Ces derniers jours, des appels se sont multipliĂ©s au Royaume-Uni pour que le gouvernement cesse immĂ©diatement ses exportations d’armes vers IsraĂ«l en raison de violations prĂ©sumĂ©es des droits de l’homme et du droit international. En outre, la dĂ©cision de la Cour internationale de Justice de La Haye, rendue il y a une dizaine de jours concernant l’illĂ©galitĂ© du contrĂ´le israĂ©lien sur les territoires situĂ©s au-delĂ de la Ligne verte, a renforcĂ© la demande du gouvernement d’imposer un embargo sur les armes Ă IsraĂ«l.
Des appels au gouvernement britannique ont Ă©tĂ© lancĂ©s dans le passĂ©, mais le prĂ©cĂ©dent gouvernement conservateur les a rejetĂ©s et a Ă©galement refusĂ© de publier les conclusions internes du ministère des Affaires Ă©trangères sur la question de savoir si IsraĂ«l commettait des crimes de guerre dans la bande de Gaza. Si une telle conclusion est officiellement prĂ©sentĂ©e et indique qu’il existe de tels soupçons, le gouvernement sera contraint de cesser automatiquement de dĂ©livrer des licences pour l’exportation d’armes.Â
A cette Ă©poque, un porte-parole du gouvernement britannique a dĂ©clarĂ© que « l’examen du respect par IsraĂ«l du droit humanitaire international se poursuit ».
Israël estime que la Grande-Bretagne annoncera un embargo d’ici quelques jours. La Grande-Bretagne est un pays important dans les exportations de défense vers Israël, et Jérusalem craint que ce ne soit le premier signe – et que d’autres pays emboîtent le pas.
Les pays d’Europe occidentale ont déclaré ces derniers mois des soi-disant « boycotts silencieux » contre Israël, sans déclarer officiellement un arrêt des livraisons d’armes, mais en les arrêtant ou en retardant la fourniture de matières premières et de composants aux entreprises de défense israéliennes qui produisent des armes pour Tsahal.





