La preuve des liens entre six ONG palestiniennes rĂ©cemment interdites et l’organisation terroriste du Front populaire de libĂ©ration de la Palestine, a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© apres qu’IsraĂ«l a fourni aux EuropĂ©ens et aux États-Unis les Ă©lĂ©ments du dossier secret du Shabak. Le contenu du dossier a Ă©tĂ© publiĂ© par trois sites politiques de gauche – +972, Siza Mecomit et Intercept.
Les Ă©diteurs rapportent qu’Ă la demande de la Maison Blanche, une dĂ©lĂ©gation israĂ©lienne a apportĂ© aux Etats-Unis un document « très proche par le contenu » de celui qui a Ă©tĂ© envoyĂ© en mai aux gouvernements de plusieurs pays europĂ©ens finançant des ONG palestiniennes.
Le dossier contre six ONG palestiniennes contenait les protocoles d’interrogatoire de deux comptables d’une autre organisation palestinienne, les ComitĂ©s des travailleurs de la santĂ©, qui a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©e terroriste et interdite en juin. Les comptables arrĂŞtĂ©s et interrogĂ©s par le Shabak avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© licenciĂ©s pour fraude financière. Au cours des interrogatoires, ils ont racontĂ© comment ils Ă©taient engagĂ©s dans la falsification d’Ă©tats financiers et, ont confirmĂ© aux enquĂŞteurs du Shin Bet que six autres grandes organisations palestiniennes de dĂ©fense des droits humains Ă©taient Ă©galement impliquĂ©es dans les mĂŞmes machinations.
Les comptables n’ont pas dit que l’argent du parrainage volĂ© par de fausses dĂ©clarations a Ă©tĂ© utilisĂ© pour financer le terrorisme, mais ils ont confirmĂ© que de nombreux projets sociaux et humanitaires d’ONG palestiniennes sont mis en Ĺ“uvre conjointement avec le FPLP. Par la suite, les avocats des Palestiniens ont dĂ©clarĂ© :
Ce document n’a pas convaincu les EuropĂ©ens d’arrĂŞter le financement – s’Ă©tant familiarisĂ©s avec les donnĂ©es du Shabak, les experts europĂ©ens n’y ont trouvĂ© aucun fait confirmant la menace de pomper l’argent des contribuables europĂ©ens Ă des fins terroristes.
Des diplomates europĂ©ens de plusieurs pays ont dĂ©clarĂ© aux journalistes qu’IsraĂ«l n’avait pas rĂ©pondu Ă leurs demandes de matĂ©riel supplĂ©mentaire plus spĂ©cifique. Le ministre irlandais des Affaires Ă©trangères, Simon Cowney, a dĂ©clarĂ© la mĂŞme chose dans une interview au Jerusalem Post il y a quelques jours lors de sa visite en IsraĂ«l.
« Nous, comme l’UE, avons demandĂ© une base factuelle pour dĂ©clarer ces OBNL terroristes, mais n’avons reçu aucune donnĂ©e fiable indiquant leurs liens avec le terrorisme », a dĂ©clarĂ© le diplomate. « Nous avons des systèmes très fiables pour obtenir des informations sur la destination de notre argent et la manière dont elle est dĂ©pensĂ©e », a-t-il ajoutĂ©.




