Yair Lapid leader centriste du parti Yesh Atid considère impossible pour les IsraĂ©liens et les Palestiniens d’ atteindre par eux-mĂŞmes un accord de paix et estime que la seule alternative est un confĂ©rence rĂ©gionale avec les pays arabes.
« Cela n’a aucun sens d’aller Ă des nĂ©gociations directes avec les Palestiniens parce qu’ils n’ont pas la capacitĂ© interne pour la paix. Nous devons convoquer une confĂ©rence avec tous les acteurs rĂ©gionaux qui sont pertinents pour le conflit israĂ©lo-palestinien « , a dĂ©clarĂ© Lapid dans une interview au Parlement (Knesset).
L’ancien journaliste populaire estime que, dans tous les cas, les nĂ©gociations devraient inclure le traitement avec les pays voisins sur les questions frontalières et de sĂ©curitĂ©.
Le leader centriste, qui est entrĂ© en politique en 2012 et a Ă©tĂ© ministre des Finances dans le prĂ©cĂ©dent gouvernement de Netanyahu ne voit pas de paix possible sous la direction ou l’actuel Premier ministre ou le prĂ©sident palestinien, Mahmoud Abbas.
« Je pense que ce sera la prochaine gĂ©nĂ©ration, Ă la fois les dirigeants israĂ©liens et palestiniens. Chez les Palestiniens il y a un groupe de jeunes gens dĂ©tachĂ©s de l’Ă©thique de la bande de Gaza »
MariĂ© et père de trois enfants, Lapid voit ses 53 ans de la prochaine gĂ©nĂ©ration du cĂ´tĂ© d’un groupe de «modĂ©ré» et «pragmatique» dans le peuple de centre politique, celui d’oĂą, Ă son avis, ils peuvent apporter des solutions aux problèmes auxquels sont confrontĂ©s IsraĂ«l et mĂŞme l’Occident.
Maintenant, pour la première fois, les sondages indiquent que Yesh Atid devient la force dominante avec jusqu’Ă 27 sièges, quatre au-dessus du Likoud de Netanyahu.
Face Ă l’incertitude du moment, Lapid est dĂ©sireux de construire un rĂ©seau national de centres qui renforcent sa prĂ©sence et apparaĂ®t dans le monde entier dans des actes de dĂ©fense de son pays, ce qui lui a valu le titre de « ministre des Affaires Ă©trangères de l’ombre. »
« Nous disons aux IsraĂ©liens de passer Ă cette alternative après tant d’annĂ©es du Likoud, » dit-il.
Le gouvernement prĂ©cĂ©dent a Ă©tĂ© Ă©vincĂ© en DĂ©cembre 2014, qui a conduit Ă un gouvernement plus nationaliste de l’histoire politique locale.
Son grand alliĂ©, Naftali Bennett, chef du Parti religieux Habait HaaiehudĂ (Jewish Home) et actuel ministre de l’Ă©ducation, est l’un des plus grands dĂ©fenseurs de l’annexion d’une partie de JudĂ©e et Samarie et abandonner la proposition de deux Etats pour deux peuples.
Lapid dĂ©fend l’annexion de trois grands villes Juives (Ma’aleh Adumim, Ariel et Gush Katif), et mis sur la table des nĂ©gociations prĂ©cĂ©dentes.
Avec la devise «de ne jamais abandonner», il fait remarquer que son pays vit « dans un Moyen-Orient sans ennemis simples».
Il ne voit pas d’avenir Ă l’initiative française d’organiser une confĂ©rence internationale parce que « le soutien des États-Unis est important » et « mĂŞme les Français savent exactement ce que cela veux dire. »
Un autre de ses propositions rĂ©side dans la modification de la position traditionnelle d’IsraĂ«l de rapprocher les deux peuples, puis signer un accord dans lequel le processus d’Oslo a Ă©chouĂ©.




