Sigal Moran, directeur gĂ©nĂ©ral du ministère des Affaires sociales, a donnĂ© les raisons de l’incident tragique survenu Ă Beit Dafna, un Ă©tablissement pour besoins spĂ©ciaux Ă Holon, qui a fait 30 blessĂ©s, dont 3 sont morts.
Dans la nuit de samedi Ă dimanche après le dĂ®ner, certains des personnes ayant des besoins spĂ©ciaux à « Beit Dafna » Ă Holon ont commencĂ© Ă se plaindre d’une mauvaise santĂ©, de vomissements et de diarrhĂ©e. Le mĂ©decin de l’auberge a examinĂ© les patients et a suggĂ©rĂ© une intoxication alimentaire. L’une des femmes, qui souffrait d’une grave maladie chronique, s’est soudainement dĂ©tĂ©riorĂ©e et a perdu connaissance.
La brigade MADA, arrivĂ©e sur appel, a procĂ©dĂ© Ă des mesures de rĂ©animation, mais a rapidement Ă©tĂ© contrainte de dĂ©clarer le dĂ©cès sur place. Plusieurs autres personnes prĂ©sentant des symptĂ´mes graves ont Ă©tĂ© admises Ă l’hĂ´pital Wolfson ce soir-lĂ , dont deux sont dĂ©cĂ©dĂ©es le lendemain matin. Au total, 30 rĂ©sidents sur 100 de l’Ă©tablissement ont Ă©tĂ© blessĂ©s dans l’incident.
Pendant deux jours, des fonctionnaires du ministère de la SantĂ© et du Bien-ĂŞtre ont inspectĂ© l’endroit, prĂ©levĂ© des Ă©chantillons de divers agents pathogènes dans la cuisine et interrogĂ© le personnel. Selon certaines informations, Ă la suite de l’inspection, des inspecteurs du ministère de la SantĂ© ont constatĂ© de graves violations dans la cuisine et l’ont fermĂ©e jusqu’Ă ce que les dĂ©fauts soient Ă©liminĂ©s. Le directeur gĂ©nĂ©ral du ministère des Affaires sociales a ordonnĂ© la crĂ©ation d’une commission pour inspecter plus avant l’auberge.
Comme l’a Ă©crit Sigal Moran dans une lettre envoyĂ©e aux familles des hĂ´tes de l’auberge, selon les conclusions de l’inspection, il s’agissait bien d’une intoxication alimentaire, causĂ©e par de la viande hachĂ©e. « On ne sait pas et il ne sera probablement pas possible de savoir s’il a Ă©tĂ© contaminĂ© par des agents pathogènes chez le fournisseur ou dĂ©jĂ dans la cuisine de l’auberge en raison d’un stockage et d’une prĂ©paration inappropriĂ©s », a-t-elle notĂ©, ajoutant que « la cuisine avait tous les permis nĂ©cessaires du ministère de la SantĂ©. Elle a Ă©galement soulignĂ© que « trois des locataires dĂ©cĂ©dĂ©s avaient de graves problèmes de santĂ©, donc une intoxication alimentaire leur est devenue fatale »




