le mal, et je ne pense pas que nous devrions sous-estimer nos capacitĂ©s Ă empĂŞcher cela », a ajoutĂ© Ushpiz. « C’est une bataille très Ă©tendue. »
Ushpiz n’a pas rĂ©pondu Ă une question de KAN Reshet Bet pour savoir s’ils avaient augmentĂ© le niveau d’alerte dans les ambassades israĂ©liennes Ă la lumière de l’incident Ă Bruxelles, soulignant plutĂ´t que le ministère des Affaires Ă©trangères s’emploie toujours Ă assurer la sĂ©curitĂ© du personnel autour de lui.
L’incident survient après une sĂ©rie d’incidents en Iran qui ont Ă©tĂ© attribuĂ©s Ă IsraĂ«l.
La semaine dernière, l’Iran a accusĂ© IsraĂ«l d’une opĂ©ration de sabotage contre un bâtiment appartenant Ă l’Organisation iranienne de l’Ă©nergie atomique (IAEO) Ă Karaj le mois dernier, selon l’agence de presse iranienne IRNA.
Ali Rabiee, porte-parole du gouvernement iranien, a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l avait menĂ© l’opĂ©ration avec l’intention d’arrĂŞter l’Iran et d’arrĂŞter les nĂ©gociations entre les pays occidentaux et la RĂ©publique islamique. Le porte-parole a affirmĂ© que la puissance de l’Iran n’a augmentĂ© qu’après les opĂ©rations de sabotage d’IsraĂ«l, y compris les opĂ©rations dans le passĂ©.
En avril, une explosion a endommagé un grand nombre de centrifugeuses dans une installation nucléaire de Natanz.
Ces derniers jours, deux cyberattaques ont Ă©galement Ă©tĂ© signalĂ©es contre le service ferroviaire iranien et le ministère iranien des Transports, bien que les responsables iraniens n’aient pas blâmĂ© une partie spĂ©cifique de ces attaques.
L’Iran a menacĂ© de mener des attaques de vengeance contre IsraĂ«l pour une sĂ©rie d’incidents qu’il impute Ă IsraĂ«l, notamment deux attaques contre des installations nuclĂ©aires Ă Natanz l’annĂ©e dernière et le meurtre de l’ancien commandant de la Force Quds du Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique et le scientifique nuclĂ©aire iranien. Mohsen Fakhrizadeh, entre autres griefs allĂ©guĂ©s.





