L’échelon politique israélien a décidé de suspendre les éliminations ciblées de membres du Hamas dans la bande de Gaza, une décision qui, selon des sources au sein de Tsahal, permet à l’organisation terroriste de se réarmer à un rythme rapide. Les responsables militaires redoutent un retour aux jours de la retenue et de l’aveuglement volontaire, exactement comme cela avait été le cas avant le massacre du 7 octobre.
« Le Hamas a retrouvé des couleurs »
Selon des sources au sein de Tsahal, tout comme au Liban, c’est l’échelon politique qui lie aujourd’hui les mains des forces sur le terrain à Gaza. Des officiers expriment leur inquiétude face à une politique qu’ils estiment être en train de ramener l’armée et l’appareil sécuritaire israéliens vers cette même posture de retenue et de fermeture des yeux qui prévalait avant le 7 octobre. Selon les informations rapportées, « le Hamas a retrouvé des couleurs » ces derniers jours : les membres de l’organisation recommencent à circuler sans crainte dans les rues de Gaza, et profitent de cette situation pour renforcer leur emprise sur le terrain.
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Une armée en état d’alerte accrue
Des sources au sein de Tsahal indiquent que cette nouvelle situation impose aux forces sur le terrain une vigilance renforcée en matière défensive, dans la mesure où le Hamas pourrait chercher à mettre les troupes au défi par des attaques contre les positions militaires, des attentats visant les forces stationnées le long de la ligne jaune, voire des tentatives d’attentat spectaculaire dans la zone de la barrière de sécurité ou dans une localité de la région limitrophe de Gaza. Ces mêmes sources précisent que les divisions déployées à Gaza sont prêtes à reprendre immédiatement la politique d’éliminations ciblées et de frappes, mais qu’elles attendent les directives de l’échelon politique, lequel s’abstient pour l’instant d’autoriser ces frappes en raison de la pression exercée par les États-Unis et par des membres du conseil de paix.
Sur ce sujet, retrouvez également notre couverture de la position française sur la sortie de crise à Gaza et le rôle des combattants isolés du Hamas, ainsi que notre suivi des négociations autour d’une trêve et de la libération des otages.






