L’application de mĂ©dias sociaux de droite Parler annonce sa relance sur Internet

L’alternative Twitter a du mal Ă  revenir en ligne depuis qu’Amazon l’a privĂ© de son service d’hĂ©bergement Web le 11 janvier en raison de son refus de supprimer les publications incitant Ă  la violence.

Le rĂ©seau social amical de droite Parler, qui a Ă©tĂ© forcĂ© de se dĂ©connecter Ă  la suite de l’attaque du 6 janvier contre le Capitole amĂ©ricain par les partisans du prĂ©sident de l’Ă©poque Donald Trump, dit qu’il est en train de se relancer.

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L’alternative Twitter a du mal Ă  revenir en ligne depuis qu’Amazon l’a privĂ© de son service d’hĂ©bergement Web le 11 janvier en raison de son refus de supprimer les publications incitant Ă  la violence. Google et Apple ont supprimĂ© l’application Parler de leurs boutiques en ligne pour la mĂŞme raison.

Parler a dĂ©clarĂ© lundi dans un communiquĂ© envoyĂ© par courrier Ă©lectronique qu’il serait dirigĂ© par un PDG par intĂ©rim, Mark Meckler, du mouvement Tea Party Patriots. Il a indiquĂ© que le service serait remis en ligne pour les utilisateurs actuels cette semaine, les nouveaux utilisateurs pouvant s’inscrire la semaine prochaine – et ne dĂ©pendrait pas de «Big Tech».

La page d’accueil du site, cependant, Ă©tait une page statique unique dont le message principal rappelait aux tĂ©lĂ©spectateurs des «difficultĂ©s techniques». Alors qu’il Ă©tait possible de se connecter via une variante diffĂ©rente de cette URL, l’application iPhone de Parler ne fonctionnait pas, provoquant une «erreur de rĂ©seau» lorsqu’un journaliste de l’Associated Press l’essaya. Parmi les nouvelles affiches figurait la personnalitĂ© de Fox News, Sean Hannity.

Les directives accessibles sur le site, datĂ©es du 14 fĂ©vrier, indiquaient que Parler utiliserait la technologie et l’examen humain pour supprimer «le contenu menaçant ou incitant». Ils ont dit qu’un «jury communautaire» dirigĂ© par un employĂ© de Parler entendrait les appels.

Parler Ă©tait hĂ©bergĂ© par une sociĂ©tĂ© de services cloud de Los Angeles, SkySilk. Ron Guilmette, un chercheur et activiste Internet basĂ© en Californie, a dĂ©clarĂ© que SkySilk semblait ĂŞtre une petite entreprise et qu’il ne savait pas si cela pouvait fournir une sĂ©curitĂ© adĂ©quate pour le site. En particulier, Guilmette a citĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une dĂ©fense robuste contre les attaques par dĂ©ni de service, qui inondent un site de trafic de donnĂ©es pour le rendre inaccessible. De telles attaques constituent une menace pour tout site Internet majeur, surtout si leur contenu est controversĂ©.

SkySilk n’a pas rĂ©pondu aux questions sur le niveau de soutien fourni par l’entreprise.

Son PDG, Kevin Matossian, a dĂ©clarĂ© dans un communiquĂ© que l’entreprise «ne prĂ©conise ni ne tolère la haine, mais plutĂ´t le droit au jugement privĂ© et rejette le rĂ´le de juge, de jury et de bourreau. Malheureusement, trop de nos collègues fournisseurs de technologie semblent diffĂ©rer dans leur position sur ce sujet. »

Mattossian a ajouté que son entreprise applaudissait les nouvelles directives communautaires de Parler.

Pendant un certain temps après qu’Amazon l’ait abandonnĂ©, Parler a reçu une protection contre le dĂ©ni de service d’une entreprise basĂ©e en Russie appelĂ©e DDoS-Guard. Cela s’est terminĂ© Ă  la suite de rĂ©vĂ©lations selon lesquelles DDoS-Guard avait fourni des services Ă  des opĂ©rations louches, y compris des forums en ligne populaires auprès des voleurs de cartes de crĂ©dit.

Dans un procès visant Ă  forcer Amazon Ă  restaurer son service, la direction de Parler a affirmĂ© qu’Amazon avait pour objectif de refuser Ă  Trump «une plate-forme sur n’importe quel grand service de mĂ©dias sociaux». Cela fait suite Ă  la dĂ©cision de Twitter d’interdire dĂ©finitivement l’ancien prĂ©sident de son service et Ă  des interdictions illimitĂ©es similaires par Facebook et Instagram.

L’ancien PDG de Parler, John Matze, dit qu’il a Ă©tĂ© limogĂ© le 29 janvier par le conseil d’administration de Parler, contrĂ´lĂ© par la donatrice conservatrice Rebekah Mercer. Ă€ l’Ă©poque, Matze avait dĂ©clarĂ© au New York Times qu’il avait dit Ă  Mercer que Parler devait envisager d’empĂŞcher les terroristes nationaux, les suprĂ©macistes blancs et les adeptes de QAnon, une thĂ©orie du complot sans fondement, de publier sur la plateforme.

Le site de mĂ©dias sociaux, vieux de 2 ans et demi, revendique 20 millions d’utilisateurs. Trump n’y a jamais ouvert de compte, bien que Buzzfeed ait rapportĂ© qu’il envisageait d’acheter une participation dans Parler pendant qu’il Ă©tait prĂ©sident.