Un mois après l’invasion dĂ©vastatrice de l’Ukraine par la Russie, l’armĂ©e israĂ©lienne est surprise de ce qu’elle voit.
En la comparant à « une guerre du passé », des officiers supĂ©rieurs ont dĂ©clarĂ© que si la Russie a dĂ©ployĂ© un grand nombre de troupes dans son pays voisin et un grand nombre de plates-formes militaires, elle n’a encore utilisĂ© aucun de ses armements avancĂ©s.
Plus de 12 000 soldats russes auraient Ă©tĂ© tuĂ©s ou blessĂ©s jusqu’Ă prĂ©sent et l’Ukraine affirme avoir dĂ©truit au moins 49 avions de combat, 81 hĂ©licoptères, 335 chars, 1 105 vĂ©hicules blindĂ©s, 123 systèmes d’artillerie et plus encore.
Bien qu’elles aient dĂ©pensĂ© des millions pour son armĂ©e, les forces russes ont utilisĂ© une grande quantitĂ© de tirs indirects et de bombes stupides similaires Ă celles utilisĂ©es au XXe siècle tirĂ©es Ă partir de lanceurs montĂ©s sur camion au lieu de missiles de prĂ©cision contre des cibles ukrainiennes.
En partie Ă cause du mauvais temps et de la mauvaise visibilitĂ©, les avions et hĂ©licoptères russes ont dĂ» voler au ras du sol pour larguer leurs munitions, les exposant au risque d’ĂŞtre touchĂ©s par des systèmes antiaĂ©riens ou mĂŞme des antichars guidĂ©s Ă l’Ă©paule.
Un mois après le dĂ©but du conflit, Tsahal est surpris que l’air au-dessus de l’Ukraine soit toujours contestĂ©. Bien que l’armĂ©e de l’air ukrainienne ait Ă©tĂ© largement maĂ®trisĂ©e avant la guerre, Moscou n’a pu acquĂ©rir aucune sorte de supĂ©rioritĂ© aĂ©rienne, les pilotes ukrainiens effectuant encore plusieurs sorties par jour contre leur ennemi.
Ils n’ont Ă©galement Ă©quipĂ© qu’un petit nombre de chars de systèmes de dĂ©fense actifs ou mĂŞme de systèmes de dĂ©fense passifs, ce qui en fait des canards assis pour les ATGM.
Bien que la Russie ait affirmĂ© avoir utilisĂ© son arme hypersonique Kinzal contre des cibles dans la guerre en Ukraine, l’armĂ©e israĂ©lienne doute que la vidĂ©o du missile vue il y a une semaine ait rĂ©ellement Ă©tĂ© filmĂ©e pendant les combats.
Les États-Unis ont Ă©galement remis en question l’utilisation signalĂ©e du Kinzal, un haut responsable de la dĂ©fense ayant dĂ©clarĂ© aux journalistes la semaine dernière que s’ils Ă©taient incapables de rĂ©futer l’allĂ©gation, ils n’Ă©taient pas non plus en mesure de la confirmer.
« C’est un peu un casse-tĂŞte, pour ĂŞtre honnĂŞte avec vous, car on ne sait pas exactement pourquoi, si c’est vrai, pourquoi auriez-vous besoin d’un missile hypersonique tirĂ© de pas si loin pour frapper un bâtiment ? Il se peut qu’ils soient Ă court de munitions Ă guidage de prĂ©cision et qu’ils aient l’impression qu’ils doivent puiser dans cette ressource », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Il se peut qu’ils essaient d’envoyer un message Ă l’Occident, mais aussi Ă l’Ukraine, et qu’ils essaient d’avoir un certain poids Ă la table des nĂ©gociations. Mais d’un point de vue militaire, s’il s’agissait d’un missile hypersonique, il n’y a pas beaucoup d’aspects pratiques Ă ce sujet.
Les missiles hypersoniques sont capables de voler cinq fois la vitesse du son et peuvent livrer des ogives nucléaires et conventionnelles qui peuvent potentiellement échapper aux systèmes de défense aérienne.
Bien que le prĂ©sident russe Vladimir Poutine ait menacĂ© d’utiliser des armes nuclĂ©aires, Tsahal ne pense pas qu’il donnerait rĂ©ellement suite Ă cette menace.
Après l’invasion initiale Ă la mi-fĂ©vrier, les Forces de dĂ©fense israĂ©liennes ont mis en place des Ă©quipes pour suivre et apprendre de la guerre.
Les Ă©quipes recueillent des informations et des renseignements pour l’armĂ©e israĂ©lienne dans les domaines des mĂ©thodes et de la doctrine de combat, des manĹ“uvres au sol, de la logistique, de la dĂ©fense aĂ©rienne, de la lutte antichar, de la cyberguerre et de la guerre Ă©lectronique, de la guerre psychologique, etc…





