Compte tenu de ce qui se passe aujourd’hui en Iran en raison de l’inaction du rĂ©gime et de l’absence de mesures prĂ©ventives pour lutter contre la propagation alarmante de la pandĂ©mie de coronavirus, personne ne peut prĂ©dire quelles pourraient ĂŞtre les consĂ©quences de cet Ă©tat de fait. Des milliers, voire des millions d’Iraniens pourraient mourir.
Il y a deux raisons pour lesquelles il n’est pas possible d’envisager un coup d’État dirigĂ© par le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique contre l’armĂ©e de la RĂ©publique islamique d’Iran. Le Corps des gardiens de la rĂ©volution islamique a contrĂ´lĂ© le pouvoir national et l’Ă©conomie et plus encore depuis le dĂ©but de la rĂ©volution et, deuxièmement, en raison de sa perte de dignitĂ© et de lĂ©gitimitĂ© nationale Ă la suite de laquelle la grande majoritĂ© des Iraniens ne le font pas. Ils lui font confiance et maintenant ils le dĂ©testent.
Par exemple, Qasem Soleimani, qui a été récemment assassiné et qui dirigeait la Force Quds des CGR, a été responsable de la mort de millions de Syriens, Libanais, Yéménites, Irakiens, Afghans et Iraniens, et était un symbole du terrorisme aux yeux des la grande majorité des Iraniens en quête de liberté.
Fait intĂ©ressant, la population gĂ©nĂ©rale de l’Iran a conclu que l’ayatollah Ruhollah Khomeiny et son successeur actuel, l’ayatollah Ali Khamenei, sont fondamentalement identiques aux 12 imams historiques qui les ont prĂ©cĂ©dĂ©s dans la croyance religieuse chiite.
Selon l’histoire de l’Islam, le premier imam, Ali, le cousin de Muhammad, avait la rĂ©putation d’avoir tuĂ© 700 Juifs avec son Ă©pĂ©e en une journĂ©e parce qu’ils refusaient d’accepter le message de Muhammad. C’est pourquoi la grande majoritĂ© du peuple iranien dans un proche avenir se dĂ©barrassera Ă l’unanimitĂ© de la version chiite de l’islam et deviendra la première nation islamique Ă rejeter l’islam chiite comme Ă©tant incompatible avec la culture gĂ©nĂ©rale de l’Iran.
Depuis le dĂ©but, personnellement, alors que j’Ă©tais encore Ă©tudiant en droit Ă Paris, après l’arrivĂ©e de Khomeiny dans la capitale française, j’ai Ă©tĂ© le premier Ă exprimer ouvertement et officiellement l’opposition et l’angoisse contre sa rĂ©volution et j’ai Ă©tĂ© l’une des petites minoritĂ©s Ă l’Ă©poque qui s’opposait Ă lui et Ă son message rĂ©volutionnaire.
Ce n’est que plus tard que la population gĂ©nĂ©rale de l’Iran a rĂ©alisĂ© Ă quel point elle avait raison depuis le dĂ©but et n’a progressivement compris que son apprĂ©ciation favorable de Khomeiny et de sa rĂ©volution islamique chiite avait Ă©tĂ© erronĂ©e. Aujourd’hui, ils reconnaissent de plus en plus que le rĂ©gime a pratiquĂ© un système de corruption totale et de dĂ©tournement de fonds publics pour financer le terrorisme et la dissidence au Moyen-Orient et dans d’autres parties du monde.
En raison de la perte de respect pour l’Iran dans le monde, y compris le manque de respect pour le passeport iranien et l’association des Iraniens au terrorisme, ainsi que la perte de la monnaie iranienne et les pertes des banques iraniennes, pas moins de 10 millions d’Iraniens ont quittĂ© l’Iran au fil des ans pour s’installer ailleurs.
Il est Ă©galement Ă©vident que dans les pays du Moyen-Orient tels que la Turquie, la Syrie, le Liban, l’Irak, le YĂ©men et l’Arabie saoudite, il est de plus en plus entendu que l’impact de la rĂ©volution islamique sur eux a Ă©tĂ© largement nĂ©gatif.
On peut dire avec certitude que ces derniers temps en Iran, il n’y a jamais eu autant de dĂ©bordement d’amour, de respect et d’admiration pour l’État d’IsraĂ«l, seule dĂ©mocratie de la rĂ©gion, et pour la culture et la mentalitĂ© occidentales en gĂ©nĂ©ral parmi les nombreux groupes clandestin contre le rĂ©gime qui existe aujourd’hui en Iran.
Le rĂ©gime terroriste iranien veut Ă©videmment rester au pouvoir et fera tout son possible pour empĂŞcher les masses d’exprimer ouvertement leur mĂ©contentement. Par consĂ©quent, il considère que la pandĂ©mie de coronavirus est simplement un moyen pratique de maintenir la population calme et incapable d’exprimer ouvertement son opposition, provoquant silencieusement la mort et la peur, alors qu’il y a quelques mois Ă peine quelque 1 500 Iraniens ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans le rues pour exprimer ouvertement leur mĂ©contentement Ă l’Ă©gard du rĂ©gime.
Les gens criaient presque en vers dans les rues  » Non Ă l’islam, pas au Coran, tous deux expiant l’Iran « , et aussi  » Notre ennemi est ici, ni en IsraĂ«l ni aux USA ou dans un autre endroit ». De nombreux jeunes Iraniens pensent que la fin de la pandĂ©mie signifiera inĂ©vitablement la fin d’un rĂ©gime qui s’est rĂ©vĂ©lĂ© anti-iranien.
Statistiquement, nous comprenons que si le coronavirus a tuĂ© moins de 2% des personnes infectĂ©es en Chine et ailleurs, en Iran, ce chiffre devrait atteindre 30% des personnes infectĂ©es parce que le rĂ©gime n’agit pas comme d’autres pays le font pour lutter contre la maladie.





