Le chef d’Ă©tat-major, le lieutenant gĂ©nĂ©ral Gadi Eizenkot, a exprimĂ© des doutes pour que l’Etat islamique ne puisse ĂŞtre vaincu que par un bombardement aĂ©rien ; il a estimé que les forces loyales du prĂ©sident syrien Bachar al Assad, y compris ses alliĂ©s Ă©trangers n’ont presque aucune chance de gagner la guerre contre les rebelles sunnites.
Le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama a rĂ©cemment dĂ©clarĂ© qu’il n’y aura pas de changement dans la stratĂ©gie militaire en Syrie et a proposĂ© un nouveau plan d’action pour vaincre l’État islamique, soulignant sa confiance dans l’approche actuelle des États-Unis et l’absence d’autres options pour vaincre les djihadistes.
Récemment, le ministre de la Défense Moshe Yaalon, quant à lui, a exhorté les Etats-Unis à prendre un rôle plus actif dans la région.
Selon un rapport publiĂ© dans le quotidien Haaretz, Eizenkot a dĂ©clarĂ© lors d’une rĂ©union Ă huis clos qu’il est peu probable que la coalition internationale menĂ©e par les USA puisse vaincre l’État islamique sans mettre des militaires sur le terrain. Le chef d’Ă©tat-major a ajoutĂ© qu’une solution diplomatique au conflit dĂ©pend de la coopĂ©ration entre Moscou et Washington; mais il a notĂ© que ce processus pourrait prendre plusieurs annĂ©es.
Eizenkot a soulignĂ© qu’Assad contrĂ´le actuellement seulement entre 15 et 20 pour cent du territoire syrien, et qu’il a peu de chance de gagner la guerre. Les alliĂ©s de M. Assad, Ă savoir l’Iran, le chiite libanais , le groupe terroriste du Hezbollah, et la Russie ont peu de motivation pour introduire des troupes terrestres suffisantes pour remporter des victoires dĂ©cisives, a-t-il dit.Â
En outre, le Hezbollah a subi de lourdes pertes depuis, et il s’est impliquĂ© dans la guerre civile. L’organisation extrĂ©miste libanaise a perdu plus de 1.300 soldats, avec 5.000 blessĂ©s. Il est estimĂ© que le groupe n’a pas plus de 30.000 soldats, y compris les rĂ©servistes. Alors que l’Iran, qui a envoyĂ© 2.000 soldats pour soutenir le plan de la Russie dans le nord de la Syrie, a Ă©galement perdu un nombre important de soldats dans les combats, et le chef de la Force Qods de la Garde rĂ©volutionnaire iranienne, le gĂ©nĂ©ral Qassem Soleimani, a Ă©tĂ© probablement blessĂ©.
Eizenkot soutient que la victoire de l’Etat islamique dans la guerre serait pire pour IsraĂ«l que celle d’Assad. Contrairement Ă la menace de l’axe chiite (l’Iran, le Hezbollah, le rĂ©gime d’Assad, etc.), l’État islamique reprĂ©sente un plus grand danger, car il est plus difficile Ă identifier et Ă dissuader, a dĂ©clarĂ© le chef de l’armĂ©e.
Eizenkot a exprimĂ© son optimiste pour l’armĂ©e Ă©gyptienne et sa victoire sur la branche de l’État islamique dans la pĂ©ninsule du SinaĂŻ, dont la prĂ©sence est estimĂ©e entre 700 et 800 combattants djihadistes. MalgrĂ© quelques coups durs livrĂ©s Ă l’armĂ©e Ă©gyptienne, la rĂ©action du Caire a Ă©tĂ© organisĂ©e .
Dernièrement, en novembre, la branche de l’État islamique dans le SinaĂŻÂ a revendiqué l’attentat contre un avion de ligne russe, tuant les 224 passagers.




