« La Palestine et JĂ©rusalem nous appartiennent », a dĂ©clarĂ© le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, cette semaine. Dans une tournure orwellienne, il a qualifiĂ© la «marche du retour» d’une «marche pacifique, civilisĂ©e et populaire».
Mais le Hamas orchestre non seulement la violence Ă la frontière d’IsraĂ«l et l’incite. Le groupe paie 3 000 dollars pour la famille d’un « martyr » qui meurt lors d’une confrontation avec les forces israĂ©liennes, 500 dollars pour les manifestants gravement blessĂ©s et 200 dollars pour les blessĂ©s modĂ©rĂ©s. Il semble aussi emprisonner des chauffeurs de bus qui refusent d’emmener les habitants de Gaza Ă la frontière pour protester.
Avec le Hamas dévoilant sa stratégie, une grande partie du monde a néanmoins trouvé plus facile de blâmer Israël pour le chaos.
Le procureur de la Cour pĂ©nale internationale, Fatou Bensouda, a averti Ă la fois IsraĂ«l et le Hamas que chacun pourrait commettre des crimes – comme si un groupe terroriste utilisant la violence pour violer une frontière et une nation se dĂ©fendant Ă©tait Ă©quivalent.
La haute reprĂ©sentante de l’Union europĂ©enne, Federica Mogherini, a appelĂ© Ă une enquĂŞte sur l’utilisation de « balles rĂ©elles » par IsraĂ«l, a dĂ©clarĂ© que sa force devrait ĂŞtre « proportionnĂ©e » et a demandĂ© une « ouverture totale des points de passage ».
La branche activiste du Parti dĂ©mocrate, a carrĂ©ment blâmĂ© IsraĂ«l, en tweetant: «Le meurtre de manifestants palestiniens par les forces israĂ©liennes Ă Gaza est tragique. C’est le droit de tous de protester pour un avenir meilleur sans une rĂ©ponse violente ».
Peut-ĂŞtre que les critiques d’IsraĂ«l ne se rendent pas compte (ou le font exprès?) qu’avec leurs condamnations unilatĂ©rales, ils encouragent le Hamas.






