Le prĂ©sident polonais a rencontrĂ© de hauts responsables de la communautĂ© juive aux États-Unis et a blâmĂ© la montĂ©e d’incidents antisĂ©mites dans son État dans des dĂ©clarations vers les dirigeants israĂ©liens
Le prĂ©sident polonais a affirmĂ© aux dirigeants de la communautĂ© juive aux États-Unis qu’IsraĂ«l Ă©tait Ă blâmer pour la multiplication d’incidents antisĂ©mites dans son État, Ă la suite de dĂ©clarations « anti-polonaises » de hauts responsables du pays, a rapportĂ© vendredi le site internet Jewish-American News.
Selon l’article, le prĂ©sident s’est entretenu avec des dirigeants juifs lors de sa visite aux États-Unis dans le cadre de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations unies, soulignant un certain nombre de dĂ©clarations selon lesquelles les dirigeants israĂ©liens auraient incitĂ© les Juifs Ă la haine envers la Pologne.
Il a notamment attribuĂ© la montĂ©e de l’antisĂ©mitisme Ă Ă la loi sur l’Holocauste opposĂ©par IsraĂ«l, citant la dĂ©claration du ministre des Affaires Ă©trangères Israel Katz il y a environ un an, citant le regrettĂ© Premier ministre Yitzhak Shamir, selon lequel « les Polonais aspirent Ă l’antisĂ©mitisme des seins de leurs mères ». Il a dĂ©clarĂ© qu’en Pologne, il avait Ă©tĂ© invitĂ© Ă ne pas se rendre en IsraĂ«l avant les excuses officielles. Le dĂ©putĂ© Yair Lapid a rĂ©pondu Ă la dĂ©claration en dĂ©clarant: « Non, monsieur, IsraĂ«l n’est pas responsable des incidents antisĂ©mites en Pologne. Ni dans l’Holocauste, il y a soixante-dix ans.  »
Cela rĂ©sultait de la crise de la loi sur l’holocauste entre IsraĂ«l et la Pologne, qui traitait de la culpabilitĂ© de la Pologne pour le meurtre d’assassinats commis contre des Juifs lors de l’occupation nazie entre 39 et 45 ans.
Alors que la Pologne prétend que la responsabilité de l’Holocauste repose uniquement sur les épaules de l’Allemagne et que la Pologne elle-même était un État sous occupation au cours de ces années, Israël fait état de nombreux collaborateurs polonais qui ont même parfois précédé les Allemands dans le massacre de Juifs polonais.
La loi polonaise, qui interdisait l’utilisation de termes tels que « camps polonais d’extermination » ou le lien de la Pologne avec l’Holocauste, a créé une crise entre les États, Ă la suite de l’opposition israĂ©lienne Ă sa formule draconienne.
Cependant, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publiĂ© une dĂ©claration commune avec le gouvernement polonais, faisant rĂ©fĂ©rence aux actions des collaborateurs de l’Allemagne nazie et a affirmĂ© que leurs actions n’Ă©taient pas liĂ©es qu’Ă la Pologne et a mĂŞme Ă©voquĂ© les souffrances polonaises de l’Ă©poque.
Yad Vashem a critiquĂ© la dĂ©claration commune selon laquelle elle prĂ©tend « soutenir un rĂ©cit rĂ©futĂ© dans des Ă©tudes menĂ©es par le gouvernement polonais en exil et ses armĂ©s pour empĂŞcher l’extermination de Juifs polonais », notant que le gouvernement d’exil et ses armĂ©es n’avaient pas travaillĂ© dur pour aider les Juifs polonais, et une partie de la clandestinitĂ© polonaise a Ă©tĂ© mĂŞme persĂ©cutĂ©e .





