Le scandale avec le vice-chancelier d’Autriche piĂ©gĂ© par des journalistes allemands a parlĂ© aussi de ses « amis israĂ©liens »

La vidĂ©o scandaleuse qui a contraint le vice-chancelier d’Autriche Heinz-Christian Strache Ă  dĂ©missionner n’a pas manquĂ© de mentionner IsraĂ«l. Strache a Ă©voquĂ© ses amis israĂ©liens, proches du Premier ministre, en montrant Ă  la nièce de l’oligarque russe ses relations avec le monde. Cela a Ă©tĂ© annoncĂ© sur Twitter par le correspondant de Haaretz, Ofer Edrat, couvrant le « sĂ©isme politique » actuel en Autriche.

Le chef du parti d’extrĂŞme droite « Freedom Party » a dĂ©clarĂ© que ses amis, entourĂ©s du Premier ministre israĂ©lien, « ont Ă©galement des problèmes avec leurs gauchistes ». Cela a Ă©tĂ© dit dans le contexte de larges perspectives, que la riche femme russe apportera son aide financière au Parti de la libertĂ©.

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Les mĂ©dias allemands ont publiĂ© vendredi une vidĂ©o d’une rencontre entre Strache et une jeune femme qui lui a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e comme la nièce d’un oligarque russe. Dans une atmosphère très dĂ©tendue Ă  la villa, il lui propose d’importants contrats dans le secteur public en Ă©change d’un soutien financier pour le Parti de la libertĂ© lors des prochaines Ă©lections lĂ©gislatives.

La nièce de l’oligarque a dĂ©clarĂ© qu’elle souhaitait investir son capital douteux en Autriche et qu’elle Ă©tait prĂŞte Ă  acquĂ©rir une participation majoritaire dans l’un des principaux journaux afin de modifier la politique Ă©ditoriale en faveur du Parti de la libertĂ©. Strache a dĂ©clarĂ© Ă  son interlocuteur que le «Parti de la liberté» pourrait ĂŞtre soutenu financièrement en donnant de l’argent Ă  une fondation publique pseudo-indĂ©pendante qui n’est pas obligĂ©e de faire rapport Ă  un auditeur de l’Etat, et certains riches ont dĂ©jĂ  utilisĂ© ce canal. Le vice-chancelier a promis Ă  la « nièce de l’oligarque » qu’elle aurait en Ă©change la possibilitĂ© d’ouvrir une grande entreprise de construction en Autriche et de faire signer des contrats gouvernementaux Ă  une autre entreprise. Au cours d’une conversation, Strache a indiquĂ© qu’il aimerait avoir les mĂŞmes mĂ©dias obĂ©issants en Autriche, «comme Orban’s» (Premier ministre hongrois).

La vidĂ©o a Ă©tĂ© tournĂ©e dans une villa de l’Ă®le espagnole d’Ibiza en 2017, trois mois avant les Ă©lections gĂ©nĂ©rales en Autriche. La rĂ©union a Ă©tĂ© organisĂ©e par deux journalistes allemands, se prĂ©sentant comme une fille d’un parent d’un oligarque russe. La vidĂ©o publiĂ©e par le journal Zuddeutsche Zeitung affirme qu’il ne connaĂ®t pas les journalistes qui ont créé le piège pour le politicien d’extrĂŞme droite.

Dans une conversation avec une « femme russe riche », Strache s’est plaint des journalistes, les a appelĂ©s « prostituĂ©es » et a exprimĂ© son intention de restreindre la libertĂ© des mĂ©dias et de « construire un espace mĂ©diatique », en tant que Premier ministre hongrois, Viktor Orban. En entrant au gouvernement, le parti a ordonnĂ© Ă  ses ministres de boycotter les mĂ©dias «hostiles» et de ne donner des informations qu’aux journalistes «loyaux».

Le ministère israélien des Affaires étrangères, tout en maintenant des relations chaleureuses avec le gouvernement de droite autrichien, boycotte officiellement le parti de la liberté de Heinz-Christian Strache. Cependant, les membres de la coalition au pouvoir ont violé le boycott formel à plusieurs reprises: les ministres du Parti de la liberté se sont rencontrés en 2018 avec le député du Likoud Yehuda Glik et le ministre de la Construction Yoav Galant, qui, entrant dans la faction Kulanu, ont ouvert la voie à la transition Likoud « et a reçu en avril un mandat de député en tant que membre de ce parti.

Ă€ l’automne 2018, lors d’un forum international Ă  Barcelone, Galant a tenu une rĂ©union informelle avec la ministre autrichienne des Affaires Ă©trangères, Karin Kneisl, qui a reçu un poste Ă  la demande du parti de la libertĂ©. (Cette dame est considĂ©rĂ©e comme le principal responsable de la politique autrichienne pro-russe et a mĂŞme invitĂ© le prĂ©sident russe Vladimir Poutine Ă  son mariage).

Les mĂ©dias europĂ©ens considèrent le Parti de la libertĂ© comme faisant partie de la cinquième colonne russe en Europe. Les services de renseignement occidentaux ont cessĂ© de partager des informations avec leurs homologues autrichiens après l’entrĂ©e du parti dans le gouvernement de Sebastian Kurtz.