L’identitĂ© de cet espion Ă©tait secrète. Mais le 11 janvier dernier, l’Iran a exĂ©cutĂ© l’ancien vice-ministre de la DĂ©fense, Alireza Akbari, accusĂ© d’espionnage. Il s’avère qu’il a Ă©tĂ© espion pendant 15 ans. M. Akbari Ă©tait la taupe britannique. C’est ce que rapporte le New York Times .
Akbari a vĂ©cu une longue double vie. Pour le public, il Ă©tait un fanatique religieux et un faucon politique, un haut commandant militaire des Gardiens de la rĂ©volution et un vice-ministre de la DĂ©fense qui a dĂ©mĂ©nagĂ© Ă Londres et est entrĂ© dans le secteur privĂ©, mais n’a jamais perdu la confiance des dirigeants iraniens. Mais en 2004, selon les responsables, il a commencĂ© Ă partager les secrets nuclĂ©aires de l’Iran avec les services secrets britanniques.
En 2019, l’Iran a dĂ©couvert, avec l’aide d’agents de renseignement russes, qu’il avait rĂ©vĂ©lĂ© l’existence du programme nuclĂ©aire iranien qui se trouvait dans un endroit secret au plus profond de TĂ©hĂ©ran, selon deux sources iraniennes.
En plus d’accuser Akbari d’avoir rĂ©vĂ©lĂ© ses secrets nuclĂ©aires et militaires, l’Iran a Ă©galement dĂ©clarĂ© avoir rĂ©vĂ©lĂ© l’identitĂ© et les activitĂ©s de plus de 100 responsables, notamment Mohsen Fahrizada, le scientifique nuclĂ©aire en chef assassinĂ© par IsraĂ«l en 2020.
La Grande-Bretagne n’a jamais officiellement reconnu que M. Akbari, devenu citoyen britannique en 2012, comme son espion. « C’est notre politique de longue date de ne pas commenter les questions liĂ©es au renseignement », a dĂ©clarĂ© William Archer, porte-parole du ministère britannique des Affaires Ă©trangères sur l’Iran.
Le « New York Times » rapportait en septembre 2019 que la source des renseignements sur le site nuclĂ©aire, appelĂ© Purdue, Ă©tait un espion britannique. Les renseignements sur Purdue fournis par M. Akbari ont Ă©tĂ© l’une des rĂ©vĂ©lations que le responsable du renseignement britannique a transmises Ă ses homologues israĂ©liens et Ă d’autres agences amies en 2008, selon trois sources occidentales du renseignement et de la sĂ©curitĂ© nationale.
Le dĂ©partement d’État et le Conseil de sĂ©curitĂ© nationale ont dĂ©clarĂ© au journal qu’ils ne pouvaient pas commenter les questions concernant M. Akbari.





