Le ministre Galant : « IsraĂ«l doit se prĂ©parer Ă  une rĂ©ponse iranienne en cas de retrait de l’accord nuclĂ©aire »

Galant - Wikimedia

Selon le ministre Galant, qui est membre du cabinet de sĂ©curitĂ© politique, les tensions de sĂ©curitĂ© autour de l’accord nuclĂ©aire peuvent crĂ©er une situation de friction entre les Etats-Unis et l’Iran, et dans ce cas TĂ©hĂ©ran pourrait choisir de rĂ©pondre en attaquant IsraĂ«l par l’intermĂ©diaire du Hezbollah.

Dans une interview cette semaine Ă  l’occasion de la Pessah, le ministre  Galant a invoqué  la question iranienne et, aussi les prĂ©paratifs de sĂ©curitĂ© dans la bande de Gaza, en dĂ©pit de l’agitation des estimations dans l’arène palestinienne dans les prochaines semaines :

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« Les Iraniens peuvent choisir de rĂ©pondre contre IsraĂ«l en utilisant le Hezbollah, entièrement ou  partiellement. Ils nous considèrent comme le 51e État, et c’est un moyen de nuire aux intĂ©rĂŞts amĂ©ricains. Le Hezbollah a Ă©tĂ© fabriquĂ© par les Iraniens. Il y a  non seulement la possibilitĂ© d’une guerre entre IsraĂ«l et le Liban mais aussi un conflit entre IsraĂ«l et l’Iran, et cette option nous oblige Ă  nous prĂ©parer. Pour rappel, la première guerre du Golfe entre les Etats-Unis et l’Irak avait entraĂ®nĂ© pas moins de 40 missiles sur IsraĂ«l « .

« L’Iran, en tant que vision du monde, veut encourager les frictions entre IsraĂ«l et ses voisins, pour gagner du temps et dĂ©velopper l’arme nuclĂ©aire. Nous ne devons pas tomber dans ce piège »

Ajoutant ; « Lorsque vous combattez deux ennemis, il faut frapper en premier sur le plus fort, sinon vous serez moins fort quand vous aurez fini avec les faibles, et c’est très vrai. »

Galant a saluĂ© la dĂ©cision de Trump sur ce très mauvais accord nuclĂ©aire dĂ©cidĂ© par l’administration d’Obama et signĂ© par l’Occident avec l’Iran en 2015 :

« Ce fut une grave erreur. Cet accord est partiel, dans un domaine temporel, sans rĂ©elle capacitĂ© de surveillance et l’objectif est dĂ©sormais l’Ă©laboration  de nouvelles sanctions paralysantes forcera l’Iran Ă  changer son comportement. »

Selon Galant, l’accumulation de la prĂ©sence iranienne dans la rĂ©gion au cours des dernières annĂ©es exige Ă©galement de regarder vers l’est de la Jordanie et d’autres pays Ă  l’horizon d’un règlement politique avec les Palestiniens. « Le monde autour de l’Etat d’IsraĂ«l est en train de changer, et depuis près d’un siècle, des rĂ©gimes tyranniques se sont organisĂ©s en Syrie, en Irak, en Jordanie et en Egypte. Ils ne tarderont pas Ă  renverser la Jordanie, ce qui leur permettra une frontière de 400 kilomètres avec IsraĂ«l pour une guerre d’usure et des frictions avec IsraĂ«l et obtenir le Grand Ă©tat d’IsraĂ«l. »

Par consĂ©quent, dit-il, dans tout arrangement futur avec les Palestiniens, IsraĂ«l devra continuer Ă  tenir tout le territoire du Jourdain Ă  la mer MĂ©diterranĂ©e. « Je suis en faveur de parvenir Ă  un accord avec les Palestiniens, mais l’ouest du Jourdain ne peut ĂŞtre qu’armĂ©, avec un contrĂ´le total sur tout le territoire, car on ne sait pas ce qui se passera avec l’Iran… »

Avec 35 ans de service Ă  l’IDF, Gallant est actuellement membre du cabinet de sĂ©curitĂ© et est le plus expĂ©rimentĂ©, et il ne cache pas son objectif d’atteindre le  ministère de la DĂ©fense pour lesquels il y a assez peu de concurrents.

Au cours de la dernière crise de la coalition au dĂ©but du mois, Naftali Bennett a dĂ©clarĂ© qu’il demanderait le portefeuille de la dĂ©fense dans le prochain gouvernement, et le ministre de la DĂ©fense actuelle, Liberman qu’il serait heureux de rester dans son fauteuil.

Gallant refuse de prendre position sur la performance de Liberman ou de Bennett, mais il prĂ©cise : « Je pratique la sĂ©curitĂ© depuis plus de 41 ans. Je comprends la question et la stratĂ©gie de lutte par des techniques et tactiques, je ne suis jamais entrĂ© dans la vie politique. J’ai vu que l’action militaire et le niveau de sĂ©curitĂ© lors de Tsouk Etan n’Ă©tait pas bon. Je pouvais m’asseoir sur les tribunes et applaudir, mais j’ai dĂ©cidĂ© de me porter volontaire pour travailler sur des questions liĂ©es Ă  la sĂ©curitĂ© nationale. Je pense que le sujet de la sĂ©curitĂ© me convient, et surtout, l’Etat d’IsraĂ«l, car pour gagner la bataille ou la guerre, il faut une prĂ©paration prĂ©alable. »

Quant à son avenir politique, Galant refuse de révéler les cartes. Il est considéré comme étant à la recherche de son futur chemin dans le Likoud, mais il continue à déclarer que « tant que cela dépend de moi, je resterai en chacun de nous ».

Les questions sur les tensions passĂ©es entre lui et son prĂ©sident du parti, le ministre des Finances Kahlon, n’ont pas Ă©tĂ© invoquĂ©.