Le terroriste suspect du meurtre dâUri Ansbacher dans la forĂȘt dâEin Yael Ă JĂ©rusalem est revenu ce dimanche matin sur les lieux avant les derniers instants de vie de la jeune femme. Une audience sur la prolongation de la dĂ©tention d’Arafat Arafaya, doit avoir lieu demain. Cet arabe de 29 ans, a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© par les forces de sĂ©curitĂ© vendredi soir Ă Ramallah, au cours de laquelle il se trouvait prĂšs de la mosquĂ©e et a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© pour un interrogatoire du GSS.
Au centre Ye’elim de JĂ©rusalem, les filles du Service national se sont rĂ©unies ce matin pour discuter de la perte de leur meilleure amie, assassinĂ©e jeudi. Le centre traite les personnes Ă risque, il est prĂ©vu aussi de s’entretenir avec les enfants qu’Ansbacher a aidĂ©es au cours de son service d’un an et demi.
Le centre est situĂ© sur le site d’Ein Yael, au sud de la ville. Ă proximitĂ© se trouve le prolongement du parc de JĂ©rusalem, ainsi quâun sentier de promenade et des installations de divertissement. La rĂ©gion Ă©tait considĂ©rĂ©e comme un lieu calme et pastoral jusqu’Ă la semaine derniĂšre. L’Ă©quipe a dĂ©clarĂ© qu’Ansbacher avait Ă©tĂ© retrouvĂ©e par l’un des employĂ©s Ă environ un kilomĂštre du centre de Ye’elim, situĂ© dans la forĂȘt.
« Uri est arrivĂ©e ici jeudi matin, aprĂšs avoir dormi chez elle Ă Tekoa », a dĂ©clarĂ© le directeur du centre, Oded Regev. « Elle est arrivĂ©e au dĂ©but d’une journĂ©e de travail aprĂšs un voyage. Ce n’Ă©tait pas facile Ă organiser et elle a eu une conversation avec le responsable Eitan. »
Eitan Yogev a dĂ©crit sa derniĂšre conversation avec Ansbacher, qui a eu lieu le matin de son assassinat. « Uri, dans sa grande sensibilitĂ©, est sortie avec son groupe de jeunes pour un voyage dans le dĂ©sert. Les Ă©vĂ©nements et les contacts créés dans ce lieu ont Ă©galement Ă©tĂ© intenses et elle a voulu prendre un peu de recul. «Â
« Elle m’a beaucoup remerciĂ© pour notre conversation, s’est sentie rassurĂ©e et a naturellement demandĂ© du temps pour elle-mĂȘme », a-t-il ajoutĂ©. « Nous avons parlĂ© vers 11 heures, puis elle a demandĂ© de prendre son temps. C’Ă©tait une demande naturelle et saine pour elle. Malheureusement, elle n’est pas revenue. »
Yogev a expliquĂ© qu’ils avaient dĂ©cidĂ© de chercher Ansbacher environ deux heures aprĂšs que son amie eut dĂ©clarĂ© qu’elle avait peur pour elle et que son tĂ©lĂ©phone portable Ă©tait Ă©teint. « C’est la raison pour laquelle nous avons dĂ©cidĂ© d’aller la chercher », a-t-il dĂ©clarĂ©. «Â
« Nous avons commencĂ© Ă fouiller, et ce nâest quâaprĂšs une demi-heure que nous avons mobilisĂ© les forces de sĂ©curitĂ© et fait tout ce que nous pouvions avec les habitants de Wadi qui se sont joints Ă nous et ont rassemblĂ© des informations pour nous, avec lâunitĂ© de sauvetage dâEtzion et la police. » « Malheureusement, Omer, notre coordinateur qui Ă©tait trĂšs proche dâelle et qui lâa accompagnĂ©e est celui qui lâa trouvĂ©e et qui a Ă©tĂ© forcĂ© de la voir dans cet Ă©tat. Il la trouva relativement loin. «Â
Le directeur du centre, Oded Regev a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes avec les filles du Sherout lĂ©oumi, le personnel et les enfants depuis jeudi soir. Ils reçoivent toute l’aide et l’assistance que l’on peut obtenir de l’unitĂ© de secours d’urgence et de la municipalitĂ©. Nous allons essayer de dire que les choses merveilleuses que nous faisons ici, et Uri Ă©tait leur partenaire, ils doivent continuer. Nous devons donc nous rĂ©unir et nous rassembler, mais rien nâest fini. «Â
AprĂšs l’amour de Ansbacher pour la nature et la randonnĂ©e, ses amis de Tekoa ont lancĂ© une initiative Ă sa mĂ©moire intitulĂ©e « Ătre un peuple libre sur notre terre – rĂ©pandre la lumiĂšre d’Uri ». Les jeunes appellent le public Ă voyager dans tout le pays, Ă se faire photographier et Ă tĂ©lĂ©charger les images avec le tag « Ătre un peuple libre dans notre pays ». Les amis d’Uri ont Ă©crit : « Jeudi dernier, nous nous sommes sĂ©parĂ©s de notre ami Uri Ansbacher, profondĂ©ment blessĂ©s par la douleur et la confiance en la bontĂ© de l’homme.
« Nous vous appelons jeunes, enfants, adultes, promenez-vous dans notre beau pays cette semaine, sentez-vous libre, en sĂ©curitĂ© et fort, et ainsi nous nous souviendrons de la mĂ©moire d’Uri. »







