C’Ă©tait le mois de janvier 2005. Ce samedi soir, une jeune fille de 17 ans, du nom de Ayala Haya Abekassis, rentrait chez elle avec son jeune frère, Tamir, dans la ville mĂ©ridionale de Sderot, en IsraĂ«l. Ils se promenaient, et Ayala entendit le strident son d’un missile Qassam entrant depuis Gaza dans sa ville. Elle savait qu’elle avait quelques secondes pour agir, et donc – sans rĂ©flĂ©chir Ă deux fois, ou mĂŞme essayer de trouver un abri pour elle-mĂŞme , elle se jeta sur son frère, afin de protĂ©ger son corps, du missile qui a percutĂ© le sol non loin oĂą ils se tenaient.
Elle a donnĂ© sa vie pour protĂ©ger son frère Tamir, qui a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© de l’hĂ´pital le jour mĂŞme ou sa sĹ“ur a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale. Des centaines de personnes ont assistĂ© Ă ses funĂ©railles Ă Sderot.
Ayala a Ă©tĂ© tuĂ©e lors de l’anniversaire de l’une de ses nièces. Ayala a agi comme le gardien de son frère cadet, dès le dĂ©but des attaques palestiniennes Ă la roquette Qassam, elle l’accompagnait partout, dormait Ă cĂ´tĂ© de lui, attendait Ă l’extĂ©rieur de la salle de bain pour lui et elle allait avec lui pour jouer Ă Â l’ordinateur situĂ© au deuxième Ă©tage de la maison de la famille.
Dans la soirĂ©e, Ayalah et Tamir sont allĂ©s apporter un soutien Ă une autre famille endeuillĂ©e. Ayalah et Tamir Ă©taient avec des amis quand la sirène a retenti, leur donnant 20 secondes Ă partir de l’avertissement d’un missile. Ils ne disposaient pas assez de temps pour se mettre Ă couvert, de sorte qu’elle dĂ©cida de couvrir de son corps celui de Tamir, qui a Ă©chappĂ© Ă des blessures lorsque la roquette est tombĂ©e et a explosĂ© Ă cĂ´tĂ© d’eux, et a mortellement blessĂ© sa sĹ“ur.
Lors de l’enterrement, son père a lu un passage d’une lettre, qu’il a trouvĂ© dans sa chambre, dans laquelle elle a Ă©crit: « lorsque nous assistons Ă la vie se terminant en un instant. »
Amir Peretz, ancien maire de Sderot, Ă©tait parmi ceux qui ont assistĂ© aux funĂ©railles et a fait l’Ă©loge de la famille Abekassis, avec Eli Moyal, le maire sortant. Il n’y avait pas de reprĂ©sentants du gouvernement.
«Elle Ă©tait de retour après avoir essayĂ© d’apporter un soutien Ă une autre famille endeuillĂ©e et ils ont entendu la sirène d’alerte et un Kassam Ă©tait sur ​​le chemin », a dĂ©clarĂ© Peretz. « Elle n’a pas hĂ©sitĂ© et a immĂ©diatement protĂ©gĂ© son frère. Elle voulait l’embrasser et le protĂ©ger et elle a agit comme un soldat des plus courageux. » Moyal a exprimĂ© l’espoir que Ayala soit la dernière victime de Qassam, et des tirs de roquettes de la part des terroristes palestiniens.
L’image gravĂ©e dans les esprits de nombreux IsraĂ©liens Ă©tait celui du père et de son frère, debout devant sa tombe, et son frère soufflait le Shofar pour Ayala .
Cela s’est produit six mois avant qu’IsraĂ«l se retire de la bande de Gaza, où les IsraĂ©liens ont du faire face Ă la rĂ©alitĂ© des attaques de missiles sur les civils de Gaza pendant plus d’une dĂ©cennie aujourd’hui. Toutefois, un espoir de changement est apparu dans ce chaud, humide et douloureux mois d’aoĂ»t 2005, quand les IsraĂ©liens ont promis un avenir diffĂ©rent.
Photo: Smoke rises from burning factory in Sderot struck by rocket fire Copyright: IDF Spokesperson
Ensuite, la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne a traversĂ© la douleur terrible de l’Ă©vacuation des milliers de personnes de leurs foyers dans la bande de Gaza et une partie de la JudĂ©e Samarie, dans l’espoir de promouvoir la cause de la paix avec les Palestiniens. « Si seulement nous le faisons », ont entendu maintes et maintes fois les israĂ©liens, « le monde saurait les sacrifices que nous sommes disposĂ©s Ă faire pour la paix. Et si, Ă D.ieu ne plaise, quelque chose de mauvais arrive ou si les missiles continuent d’affluer au dessus de nos tĂŞtes depuis Gaza, oh!  alors nous aurons la pleine lĂ©gitimitĂ© pour se dĂ©fendre et le monde comprendra ».
Cette semaine, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (CDHNU) et la Commission d’enquĂŞte vont examiner un rapport sur « le conflit de Gaza de 2014 ». Ce n’est pas le premier rapport sur la situation Ă Gaza, une zone qui va de mal en pis depuis que le Hamas a pris par la force en juin 2007, le gouvernement.
Le CDH est une entitĂ© infâme quand il s’agit d’IsraĂ«l. Il est responsable d’une sĂ©rie de rĂ©solutions partiales contre l’État juif depuis que le Conseil a Ă©tĂ© mis en place (2006) et est allĂ© aussi loin qu’ils prĂ©sentent IsraĂ«l comme un « point de l’ordre du jour Permanent » du Conseil, un « honneur » de ne pas partagĂ© un autre État sur terre. Par consĂ©quent, il n’est pas surprenant qu’IsraĂ«l, refuse de coopĂ©rer avec ses dĂ©tracteurs lors du Conseil.
La validitĂ© du rapport actuel est discutable, et beaucoup de questions se posent dans le rapport sur le plan factuel : il se penche sur les « hostilitĂ©s » mais  après que 3 adolescents israĂ©liens ont Ă©tĂ© enlevĂ©s et exĂ©cutĂ©s par des terroristes du Hamas. Il affirme que le Hamas Ă©tait responsable de creuser  14 « tunnels de terreur » en IsraĂ«l, lorsque IsraĂ«l en a identifiĂ© plus de 30.  Les versions diffèrent mĂŞme quand il s’agit du nombre de victimes israĂ©liennes : cela s’Ă©levait Ă 73 personnes, des soldats et des civils, tandis que le rapport dit 67 seulement.
Cependant, il est essentiel d’aller au-delĂ et prendre en compte l’effet plus large et plus profond de ce rapport, en plus de l’Ă©tat des choses en ce qui concerne « Gaza 2014 ». L’Organisation des Nations Unies et le comportement de la communautĂ© internationale envers IsraĂ«l, qui se manifeste par ces rapports biaisĂ©es et partiales, sape les fondements mĂŞmes de toute possibilitĂ© de parvenir Ă une solution pacifique Ă la situation sur le terrain.
Ne vous mĂ©prenez pas : ce n’est pas Gaza 2014, 2013 ou 2012. Il s’agit de la communautĂ© internationale envers IsraĂ«l, qui  se rend compte qu’il n’aura jamais aucun soutien rĂ©el, mĂŞme pendant les moments oĂą IsraĂ«l en a besoin, lorsque les missiles ciblent des personnes innocentes et IsraĂ«l entraĂ®nant une opĂ©ration de lĂ©gitime dĂ©fense. En mettant IsraĂ«l et le Hamas sur le mĂŞme niveau, cette communautĂ© internationale est rĂ©vĂ©latrice et montre que les IsraĂ©liens sont pour eux au mĂŞme pied d’Ă©galitĂ© avec une organisation terroriste, tristement cĂ©lèbre pour faire sauter des autobus en IsraĂ«l au cours des annĂ©es 90, tuant des centaines de personnes innocentes.
Est-ce la communautĂ© internationale qui fera confiance aux israĂ©liens – Ă nouveau – en arrivant Ă un accord avec les Palestiniens? ! DĂ©trompez-vous. Il est encore temps de changer de cap. Nous mĂ©ritons tous la chance d’un avenir meilleur.
Ayala reste et restera un symbole de courage et de tristesse. Elle reprĂ©sente la souffrance des victimes des roquettes dans le sud du pays, Ayala n’avait pas besoin d’agir en hĂ©ros, elle n’avait pas besoin non plus de surveiller son frère du matin au soir, elle devait comme tous les jeunes dans le monde vivre en libertĂ©, inconsciente. IsraĂ«l n’envoie pas de roquettes, Tsahal n’attaque jamais, mais Tsahal rĂ©pond et continuera mĂŞme après ce rapport.
Inspiré de la source traduite : Shahar Azani sur Huffingtonpost




