Le prix d’un litre d’essence sera de 6,71 NIS en fĂ©vrier, c’est la plus forte augmentation en 7 ans. Comment l’augmentation affectera-t-elle Ă©galement ceux qui n’ont pas de voiture, quel est le lien entre la Russie et ce saut et que peut faire le gouvernement pour baisser le prix mais ce ne sera pas le cas ?
Le ministère de l’Énergie a annoncĂ© que les prix du carburant augmenteront ce soir (de lundi Ă mardi) de 34 cents – la plus forte augmentation mensuelle en sept ans. Ainsi, le prix maximum d’un litre d’essence d’octane 95 dans une station libre-service, TVA comprise, ne dĂ©passera pas 6,71 NIS le litre, soit une augmentation de 29 centimes.
C’est une mauvaise nouvelle non seulement pour les propriĂ©taires de voitures, mais aussi pour les autres citoyens susceptibles d’ĂŞtre touchĂ©s par la hausse des prix des produits auxiliaires et mĂŞme pour le gouvernement, car la hausse de l’inflation pourrait coĂ»ter des milliards aux caisses de l’État. En outre, il est Ă©galement difficile pour la Banque d’IsraĂ«l, qui devrait bientĂ´t relever ses taux d’intĂ©rĂŞt, probablement mĂŞme avant la nuit du Seder (la dĂ©cision sur les taux d’intĂ©rĂŞt sera le 11 avril), de freiner l’inflation avant qu’elle n’Ă©clate dans des quartiers indĂ©sirables.
Pourquoi, en fait, les prix du carburant augmentent-ils à un rythme aussi élevé ?
Le directeur de l’administration des carburants au ministère de l’Énergie, Chen Bar-Yosef, a expliquĂ© que la principale raison de la hausse du prix du pĂ©trole dans le monde est la sortie de l’Omicron dans de nombreux pays, oĂą l’activitĂ© dans l’Ă©conomie est en expansion. « Le monde revient progressivement Ă la routine. »
Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© que la crainte d’une guerre qui Ă©claterait entre la Russie et l’Ukraine avait Ă©galement un effet. En effet, la possibilitĂ© d’imposer un embargo Ă la Russie en raison de la situation pourrait rĂ©duire l’approvisionnement en pĂ©trole existant dans le monde, qui consomme actuellement environ 88,5 millions de barils par jour.
A combien s’Ă©lève le prix du pĂ©trole ?
Le prix a grimpĂ© ces derniers jours Ă 88 dollars le baril. Ainsi, le prix du baril est passĂ© de 78 dollars en un mois et de 73 dollars en six semaines – Ă partir de dĂ©but dĂ©cembre. Il s’agit d’une augmentation de prix significative de 15 $, soit plus de 20 % en seulement un mois et demi. Ceci, après que le prix du baril ait chutĂ© en raison de la cassure de l’omicron d’un sommet de 85 dollars fin octobre dernier.
Est-ce aussi un record en Israël ?
En IsraĂ«l, c’est un record qui n’a pas Ă©tĂ© enregistrĂ© depuis dĂ©cembre 2014 – plus de sept ans. Le prix le plus Ă©levĂ© de tous les temps en IsraĂ«l Ă©tait le 2 dĂ©cembre 2012 – 8,25 NIS par litre de carburant Ă indice d’octane 95.
Quelles sont les consĂ©quences possibles d’une si forte hausse des prix sur l’Ă©conomie israĂ©lienne ?
Une augmentation aussi importante du prix du carburant affecte en fait l’ensemble de l’Ă©conomie. L’industrie paiera plus pour le carburant et le transport deviendra plus cher. Par consĂ©quent, l’indice des prix Ă la consommation devrait Ă©galement augmenter Ă un rythme plus Ă©levĂ© que prĂ©vu jusqu’Ă prĂ©sent.
En outre, une hausse anormale de l’indice devrait prĂ©cĂ©der la dĂ©cision des banques centrales, dont la Banque d’IsraĂ«l, de relever les taux d’intĂ©rĂŞt dans l’Ă©conomie. L’augmentation des taux d’intĂ©rĂŞt rendra la tâche difficile aux entreprises et aux citoyens, au milieu d’une pĂ©riode difficile de la crise corona qui dure depuis deux ans.
Qu’est-ce qui est attendu plus tard cette annĂ©e ?
Pour le moment, il n’est pas possible de prĂ©dire de loin ce que seront les prix du carburant au printemps et en Ă©tĂ©. Tout dĂ©pend principalement de l’arrĂŞt de la propagation du virus corona, de l’augmentation des vaccins, de l’ouverture de l’Ă©conomie dans de nombreux pays, ou Dieu nous en prĂ©serve, de la situation inverse : une nouvelle souche mortelle qui augmentera la paralysie de l’Ă©conomie mondiale, puis les prix du carburant tombera Ă nouveau. Une guerre, si elle Ă©clate en Europe, entraĂ®nera probablement une nouvelle hausse des prix mondiaux du pĂ©trole. L’incertitude est donc très Ă©levĂ©e.
Que peut faire le gouvernement pour baisser le prix ?
Il peut subventionner le produit, comme cela a Ă©tĂ© fait pendant de nombreuses annĂ©es Ă des prix uniformes du pain, imposer des contrĂ´les et faire baisser les prix, ou rĂ©duire les taxes. Mais c’est ce que le gouvernement ne fait pas vraiment dans le domaine du carburant. La taxe prĂ©levĂ©e par l’État sur un litre de carburant est l’une des plus Ă©levĂ©es au monde : 70 cents pour chaque shekel que nous payons Ă la station-service n’est pas le prix du liquide cher, mais une taxe prĂ©levĂ©e par le gouvernement. Ce sont plusieurs milliards de shekels chaque annĂ©e qui enrichissent les caisses de l’État.





