Pendant vingt ans, Sinwar est restĂ© dans les prisons israĂ©liennes oĂą il a appris couramment l’hĂ©breu. Depuis lors, il regardait les chaĂ®nes d’information des mĂ©dias israĂ©liens et lit les journaux locaux tout en suivant ce qui se passe et en utilisant ces informations Ă des fins de combat.
Depuis le samedi 7 octobre, le porte-parole de Tsahal a dĂ©fini Sinwar comme un « homme mort », tout comme le chef de la branche militaire du Hamas, Muhammad al-Deif, et les a reconnus coupables d’avoir planifiĂ© l’attaque qui a abouti au meurtre de 1 400 personnes et l’enlèvement d’environ 212 personnes. Tsahal a indiquĂ© ĂŞtre sur la trace du chef du Hamas qui se cache apparemment dans le dĂ©dale de tunnels utilisĂ©s par les Brigades Al-Qassam Ă Gaza.
En tant que leader du Hamas Ă Gaza, Sinwar fait partie de la structure de direction complexe et secrète de l’organisation terroriste, qui comprend sa branche militaire et sa branche politique, selon le rapport du Wall Street Journal. Il a Ă©tĂ© Ă©lu commandant du mouvement en 2017 et a succĂ©dĂ© Ă Ismail Haniyeh, qui est devenu chef du commandement gĂ©nĂ©ral Ă Doha et a succĂ©dĂ© au trĂ´ne de Khaled Mashal.
Sinwar est nĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1960 dans un camp de rĂ©fugiĂ©s de la bande de Gaza, est devenu militant et proche du fondateur du Hamas, Cheikh Ahmed Yassin, Ă©liminĂ© par IsraĂ«l en 2004. Il a Ă©tudiĂ© Ă l’UniversitĂ© islamique de Gaza et diplĂ´mĂ© d’une licence en Ă©tudes arabes.
Aide à la création de la branche militaire
Lorsque le Hamas est passĂ© d’un mouvement religieux Ă une organisation terroriste lors du soulèvement palestinien Ă la fin des annĂ©es 1980, Sinwar a travaillĂ© Ă la crĂ©ation d’une branche militaire et a mis en place une unitĂ© de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure qui traquait les collaborateurs d’IsraĂ«l. En 1988, il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© puis reconnu coupable du meurtre de Palestiniens ayant collaborĂ© avec IsraĂ«l et condamnĂ© Ă quatre peines d’emprisonnement Ă perpĂ©tuitĂ©.
Dans la prison israĂ©lienne, il Ă©tait Ă©galement connu comme quelqu’un qui Ă©tait capable de nouer de bonnes relations avec le personnel de sĂ©curitĂ© israĂ©lien, passait des heures Ă parler avec des prisonniers israĂ©liens, Ă©tudiait la culture israĂ©lienne et « Ă©tait accro aux chaĂ®nes de tĂ©lĂ©vision israĂ©liennes », selon les rapports. Ă€ un moment donnĂ© pendant son emprisonnement, il est devenu Ă©vident que Sinwar souffrait d’une tumeur cancĂ©reuse au cerveau. Il a Ă©tĂ© opĂ©rĂ© dans un hĂ´pital en IsraĂ«l et a survĂ©cu.
LibĂ©rĂ© dans le cadre de l’accord Shalit
Le 25 juin 2006, une Ă©quipe terroriste du Hamas a infiltrĂ© le territoire israĂ©lien et a kidnappĂ© Gilad Shalit, qui Ă©tait alors un soldat de Tsahal en service rĂ©gulier. Cinq ans et quatre mois plus tard, en 2011, Shalit a Ă©tĂ© libĂ©ré dans le cadre d’un accord prĂ©voyant la libĂ©ration de 1 027 prisonniers de sĂ©curitĂ© – dont Sinwar. Après sa libĂ©ration, il est rapidement devenu membre du mouvement et en 2017, il a Ă©tĂ© Ă©lu chef du Hamas dans la bande de Gaza.
Entre-temps, depuis l’attaque surprise des organisations terroristes Hamas et Jihad islamique dans la matinĂ©e du samedi 7 octobre, jour de la fĂŞte de Sim’hat Torah, la maison de Sinwar Ă Khan Yunis a Ă©tĂ© bombardĂ©e. Depuis, le porte-parole de Tsahal a dĂ©clarĂ© que le leader du Hamas Ă©tait considĂ©rĂ© comme un « homme mort ».
De rĂ©vĂ©lations ont Ă©tĂ© faites que son frere avait violĂ© de prisonniers dans une prison d’Ashkelon et que lui meme etait un fin connaisseur des jouets sexuels au milieu d’un public seulement masculin.Â





