Le chef d’Ă©tat-major, le lieutenant gĂ©nĂ©ral Gadi Eizenkot a dĂ©cidĂ© de dissoudre le bataillon homogène druze israĂ©lien au sein de la DĂ©fense ArmĂ©e (IDF), qui enrĂ´le des recrues de cette communautĂ© et qui semblait symboliser une certaine sĂ©grĂ©gation depuis plusieurs annĂ©es.
Eizenkot a pris la dĂ©cision suite Ă la performance militaire rĂ©ussie des membres de cette communautĂ© druze et en raison de « leur dĂ©sir de poursuivre le dĂ©veloppement et l’intĂ©gration dans l’armĂ©e », a dĂ©clarĂ© un porte-parole militaire.
Le bataillon qui avait été établi en 1974, ne recevra plus de recrues et sera complètement fermé au mois de Septembre.
La communautĂ© druze dans le pays, qui se compose actuellement de 130 mille âmes a signĂ© un pacte avec l’État d’IsraĂ«l en Octobre 1948, et peu après, a commencĂ© Ă servir dans les rangs des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes. En 1956, Ă la demande de dirigeants de la communautĂ©, l’État imposait le service militaire obligatoire pour les hommes. Le taux de scolarisation est de 80 % plus Ă©levĂ© que la moyenne nationale.
Peu ont souhaitĂ© servir dans le bataillon 299 ou le «Bataillon de l’Ă©pĂ©e (JEREV) », seulement 5 % selon les statistiques de l’ArmĂ©e. Il a Ă©té demandĂ© aux recrues druzes de servir dans cette unitĂ©, l’annĂ©e dernière; mais 19 % ont Ă©tĂ© forcĂ©s Ă se joindre Ă elle.
« Les Forces de dĂ©fense israĂ©liennes sont un melting-pot, et il n’y a aucune raison d’avoir un bataillon druze ou un bataillon marocain », a dit l’ancien ministre druze Salah Tarif sur le site Haaretz.
L’unitĂ© a Ă©tĂ© fondĂ©e Ă cause de la langue, car les recrues druzes ne parlaient que leur langue maternelle qui est l’arabe. Aujourd’hui, le commandant de la prestigieuse brigade Golani, le colonel Ghassan Alian est druze, tout comme le gĂ©nĂ©ral Hasson, une unitĂ© anachronisme de la sĂ©grĂ©gation. IL a Ă©tĂ© dĂ©corĂ© pour son rĂ´le pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006.
Après l’annonce, le ministre de la DĂ©fense Moshe Ya’alon a dĂ©clarĂ© que la mesure « nous oblige Ă continuer Ă agir vers la pleine intĂ©gration dans la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne, indĂ©pendamment de la religion, la race, le sexe ou la prĂ©fĂ©rence sexuelle, contre une guerre implacable contre le racisme ».
Ya’alon a dĂ©clarĂ© que la communautĂ© druze est aux plus hauts postes de commandement au sein de l’armĂ©e, elle est importante et vient de l’Ă©ducation de l’amour de la patrie et la direction des chefs de la communautĂ©. »
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