Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré le roi Abdallah de Jordanie au milieu des tensions entre les deux pays au sujet du mont du Temple.
« Les deux dirigeants ont discutĂ© de questions rĂ©gionales, mettant l’accent sur la coopĂ©ration stratĂ©gique, sĂ©curitaire et Ă©conomique entre IsraĂ«l et la Jordanie, qui contribue Ă la stabilitĂ© de la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© le bureau du Premier ministre.
Les deux dirigeants ont Ă©galement soulignĂ© « la longue amitiĂ© et le partenariat entre l’État d’IsraĂ«l et le Royaume de Jordanie », a dĂ©clarĂ© le PMO.
Il s’agit de la première visite de Netanyahu Ă l’Ă©tranger, sans parler d’Amman, depuis son retour au pouvoir le mois dernier.Au cours de son dernier mandat de Premier ministre, les relations entre IsraĂ«l et le royaume hachĂ©mite se sont refroidies. Le dernier gouvernement s’Ă©tait efforcĂ© de rĂ©tablir ces liens.
Cette visite intervient Ă un moment oĂą les esprits s’emballent sur des questions liĂ©es au Mont du Temple, connu des musulmans sous le nom d’al-Haram, al-Sharif. Le premier incident a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© lorsque le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale, Itamar Ben-Gvir, s’est rendu dans l’enceinte de la mosquĂ©e Al-Aqsa. Un incident a suivi au cours duquel l’ambassadeur de Jordanie a Ă©tĂ© brièvement dĂ©tenu par des policiers pour vĂ©rifier des papiers, avant son entrĂ©e dans l’enceinte de la mosquĂ©e Al Aqsa. L’envoyĂ© est parti sans entrer dans l’enceinte, mais est revenu plus tard pour prier.
L’ambassadeur d’IsraĂ«l en Jordanie a Ă©tĂ© convoquĂ© après les deux incidents.
Selon la Cour royale hachĂ©mite, le roi Abdallah a insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de respecter le statu quo historique et juridique de l’enceinte de la mosquĂ©e Al Aqsa. La Jordanie a une relation de garde spĂ©ciale avec le site, qui est le plus saint du judaĂŻsme et le troisième plus saint de l’islam. En vertu d’un accord de statu quo, le site est ouvert Ă tous les visiteurs, mais seuls les musulmans peuvent y prier.
Netanyahu a affirmé à plusieurs reprises son soutien au statu quo, mais de nombreux membres de son gouvernement, dont Ben Gvir, pensent que les Juifs devraient également pouvoir y prier.
Le roi Hussein a Ă©galement parlĂ© Ă Netanyahu de son inquiĂ©tude face aux troubles en Cisjordanie et aux actions israĂ©liennes qui pourraient nuire Ă la reprise du processus de paix entre IsraĂ«l et les Palestiniens. Les derniers pourparlers de paix ont Ă©chouĂ© en 2014 et n’ont pas repris depuis.
La Cour royale a dĂ©clarĂ© que le roi Abdallah « a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de rester calme et de cesser tous les actes de violence » afin que « l’horizon politique du processus de paix » puisse ĂŞtre maintenu.
Il a appelé à « la fin de toute mesure susceptible de compromettre les perspectives de paix ».
Le roi Abdallah a Ă©galement rĂ©affirmĂ© son soutien Ă une solution Ă deux États au conflit israĂ©lo-palestinien, basĂ©e sur les frontières d’avant 1967 avec JĂ©rusalem-Est comme capitale d’un État palestinien.
Les deux hommes ont également évoqué les liens bilatéraux entre leurs pays « et la nécessité pour le peuple palestinien de bénéficier de projets économiques et régionaux », a déclaré la Cour royale.




