L’avenir de Gaza est discutĂ© lors du sommet de BahreĂŻn. « Les troupes arabes n’y entreront pas »

Lors du sommet de BahreĂŻn, l’envoyĂ© prĂ©sidentiel amĂ©ricain Brett McGurk tente de parvenir Ă  des accords avec de riches États arabes concernant leur participation Ă  la rĂ©habilitation d’après-guerre de la bande de Gaza, mais sans grand succès jusqu’Ă  prĂ©sent. Les alliĂ©s arabes sont extrĂŞmement mĂ©contents de la position de la Maison Blanche, accusent les États-Unis de connivence avec IsraĂ«l et refusent de prendre des engagements pour l’avenir – leur position commune est qu’aucune nĂ©gociation sur la structure d’après-guerre de Gaza n’est possible tant qu’un accord n’est pas trouvĂ© sur un cessez-le-feu, rapporte  le New York Times. Ce qui actuellement n’est pas Ă  l’ordre du jour pour Tsahal dont l’objectif est le retour de tous les otages et la fin du Hamas.

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a fermement déclaré que les troupes arabes n’entreraient pas à Gaza apres la guerre, et leur demander de participer à une force internationale de maintien de la paix « équivaut à une offre de nettoyage après Israël ». « Des gens sont tués jour et nuit, et après cela, nous devons venir rétablir l’ordre en Israël ? Cela n’arrivera pas », a déclaré le journal américain citant les propos du chef du ministère jordanien des Affaires étrangères. 

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Safadi a dĂ©clarĂ© que la Jordanie ne voulait pas « ressembler Ă  un ennemi » aux yeux des Palestiniens en envoyant des troupes Ă  Gaza pour maintenir l’ordre et la sĂ©curitĂ© aux frontières d’IsraĂ«l. Selon le ministre jordanien, exiger que les pays arabes participent dĂ©sormais Ă  la reconstruction d’après-guerre de Gaza signifie donner Ă  IsraĂ«l le signal qu’il peut dĂ©truire l’enclave jusqu’au sol, « raser Gaza jusqu’au sol ». 

De ces mots, il s’ensuit que la Jordanie considère qu’il est correct de confier la responsabilité de la réhabilitation de Gaza après-guerre à Israël et à ses alliés occidentaux, car ils, selon les mots du ministre jordanien, « permettent à Israël de faire ce qu’il veut ».

D’autres dirigeants arabes ont Ă©galement Ă©vitĂ© de parler du rĂ´le de leur pays dans le règlement d’après-guerre. Les reprĂ©sentants de BahreĂŻn et des Émirats arabes unis ont soulignĂ© que l’avenir de Gaza devrait ĂŞtre dĂ©terminĂ© par le peuple palestinien ; sans sa volontĂ©, aucune de ses actions serait illĂ©gale.

Brett McGurk a dĂ©clarĂ© que les États-Unis partageaient cette position en principe : « Le centre de la gouvernance post-crise Ă  Gaza doit ĂŞtre le peuple palestinien, ses voix et ses aspirations », et « il ne s’agit pas seulement de nettoyer après la guerre ». Le conseiller de Biden a soulignĂ© que malgrĂ© tout cela, les États-Unis jugent nĂ©cessaire de rĂ©flĂ©chir dès maintenant Ă  un règlement d’après-guerre.