Hier soir, Israël, selon des sources étrangères, a attaqué un certain nombre de cibles iraniennes dans toute la capitale syrienne de Damas.
IsraĂ«l, jusqu’Ă prĂ©sent, n’a pas revendiquĂ© la responsabilitĂ© de ces attaques, mais contrairement au passĂ©, les missiles de croisière tirĂ©s sur des cibles iraniennes dans la rĂ©gion de Damas ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s Ă partir d’avions survolant les hauteurs du Golan.
ImmĂ©diatement après avoir reçu les premières nouvelles des mĂ©dias d’État syriens au sujet de l’attaque, les responsables israĂ©liens ont commencĂ© Ă Ă©valuer qu’il s’agissait d’une rĂ©ponse israĂ©lienne Ă l’attaque iranienne contre le navire marchand israĂ©lien qui naviguait dans les eaux du golfe d’Oman, Ă l’entrĂ©e du Golfe Persique.
Les médias arabes se sont également empressés de citer les mêmes sources israéliennes comme s’il s’agissait d’une source officielle et compétente.
Lorsqu’ils parlent d’une rĂ©ponse israĂ©lienne – gardez Ă l’esprit le moment choisi – les gardiens de la rĂ©volution iraniens utilisent prĂ©cisĂ©ment leurs capacitĂ©s afin de tirer parti des pourparlers sur le nuclĂ©aire («bâton et carotte» si vous voulez) avec les nouveaux responsables du gouvernement amĂ©ricain [forces et faiblesses]).
IsraĂ«l, pour sa part, ne peut pas se permettre d’accepter une rĂ©alitĂ© dans laquelle ses navires marchands se trouvent confrontĂ©s Ă une menace maritime (qui peut directement irradier vers une artère importante d’exportation-importation en devenir).
De plus, il y a un large accord en Israël sur la nécessité de percevoir un prix et de tracer une ligne rouge face aux actions de défi des gardiens de la révolution.
Par conséquent, une réponse israélienne de haute intensité contre les objectifs des gardiens de la révolution iraniens est inévitable et viendra au bon moment pour Israël.
En attendant, un officier du renseignement militaire israĂ©lien – dont le nom n’a pas Ă©tĂ© mentionnĂ© – a dĂ©clarĂ© Ă la chaĂ®ne amĂ©ricaine Al-Hura que l’Iran avait pour objectif de rĂ©pandre les chiites en Syrie et de soutenir son Ă©conomie afin de permettre le retour de l’argent dĂ©pensĂ© en Syrie.
En outre, il y a la construction de capacités militaires stratégiques et le stockage des armes, notamment à Deir a-Zor, Albuqmal et Palmyra (Tadmor).
Il a notĂ© que les efforts de l’Iran pour construire des bases militaires en Syrie ne visaient pas Ă protĂ©ger le rĂ©gime d’Assad, mais Ă maintenir la prĂ©sence de ses milices dans le pays.
Il a prĂ©cisĂ© que la Syrie ne serait pas une source d’Ă©nergie pour l’Iran, mais un point faible, en raison des frappes aĂ©riennes d’IsraĂ«l, comme il l’a dĂ©crit.
Il a ajoutĂ© que la politique iranienne avait subi un Ă©chec torride, Ă la suite du meurtre du commandant de la Force Qods des Gardiens de la rĂ©volution iraniens, Qassem Suleimani, qui Ă©tait en charge de la politique Ă©trangère de l’Iran au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde.
Il convient de noter que l’Iran est prĂ©sent en Syrie depuis le dĂ©but de la guerre civile syrienne et qu’au cours des dernières annĂ©es, il a construit des dizaines de bases militaires, en particulier dans l’est du pays, dans le cadre de ses efforts d’expansion et son influence en Syrie.





