Vers l’expiration de la procĂ©dure pour empĂŞcher le regroupement familial demain, et suite aux Ă©meutes bĂ©douines dans le NĂ©guev, le chef du Shin Bet, Ronen Bar met en garde contre le risque sĂ©curitaire et national posĂ© par une situation dans laquelle les rĂ©sidents arabes de JudĂ©e, Samarie et Gaza seront autorisĂ©s Ă retrouver leurs proches Ă l’intĂ©rieur de la Ligne verte et recevoir la citoyennetĂ© israĂ©lienne.
Ces derniers jours, le chef du GSS a transmis un appel inhabituel au ministre de l’IntĂ©rieur Ayelet Shaked, qui soulève l’urgence de promulguer la loi sur le regroupement familial dans les territoires – lors des Ă©meutes dans le NĂ©guev il y a deux semaines.
Selon les données, environ 40 % de ceux qui ont été impliqués dans les actions violentes, telles que jeter des pierres sur Tsahal, ou bloquer des routes, brûler des pneus, sont des descendants de  » familles unies » , ce qui prouve que les membres des familles unies sont plus violemment impliqués que les population générale de la diaspora.
Selon l’analyse de Bar-Shaked, les enfants et petits-enfants des « familles unies » sont moins connectĂ©s Ă l’expĂ©rience israĂ©lienne, et en revanche plus connectĂ©s au rĂ©cit palestinien. Ce contexte, combinĂ© Ă des conditions socio-Ă©conomiques difficiles, conduit cette population Ă une sur-implication dans les Ă©meutes. Le GSS est convaincu de la nĂ©cessitĂ© sĂ©curitaire de la loi sur le regroupement familial, mais les partis de la coalition Meretz et Ra’am refusent de la soutenir.
Comme on s’en souviendra, la non-adoption de la loi sur la citoyennetĂ© a Ă©tĂ© l’un des premiers Ă©checs de la coalition, peu après sa formation. La ministre de l’IntĂ©rieur Ayelet Shaked, dont la rĂ©gion est responsable, s’est engagĂ©e Ă adopter Ă nouveau la loi. Dans le mĂŞme temps, la Haute Cour a dĂ©cidĂ© que le 1er fĂ©vrier, la procĂ©dure qu’elle a opĂ©rĂ©e depuis Shaked expirera, selon laquelle elle refuse d’approuver le regroupement familial sur la base de la loi prĂ©cĂ©dente qui a expirĂ©.
Pour arrĂŞter le phĂ©nomène du regroupement familial, dans lequel des dizaines de milliers d’Arabes de JudĂ©e et de Samarie deviendront des IsraĂ©liens chaque annĂ©e, Shaked a promu une nouvelle loi, qui a Ă©tĂ© approuvĂ©e par le ComitĂ© ministĂ©riel pour la lĂ©gislation. Dans le mĂŞme temps, le ComitĂ© ministĂ©riel a approuvĂ© une loi similaire initiĂ©e par le dĂ©putĂ© Simcha Rotman de l’opposition. Fait inhabituel, sa loi a Ă©tĂ© soutenue par les ministres de droite, New Hope et Yisrael Beiteinu.
Après la dĂ©faite du gouvernement il y a une semaine et demie Ă la Knesset lors de l’adoption du projet de loi, Shaked a dĂ©clarĂ© lors de discussions Ă huis clos que le jeu Ă©tait terminĂ© et qu’elle Ă©tait dĂ©terminĂ©e Ă adopter la loi sur la citoyennetĂ©. Shaked a menacĂ© que si Ram et Meretz torpillaient Ă nouveau la loi gouvernementale, cela amènerait la coalition Ă soutenir la loi de Rothman.
Cependant, le ministre des Affaires Ă©trangères Yair Lapid a fait appel de la dĂ©cision du ComitĂ© ministĂ©riel sur la lĂ©gislation de soutenir la loi de Rothman. Pour surmonter l’appel, le gouvernement doit discuter de la loi et l’approuver. Lapid contrĂ´le l’agenda du gouvernement, et il n’a pas l’intention de discuter de la loi de Rothman.
Au mĂŞme moment, la ministre Tamar Zandberg a dĂ©posĂ© un recours contre la loi de Shaked. Cela signifie que c’est le gouvernement qui doit ratifier la loi avant qu’elle ne soit transmise Ă la Knesset. Il convient de noter que Lapid et Bennett n’ont pas mis la discussion sur les lois sur la citoyennetĂ© Ă l’ordre du jour du gouvernement cette semaine. Cela signifie que les lois ne seront pas prĂ©sentĂ©es Ă la Knesset la semaine prochaine, donc pour le moment, la loi de Shaked est Ă©galement bloquĂ©e.





