Lors de la confĂ©rence sur le droit international Ă Herzliya, l’avocat en chef de l’armĂ©e israĂ©lienne, le major gĂ©nĂ©ral, a exprimĂ© son opinion sur la question de traduire en justice l’armĂ©e israĂ©lienne Ă La Haye.
Les autoritĂ©s de l’AutoritĂ© palestinienne ont tentĂ© Ă plusieurs reprises de porter plainte devant la Cour pĂ©nale internationale Ă La Haye contre des responsables et des officiers israĂ©liens pour crimes de guerre Ă la frontière avec la bande de Gaza.
Sharon Afek estime que la Cour de La Haye ne peut pas examiner ces affaires: «Israël estime que la Cour pénale internationale n’a pas compétence pour débattre du conflit israélo-palestinien. L’État d’Israël est un pays respectueux des lois, doté d’un système juridique fort et indépendant, et il n’existe aucune raison pour que ces actions soient évaluées par un tribunal. »
Il a ajouté que les tentatives visant à convaincre la cour internationale de ces procédures le détournaient de l’examen d’importants crimes contre l’humanité.
La commission du Conseil des droits de l’homme des Nations unies a prĂ©parĂ© un rapport complet sur les Ă©vĂ©nements dans la bande de Gaza et dressĂ© une liste des responsables israĂ©liens soupçonnĂ©s de crimes graves. La liste comprend non seulement les tireurs d’élite de l’armĂ©e israĂ©lienne et leurs commandants, mais Ă©galement les conseillers juridiques militaires qui ont approuvĂ© les règles d’engagement.
En tout Ă©tat de cause, IsraĂ«l n’est pas membre de la Cour internationale de justice de La Haye et les citoyens israĂ©liens ne peuvent ĂŞtre soumis Ă sa juridiction que s’ils se trouvent physiquement dans les pays qui participent Ă la cour de La Haye.
Ainsi, si l’accusation est dĂ©posĂ©e et que l’affaire commence, pour l’armĂ©e israĂ©lienne, cela signifiera des restrictions de dĂ©cision en Europe.






