La mère de HaĂŻfa, âgĂ©e de 35 ans, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e après que son fils en bas âge d’un an et demi a Ă©tĂ© retrouvĂ© emprisonnĂ© dans une cage de son appartement, lorsque de grandes quantitĂ©s de drogue crystal meth y ont Ă©galement Ă©tĂ© trouvĂ©es. La tante et les voisins de la mère affirment qu’elle n’est pas responsable : « Son mari est violent envers elle. Les enfants jouaient et se sont accidentellement enfermĂ©s. Sa dĂ©tention a Ă©tĂ© prolongĂ©e de trois jours.
Un bĂ©bĂ© d’un an a Ă©tĂ© retrouvĂ© dans une cage dans un appartement Ă HaĂŻfa (Yoav Itiel, porte-parole de la municipalitĂ© de HaĂŻfa)
La mère a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e hier soir, soupçonnĂ©e de sĂ©questration, d’abus et de nĂ©gligence envers une personne sans dĂ©fense. En outre, deux autres suspects, âgĂ©s de 22 et 27 ans, ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s pour suspicion d’infractions liĂ©es Ă la drogue, après que la quantitĂ© de drogue trouvĂ©e dans l’appartement ait Ă©tĂ© jugĂ©e trop importante pour l’autoconsommation.
Lors de l’audience qui s’est tenue aujourd’hui au tribunal, la juge Ahsan Halabi a dĂ©clarĂ© que la dĂ©tention de la mère devait ĂŞtre prolongĂ©e de trois jours, jusqu’Ă mercredi. De plus, aujourd’hui, les six enfants de la mère ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s Ă la garde des agents de l’aide sociale. Le père des enfants, âgĂ© de 33 ans, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© mardi, soupçonnĂ© d’ĂŞtre impliquĂ© avec d’autres annĂ©es dans une fusillade samedi dernier. Hier, au tribunal de première instance de Nazareth, le juge Raid Omri a prolongĂ© sa dĂ©tention jusqu’Ă jeudi.
La cage dans laquelle le bambin d’un an et demi a Ă©tĂ© enfermé (Photo : porte-parole de la police israĂ©lienne)
Au dĂ©but, la mère et son avocat, l’avocat Daniel Drovitsky, ont affirmĂ© qu’elle n’Ă©tait pas du tout chez elle pendant l’affaire. Cependant, plus tard au cours de l’enquĂŞte, la mère a affirmĂ© qu’elle avait enfermĂ© l’enfant dans une cage, mais selon pour elle, ce n’Ă©tait que pour deux minutes.
‘… Un incident unique de deux minutes qui peut avoir impliquĂ© l’indiscrĂ©tion d’une mère. Je suis convaincu qu’au fur et Ă mesure que l’enquĂŞte progresse, il deviendra clair qu’il n’y a aucun aspect criminel dans l’affaire Dana, Ă l’exception d’un dĂ©faut de jugement momentanĂ© », a dĂ©clarĂ© l’avocat de la dĂ©fense de la mère.
La tante de la mère a dĂ©clarĂ© qu’elle ne croyait pas aux soupçons de la police et que, selon elle, l’un des enfants s’est enfermĂ© dans une cage par erreur. « Tout ce qu’on dit sur elle n’est pas vrai. Elle abandonne beaucoup de choses rien que pour ses enfants. Sa situation est difficile, son mari est violent envers elle et l’aide sociale le sait. Cela fait des annĂ©es qu’elle raconte cela et l’aide sociale ne fait rien. » dit la tante, « elle a six enfants, l’aĂ®nĂ© entre 9 ans et le plus jeune entre 2 mois. Sa vie est de leur apporter de la nourriture »
Le frère de la mère présumée a dit que lui et la famille donneront à la mère tout ce dont elle a besoin, mais clarifié et dit: « Nous ne sommes pas connectés à tout cela ».
« Il s’agit d’un incident difficile et choquant », a dĂ©clarĂ© le reprĂ©sentant de la police Eddie Kantrowitz. « Elle a donnĂ© une version qui a dĂ©jĂ Ă©tĂ© rĂ©futĂ©e. Ă€ ce stade, nous avons l’intention de vĂ©rifier si l’emprisonnement de l’enfant Ă©tait une affaire permanente. »
« Une cage de perroquet dans laquelle les enfants jouaient », la cage dans laquelle l’enfant a Ă©tĂ© retrouvé (photo : porte-parole de la police israĂ©lienne)
« C’est un cas que nous n’avons jamais rencontrĂ© auparavant », a admis l’inspecteur en chef Yossi Atias, l’officier d’enquĂŞte et de renseignement Ă la gare de HaĂŻfa, « mĂŞme des dĂ©tectives expĂ©rimentĂ©s ont Ă©tĂ© surpris par la situation et ont eu du mal Ă la contenir. Nous sommes entrĂ©s dans une rĂ©sidence qui Ă©tait utilisĂ©e comme repaire de drogue, et pendant l’opĂ©ration la police a dĂ©couvert dans l’une des pièces une cage en fer fermĂ©e et verrouillĂ©e Ă l’intĂ©rieur de laquelle se trouvait un enfant sans surveillance et ne pouvant sortir », a-t-il dĂ©crit. « Il Ă©tait assis sur plusieurs oreillers et avec lui une bouteille de nourriture, sans jeux, certainement pas une situation digne de vivre. Il y avait d’autres enfants dans l’appartement, mais pas un seul adulte. Les allĂ©gations que nous avons entendues feront l’objet d’une enquĂŞte, mais ils ne correspondent pas Ă ce que nous avons trouvĂ© sur les lieux. »
« C’est une cage de fer dans laquelle l’enfant ne pourrait ni entrer ni sortir de lui-mĂŞme », a-t-il notĂ©. Il a dit que dans son enquĂŞte, la mère a affirmĂ© qu’en l’absence du père et Ă©tant donnĂ© qu’elle avait d’autres enfants, elle n’avait d’autre choix que de mettre l’enfant dans la cage de fer. Le poste de police de HaĂŻfa pense que la mère est impliquĂ©e dans le trafic de drogue de la famille Ă©largie et qu’au moment du raid, elle vendait apparemment de la drogue.
Le quartier Hadar HaCarmel Ă HaĂŻfa, oĂą la mère vivait avec ses enfants, est connu comme une zone qui a connu de nombreux incidents criminels, et que nombre de ses habitants, juifs et arabes, sont des fauteurs de troubles quotidiens. Plus d’une fois, des stations de drogue ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes dans la rĂ©gion. Et ce malgrĂ© l’annonce du maire de HaĂŻfa sur l’Ă©radication du crime « et l’assèchement des marĂ©cages » comme elle l’a dĂ©fini.
La responsable du service social de la municipalitĂ© de HaĂŻfa, Mayra Kiperman, a commentĂ© l’incident et a dĂ©clarĂ© : « Hier soir, un contact a Ă©tĂ© reçu directement de la police avec un travailleur social du service social. ImmĂ©diatement après avoir reçu le rapport, une Ă©quipe de trois travailleurs sociaux seniors se sont rendus au domicile familial pour effectuer une intervention rapide, l’accent Ă©tant mis sur la protection et les soins immĂ©diats du bambin lui-mĂŞme et de son frère, afin qu’il semble qu’ils reçoivent l’enveloppe de traitement appropriĂ©e Ă leur Ă©tat en mĂŞme temps. Bien sĂ»r, plus tard, une Ă©valuation plus large de la situation sera faite et la famille recevra tout le traitement qu’elle mĂ©rite.





