Yahya Sinwar a déclaré que malgré les récents accords de cessez-le-feu conclus avec Israël, les Palestiniens continueraient à manifester près de la frontière avec Israël selon le Jerusalem Post.
« Lors de la prochaine guerre entre le Hamas et Israël, les Israéliens devront évacuer non seulement leurs « colonies » près de la frontière avec la bande de Gaza, mais également Ashdod, Ashkelon, le Néguev et Tel Aviv » a menacé Yahya Sinwar, le chef du Hamas dans le Bande de Gaza, ce samedi.
Le terroriste Sinwar, qui s’adressait Ă des reprĂ©sentants de factions palestiniennes et d’organisations de la sociĂ©tĂ© civile dans l’enclave cĂ´tière dirigĂ©e par le Hamas, a dĂ©clarĂ© que son mouvement continuerait d’ĂŞtre prĂŞt pour la guerre contre IsraĂ«l afin de « dĂ©fendre le peuple palestinien ». Le Hamas, a-t-il dĂ©clarĂ©, sera un « bouclier et une Ă©pĂ©e » pour les Palestiniens.
Sinwar a dĂ©clarĂ© que si une guerre Ă©tait « imposĂ©e » dans la bande de Gaza, IsraĂ«l « souffrirait ». Il a ajoutĂ© : « Je m’engage Ă ce que l’occupation Ă©vacue ses colonies non seulement dans en bordure de Gaza, mais Ă©galement Ă Ashdod, dans le NĂ©guev, Ashkelon et mĂŞme Tel Aviv. Rappelez-vous cette promesse. Les doigts de la rĂ©sistance dans la bande de Gaza sont sur la gâchette. Nous sommes aujourd’hui dix fois plus forts que nous l’Ă©tions en 2014 (rĂ©fĂ©rence Ă la guerre dans la bande de Gaza de Tsouk Etan). ”
En ce qui concerne les accords de cessez-le-feu avec IsraĂ«l, Sinwar a dĂ©clarĂ© que le Hamas ne payait aucun «prix politique». Les accords, dit-il, «n’ont pas de prix, ni de dimensions politiques».
Il a ajoutĂ© que ces accords n’Ă©taient liĂ©s Ă aucun Ă©change de prisonniers entre le Hamas et IsraĂ«l ou la question des armes des groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza.
« Les accords ne constituent pas une alternative Ă l’unitĂ© et au partenariat palestiniens », a expliquĂ© le dirigeant du Hamas. «On ne parle pas du droit des Palestiniens Ă la rĂ©sistance sous toutes ses formes, en particulier en JudĂ©e Samarie. En outre, il n’est pas question de stopper les marches du retour. »
« La marche du retour » est le nom utilisé par les Palestiniens pour décrire les manifestations hebdomadaires près de la frontière avec Israël. Les manifes-tations ont commencé en mars 2018.
Sinwar a fĂ©licitĂ© l’Egypte pour son rĂ´le dans «l’assouplissement des restrictions» imposĂ©es Ă la bande de Gaza.
« Nous avons renforcĂ© nos relations avec l’Egypte », a-t-il dĂ©clarĂ©. « Les Égyptiens ont heureusement jouĂ© un grand rĂ´le dans l’assouplissement des restrictions. »
Le Hamas affirme que les accords de cessez-le-feu parrainĂ©s par l’Égypte incluent l’extension de la zone de pĂŞche, la rĂ©ouverture des points de passage frontaliers entre la bande de Gaza et IsraĂ«l, la fourniture de fonds supplĂ©mentaires du Qatar, en lançant divers projets humanitaires et Ă©conomiques dans l’enclave cĂ´tière et en rĂ©solvant la pĂ©nurie d’électricitĂ©.






