Selon un récent rapport publié dans la revue Middle Ouest Review ou MERIA, les terroristes du groupe Etat islamique ont utilisé des armes chimiques, dont le gaz moutarde, contre les combattants kurdes dans la ville frontalière syrienne de Kobané lors de leur première tentative pour capturer la ville en Juillet.
Le rapport qui se fonde sur les tĂ©moignages de tĂ©moins oculaires sur le terrain, a rĂ©vĂ©lĂ© que les armes chimiques avaient Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es Ă la province syrienne de Raqqa, un ancien Ă©tablissement de Saddam Hussein qui existait depuis l’ère des armes chimiques situĂ© près de la capitale irakienne de Bagdad. Le rapport a suscitĂ© des craintes envers ISIS qui pourrait avoir accès Ă de vastes stocks d’armes chimiques, y compris le sarin, le gaz moutarde, et VX, un agent neurotoxique.
En Juin, des rapports ont Ă©mergĂ© concernant un groupe d’Etat islamique ayant capturĂ© Muthanna, une usine d’armes chimiques, près de la ville de Samarra, situĂ©e Ă 45 km au nord-ouest de Bagdad. Ă€ l’Ă©poque, le gouvernement des Etats-Unis a dĂ©clarĂ© qu’il ne croyait pas que le complexe, qui Ă©tait considĂ©rĂ© comme l’un des plus importants centre d’armes chimiques de Saddam Hussein, construit pendant la guerre de l’Irak avec l’Iran dans les annĂ©es 1980, contenait des armes chimiques. »
Toutefois, selon un rapport publiĂ© par le New York Times, ce mardi, l’armĂ©e amĂ©ricaine a non seulement rĂ©cupĂ©rĂ© des stocks importants d’armes chimiques en Irak, y compris dans le complexe de Muthanna, maintenant contrĂ´lĂ© par ISIS. Le rapport, qui se fonde sur des entretiens avec plusieurs anciens membres de l’armĂ©e des États-Unis, a allĂ©guĂ© qu’entre 2004 et 2010, des soldats ont trouvĂ© des milliers de munitions chimiques rouillĂ©es et corrodĂ©es.
Le rapport Times signale que toutes les munitions chimiques dĂ©couvertes en Irak ont ​​étĂ© faites avant la guerre du Golfe en 1991, et avait Ă©tĂ© « conçues aux États-Unis, fabriquĂ©es en Europe dans les usines de production d’agents chimiques construites en Irak par des sociĂ©tĂ©s occidentales. »
La campagne amĂ©ricaine en Irak en 2003 a Ă©tĂ© lancĂ©e afin de retrouver Saddam Hussein qui se cachait et voulait enrichir activement un stock massif d’armes chimiques. Toutefois, le rapport annonce qu’aucune de ces «armes actives du programme de destruction massive » auraient Ă©tĂ© dĂ©couvertes en Irak, le gouvernement amĂ©ricain a supprimĂ© cette information concernant une telle dĂ©couverte afin d’Ă©viter d’autres embarras.
Selon le rapport Times, les inspecteurs de l’ONU ont dĂ©clarĂ© avoir trouvĂ© aucune preuve d’armes de destruction massive comme le prĂ©tend l’administration amĂ©ricaine Ă l’Ă©poque, bien que les troupes amĂ©ricaines lors de leur occupation de l’Irak ont ​​trouvĂ© des stocks d’armes chimiques qui ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme ayant Ă©tĂ© fabriquĂ©es avant 1991 : des obus et les roquettes vieilles et rouillĂ©es, mais impropres Ă ĂŞtre utilisĂ©es comme prĂ©vu Ă l’origine, mais contenant des agents chimiques mortels.
La montĂ©e du groupe Etat islamique en Irak a ravivĂ© la crainte que les terroristes pourraient maintenant ĂŞtre aux commandes de près de 5.000 ogives chimiques dĂ©couvertes en Irak, et qu’elles pourraient ĂŞtre utilisĂ©es, et pourtant interdites par la Convention sur les armes chimiques de 1997, lors d’attaques en Syrie et en Irak.
«La possession probable par l’Etat islamique d’une capacitĂ© d’armes chimiques pour des raisons Ă©videntes devient la plus grande inquiĂ©tude, et devrait faire l’objet de toute urgence et de plus d’attention et d’enquĂŞte,« selon le rapport MERIA qui ajoute que la preuve suggère fortement qu’au moins une partie des armes chimiques de l’arsenal de Saddam Hussein est maintenant utilisĂ©e dans le combat par le groupe d’Etat islamique.




