
Suite Ă la dĂ©cision des États-Unis de ne plus financer les programmes des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s palestiniens, l’UNRWA a rĂ©pondu par une lettre ouverte Ă ses employĂ©s et aux cinq millions de personnes qui reçoivent ses services.
Le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UNRWA, Pierre KrähenbĂĽhl a exhortĂ© les membres de l’organisation Ă poursuivre leurs activitĂ©s et a dĂ©clarĂ© « exprimer sa profonde tristesse et sa dĂ©ception face Ă la dĂ©cision des États-Unis ».
Pierre KrähenbĂĽhl a dĂ©clarĂ© que l’Agence ne gonfle pas le nombre rĂ©el de rĂ©fugiĂ©s et que « la persistance de la crise des rĂ©fugiĂ©s palestiniens » n’est pas unique et que les enfants des rĂ©fugiĂ©s en Afghanistan, au Soudan, en Somalie, au Congo et ailleurs sont Ă©galement reconnus comme rĂ©fugiĂ©s.
Plusieurs tentatives sont faites pour minimiser ou Ă©liminer les expĂ©riences personnelles ou collectives des rĂ©fugiĂ©s palestiniens. Il est indĂ©niable que les droits de 5,4 millions d’hommes, de femmes et d’enfants ne peuvent ĂŞtre ignorĂ©s », a dĂ©clarĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UNRWA.
L’organisation sert officiellement d’agence de secours et d’emploi pour cinq millions de rĂ©fugiĂ©s en Jordanie, au Liban, en Syrie, en JudĂ©e Samarie et dans la bande de Gaza, principalement des 700 000 Palestiniens qui ont fui leur foyer pendant la guerre d’indĂ©pendance.
Les États-Unis ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme le plus grand donateur de l’UNRWA, mais l’administration du prĂ©sident amĂ©ricain Donald Trump critique l’activitĂ© de l’agence et a annoncĂ© la suspension de l’argent appelĂ© « imparfait de la base ».
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou Ă dĂ©clarĂ© qu’il s’agissait d’une « agence pour la perpĂ©tuation des rĂ©fugiĂ©s » et a affirmĂ© que les fonds devaient ĂŞtre investis dans une vĂ©ritable rĂ©habilitation des rĂ©fugiĂ©s, dont le nombre rĂ©el ne reprĂ©sente qu’une fraction du nombre dĂ©clarĂ© par l’UNRWA.
« Les États-Unis ont toujours Ă©tĂ© le plus gros apport financier de l’organisation et nous apprĂ©cions son soutien au fil des ans », a dĂ©clarĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU, AntĂłnio Guterres. Il a ajoutĂ© que l’ONU « regrettait d’entendre parler de la dĂ©cision des États-Unis d’arrĂŞter le financement de l’UNRWA ».





