Protestation nationale contre Israël : des dizaines de manifestations prévues aujourd’hui dans toute la Grèce

Pas moins de 91 points de rassemblement devraient être actifs à travers toute la Grèce ce dimanche, d’Athènes jusqu’aux îles les plus prisées des touristes. Les organisateurs réclament un embargo sur les armes, des sanctions contre Israël, le rétablissement de l’obligation de visa ainsi que le contrôle des soldats et réservistes israéliens entrant sur le territoire grec.

Une mobilisation coordonnée par plusieurs organisations

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Les événements sont notamment portés par BDS Greece, l’organisation March to Gaza Greece, ainsi que la communauté palestinienne de Grèce. À Athènes, la manifestation centrale a été fixée à 19h00, place Monastiraki. D’autres rassemblements sont prévus dans la région de la capitale, place Victoria, à Cholargos, à Porto Rafti et à Palaia Fokaia. À Thessalonique, une manifestation est programmée à 19h30 près de la statue d’Eleftherios Venizelos.

De nombreux points de mobilisation ont été fixés justement dans les îles et les sites touristiques les plus fréquentés. À Rhodes, une manifestation est attendue à 18h30, à Kos à 19h30 et à Mykonos à 19h15. D’autres événements sont prévus en Crète, à Corfou, à Zante, à Naxos, à Tinos, à Samos, à Lesbos ainsi qu’à nouveau en Crète.

Des revendications visant directement la coopération israélo-grecque

Dans un communiqué, BDS Greece affirme que l’objectif de cette mobilisation est de faire pression sur le gouvernement grec pour qu’il modifie sa politique à l’égard d’Israël. Parmi les revendications présentées par les organisateurs figurent l’arrêt de la coopération militaire entre les deux pays, l’imposition d’un embargo sur les armes et de sanctions contre Israël, le rétablissement de l’obligation de visa pour les citoyens israéliens, ainsi que le contrôle des soldats et réservistes israéliens entrant en Grèce, soupçonnés selon les organisations d’implication dans ce qu’elles qualifient de « crimes de guerre ».

L’organisation d’extrême gauche ANTARSYA a elle aussi annoncé son soutien aux manifestations et appelé ses militants à y participer. Dans son communiqué, l’organisation s’en est prise aux liens sécuritaires entre Athènes et Jérusalem, ainsi qu’à l’acquisition par la Grèce de systèmes d’armement israéliens. Cette mobilisation intervient sur fond de relations stratégiques étroites entre Israël et la Grèce, parallèlement à une activité pro-palestinienne très développée dans le pays. Les organisateurs espèrent reproduire l’ampleur des manifestations nationales de l’été dernier, lorsque des rassemblements s’étaient tenus dans les villes et les îles à travers tout le pays.

Sur ce sujet, retrouvez également notre article sur des touristes israéliens accueillis par une manifestation pro-palestinienne dans le port de Sitia, en Crète, ainsi que notre couverture de 1 600 touristes israéliens bloqués sur leur bateau au large de l’île de Syros à cause d’une manifestation similaire.