Depuis le dĂ©but du mois de janvier, 51 218 enfants sont tombĂ©s malades du COVID-19 en IsraĂ«l, soit près de 17 000 de plus que lors de la deuxième vague de la pandĂ©mie. Ces donnĂ©es alarmantes sont rapportĂ©es aujourd’hui par le journal Yediot Ahronot. 138 enfants et adolescents ont Ă©tĂ© hospitalisĂ©s depuis le dĂ©but de l’annĂ©e et six d’entre eux sont dans un Ă©tat critique. En fin de semaine, le chef de l’unitĂ© de soins intensifs pĂ©diatriques de l’hĂ´pital Hadassa Ein Kerem, le Dr Uri Pollak, a mis en garde contre l’augmentation de la morbiditĂ© infantile: «Ces derniers jours, nous avons constatĂ© une forte augmentation du nombre d’enfants infectĂ©s dans un Ă©tat grave. On ne sait pas si cela est dĂ» Ă une mutation du virus ou si cela est dĂ» Ă la forte augmentation du nombre de personnes infectĂ©es dans la rĂ©gion de JĂ©rusalem dans son ensemble.  »
Le système de santĂ© cherche la cause de l’augmentation de l’incidence chez les enfants, et l’une des explications possibles est la propagation d’une mutation du virus.
Le centre d’information de l’armĂ©e sur le coronavirus a publiĂ© un article samedi avec un avertissement sur la formation possible d’une nouvelle mutation « israĂ©lienne ». «La vaccination de masse en parallèle avec le pic de la pandĂ©mie pourrait conduire Ă une pression Ă©volutive sur le virus. Une situation peut survenir lorsque des mutations confèrent aux virus un certain avantage par rapport aux vaccins et aux personnes qui se sont rĂ©tablies et, si elles apparaissent, se rĂ©pandront rapidement dans la population. La principale raison de cette propagation pourrait ĂŞtre l’absence de vaccin pour les enfants et les adolescents, du moins dans les mois Ă venir », mettent en garde les analystes du service de renseignement de l’armĂ©e AMAN. « Peut-ĂŞtre l’Ă©mergence d’une variante plus agressive du virus, qui infectera la partie de la population considĂ©rĂ©e comme plus » fiable « , Ă savoir les enfants et les adolescents plus âgĂ©s. » Comme vous le savez, la sociĂ©tĂ© Pfizer ne fait que commencer Ă tester le vaccin sur des enfants de moins de 16 ans, et ils ne se termineront pas avant l’Ă©tĂ©.
La chef de la santĂ© publique Sharon Alroi-Price a dĂ©clarĂ© dans une interview matinale avec Reshet Beth qu’elle n’excluait pas l’Ă©mergence d’une « mutation israĂ©lienne », mais qu’elle n’a pas encore Ă©tĂ© trouvĂ©e. «Je ne sais pas Ă ce sujet. Je suis convaincu qu’une telle mutation israĂ©lienne peut apparaĂ®tre. Partout oĂą il y a un virus, il peut y avoir une mutation. Jusqu’Ă prĂ©sent, nous connaissons trois mutations et il n’y a aucune mutation israĂ©lienne de quelque importance. Nous devons demander Ă AMAN comment ils savent cela. Mais il y a des gens lĂ -bas qui suivent les publications et nous aident.  »




