Le prĂ©sident de l’Afrique du Sud a annoncĂ© aujourd’hui que son pays avait soumis une demande urgente Ă la Cour internationale de Justice afin d’examiner si la dĂ©cision annoncĂ©e par IsraĂ«l d’Ă©tendre son opĂ©ration militaire Ă Rafah nĂ©cessite que la Cour intervienne pour empĂŞcher les violations des droits des Palestiniens.
Selon l’article 75(1) du Règlement de la Cour internationale de Justice, le tribunal peut à tout moment décider d’examiner proprio motu (à partir de zéro) si les circonstances de l’affaire nécessitent que les parties se conforment à des mesures conservatoires.
Dans une requĂŞte soumise hier au tribunal, le gouvernement sud-africain s’est dĂ©clarĂ© gravement prĂ©occupĂ© par le fait que l’offensive militaire sans prĂ©cĂ©dent sur Rafah annoncĂ©e par l’État d’IsraĂ«l a dĂ©jĂ entraĂ®nĂ© et entraĂ®nera de nouveaux meurtres et destructions Ă grande Ă©chelle. Selon le gouvernement sud-africain, il s’agirait d’une violation grave et irrĂ©parable tant de la Convention sur le gĂ©nocide que de l’arrĂŞt de la Cour du 26 janvier 2024.
Le mois dernier, la Cour internationale de Justice, dans le cadre d’un procès intentĂ© par l’Afrique du Sud, a ordonnĂ© Ă IsraĂ«l de prendre toutes les mesures en son pouvoir pour empĂŞcher le gĂ©nocide contre les Palestiniens dans la bande de Gaza.
« Il y a actuellement 1,4 million de Palestiniens dans la rĂ©gion de Rafah, adjacente Ă la frontière Ă©gyptienne, après que beaucoup ont Ă©tĂ© contraints de quitter leurs foyers dans le nord et le centre de la bande de Gaza, ainsi qu’Ă Khan Yunis. »





