Le site nuclĂ©aire de Dimona | Ce qui s’est passĂ© autour du site le plus gardĂ© d’IsraĂ«l est juste incroyable et grave…

Jeudi dernier, une annonce inhabituelle a Ă©tĂ© faite lors de la confĂ©rence annuelle de l’AIEA Ă  Vienne. Le chef de la Commission de l’Ă©nergie atomique d’IsraĂ«l, Ze’ev Snir a reconnu les dernières menaces de l’Iran et a affirmĂ© qu’IsraĂ«l continue de protĂ©ger ses installations nuclĂ©aires.

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Les dĂ©clarations de Snir Guerrero n’Ă©taient pas nĂ©gligeables en IsraĂ«l et dans le monde entier. Quoi qu’il en soit, un responsable israĂ©lien a officiellement admis que le système de dĂ©fense autour du rĂ©acteur de Dimona avait Ă©tĂ© renforcĂ©. Il est parfaitement clair que quiconque essaie de se rapprocher de l’espace aĂ©rien du rĂ©acteur, dans un rayon de six Ă  huit kilomètres, sera empĂŞchĂ© ou sanctionnĂ©.

On peut supposer avec une grande certitude que tous les systèmes possibles de l’arsenal de l’IAF sont installĂ©s lĂ  pour protĂ©ger ce dĂ´me en argent. Mais il s’avère qu’il y a eu tout de mĂŞme quelques lacunes :

Août 2011. Petit anniversaire entre amis :

Dans l’une des cuisines du rĂ©acteur, une employĂ©e a cĂ©lĂ©brĂ© son anniversaire avec ses collègues. C’Ă©tait la fĂŞte parfaite: tout le monde a aimĂ© et a ri, elle les a photographiĂ©es et a tĂ©lĂ©chargĂ© les photos sur sa page Facebook. Le lendemain, quand elle est arrivĂ©e au travail, elle a dit fièrement qu’elle avait tĂ©lĂ©chargĂ© les photos sur son profil. En quelques minutes, les agents de sĂ©curitĂ© dans le rĂ©acteur lui ont ordonnĂ© de les effacer et, quelques heures plus tard, elle a Ă©tĂ© licenciĂ©e. Dans une enquĂŞte ultĂ©rieure, il s’est avĂ©rĂ© qu’elle avait menti au personnel de sĂ©curitĂ© lorsqu’elle leur a dit qu’elle n’avait pas de tĂ©lĂ©phone avec un appareil photo. « Je n’avais aucune intention de blesser quelqu’un », a-t-elle admis. « J’ai fait une erreur, une grosse erreur, je suis dĂ©solĂ©e. »

L’affaire a causĂ© une grande tempĂŞte dans le rĂ©acteur; Depuis lors, Mordechai Vanunu, un espion atomique a travaillĂ© dans les annĂ©es 1980 et photographiait des installations secrètes, personne n’a photographiĂ© l’endroit de l’intĂ©rieur. « C’Ă©tait un peu une omission », a dĂ©clarĂ© un ancien employĂ©. « Ce travailleur a causĂ© de grands dĂ©gâts et de nombreuses leçons ont Ă©tĂ© tirĂ©es de cette affaire. »

Besoin d’un pipi ? Tant pis !

Une longue clĂ´ture sinueuse entoure le rĂ©acteur nuclĂ©aire; De nombreux panneaux interdisent aux civils de photographier la zone du rĂ©acteur de loin et certainement de près. NĂ©anmoins, au cours des dĂ©cennies qui ont suivi la construction du magnifique bâtiment, la police et les services de sĂ©curitĂ© de Dimona ont arrĂŞtĂ© des centaines de touristes et des « civils ordinaires » qui ont filmĂ© le rĂ©acteur. Par exemple, des touristes français ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s, affirmant qu’ils pensaient que le rĂ©acteur Ă©tait un «bel immeuble» et qu’ils ne savaient pas qu’ils enfreignaient la loi. Dans d’autres cas, des civils qui se rendaient Ă  Eilat ou Ă  la mer Morte s’approchant de trop prĂ©s de la clĂ´ture pour uriner ont Ă©tĂ© interpellĂ©s pour ĂŞtre interrogĂ©s.

Le réacteur à Dimona

# Fausse alarme
1973. Les avertissements de l’Egypte et de la Syrie Ă©taient Ă  leur apogĂ©e, conduisant Ă  une sĂ©curitĂ© accrue autour du rĂ©acteur. Au mĂŞme moment, la communautĂ© du renseignement a reçu des informations faisant Ă©tat d’une intention d’infiltrer des groupes terroristes en IsraĂ«l et mĂŞme de frapper au cĹ“ur de Tel-Aviv avec un avion de guerre rempli d’explosifs.

Le 21 fĂ©vrier de la mĂŞme annĂ©e, un Boeing 747 de Libian Airlines a quittĂ© la Libye pour se rendre au Caire avec 113 passagers Ă  son bord, dont une tĂ©lĂ©vision Ă©gyptienne bien connue. L’Ă©quipage de l’avion a eu du mal Ă  atterrir Ă  l’aĂ©roport du Caire en raison d’une tempĂŞte de sable et de vents violents.

Les pilotes israĂ©liens n’ont pas remarquĂ© que c’Ă©tait un avion de ligne, puisque toutes les fenĂŞtres Ă©taient fermĂ©es, et ont ordonnĂ© au pilote d’atterrir Ă  l’aĂ©roport Refidim dans le SinaĂŻ. Ils ont eu peur qu’il mene une opĂ©ration militaire par un crash sur le rĂ©acteur et ont commencĂ© Ă  tirer sur les ailes, et finalement il a Ă©tĂ© ramenĂ© par ordre du chef d’Ă©tat-major David Elazar. 108 passagers et l’Ă©quipage ont Ă©tĂ© tuĂ©s et cinq ont survĂ©cu Ă  l’accident d’avion près de Ismailia.

« Je me suis trompé sur le chemin »

En octobre 2009, un petit avion ultra-lĂ©ger a quittĂ© Rishon Letzion pour rejoindre un avion lĂ©ger Ă  Arad. Après l’avoir interceptĂ© par radar, les avions de l’armĂ©e de l’air israĂ©lienne ont volĂ© vers lui et ont rĂ©alisĂ© qu’il s’Ă©tait trompĂ©. Heureusement pour le pilote, ils lui ont ordonnĂ© de les accompagner et il a atterri en toute sĂ©curitĂ© Ă  l’aĂ©rodrome d’Arad. Dans sa dĂ©fense, il a affirmĂ© qu’il n’avait pas l’intention de survoler le rĂ©acteur.

Mais ce n’Ă©tait pas la première fois: un cas similaire s’est produit cinq ans plus tĂ´t, en dĂ©cembre 2004, lorsque deux avions UltraLite ont volĂ© directement vers le dĂ´me mythologique. Les contrĂ´leurs de vol ont essayĂ© de les contacter mais n’ont pas reçu de rĂ©ponse. Au mĂŞme moment, des avions de combat ont Ă©tĂ© envoyĂ©s, leur signalant de modifier leur itinĂ©raire de vol. Ce cas aussi s’est terminĂ© pacifiquement

 Crash automatique

L’un des scĂ©narios les plus difficiles de l’Ă©tablissement de dĂ©fense est l’infiltration d’un avion de chasse dans le ciel du rĂ©acteur. La plupart des instructions sont d’intercepter la menace, gĂ©nĂ©ralement automatiquement et sans aucune discrĂ©tion. Ce fut le cas lors de la guerre des six jours, en juin 1967, lorsque le capitaine Yoram Harpaz, pilote de chasse prometteur et exceptionnel, entra accidentellement dans la zone du rĂ©acteur Ă  son retour d’une attaque en Jordanie et fut abattu.

En fin de compte, lors de l’attaque en Jordanie, les systèmes Ă©lectriques de l’avion ont Ă©tĂ© endommagĂ©s et les radios ont Ă©tĂ© perturbĂ©es, de sorte qu’il n’a pas pu contacter les PLC en IsraĂ«l. Après une brève dĂ©libĂ©ration de l’armĂ©e de l’air, l’ordre a Ă©tĂ© donnĂ© de lancer un missile Hawak sur l’avion, et l’avion a Ă©tĂ© abattu. Ceux qui ont vu Beyrouth ont dit avoir vu une boule de feu.

Quand il a Ă©tĂ© dĂ©couvert qu’un avion de l’IAF avait Ă©tĂ© abattu et que le pilote s’y trouvait, les officiers supĂ©rieurs de l’armĂ©e de l’air ont Ă©tĂ© choquĂ©s. Au fil des ans, les officiers supĂ©rieurs des FDI qui ont pris la dĂ©cision ont reconnu que c’Ă©tait une erreur tragique.

La nuisance du 21ème siècle

Les petits drones sont devenus ces dernières annĂ©es une vĂ©ritable nuisance pour la sĂ©curitĂ© mondiale  ainsi que pour la sĂ©curitĂ© du rĂ©acteur Dimona et aujourd’hui, les professionnels de la sĂ©curitĂ© sont obligĂ©s d’utiliser des Ă©quipements de pointe du CNRC pour dĂ©tecter toute activitĂ© inhabituelle dans la rĂ©gion. En fait, la peur des explosifs Ă  partir de ces petits drones qui peuvent aussi documenter les endroits sensibles ont conduit Ă  une plus grande sĂ©curitĂ© dans la rĂ©gion. Les opĂ©rateurs qui travaillaient près du rĂ©acteur ont Ă©tĂ© avertis de ne pas les mettre dans l’espace aĂ©rien ou mĂŞme de ne rien photographier, faute de quoi ils seraient arrĂŞtĂ©s et poursuivis.

L’expĂ©rience du Hezbollah

Ces dernières annĂ©es, il y a eu un dĂ©veloppement considĂ©rable dans le domaine des avions sans pilote, et des drones mystĂ©rieux sont entrĂ©s dans le territoire du rĂ©acteur. Dans tous les cas, la Force aĂ©rienne se prĂ©pare Ă  tous les scĂ©narios, comme toujours  et Ă  juste titre. En 2002, le Hezbollah a envoyĂ© un drone espion sur Dimona et un F-16 l’a dĂ©truit.

 Est-ce un avion? Est-ce un oiseau? C’est un alien!

Au fil des ans, il y a eu des rumeurs concernant des objets non identifiĂ©s qui ont Ă©tĂ© observĂ©s dans le ciel du rĂ©acteur. En fait, en 2016 , le site de l’aĂ©roport Aviationist qui permet de suivre tous les vols en termes d’avions volant au-dessus du rĂ©acteur a identifiĂ© des objets non identifiĂ©s volant autour du site nuclĂ©aire qui ont plus tard quittĂ© la zone .Beaucoup ont fait valoir que ce sont des avions espions en quĂŞte de renseignements, D’autres ont affirmĂ© que c’Ă©tait probablement des intrus Ă©trangers dont nous ne saurons jamais…l’identitĂ©.