Les attentats anti-israéliens susceptibles d’augmenter au rythme de la guerre syrienne, rendant une frappe contre l’Iran plus imminente.

 
Les tactiques mises sur pied par l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, afin de provoquer l’escalade de leurs attentats terroristes contre Israël se différencient en cibles « locales » et « de haute valeur stratégique ». Ils ont, désormais, décidé d’élever les agressions contre ce dernier, afin de conserver une certaine marge de manœuvre dans la situation de guerre qui va en empirant en Syrie, et qui risque ainsi de rapprocher la probabilité d’une attaque contre le programme nucléaire iranien. C’est ce que rapportent les sources du renseignement contre-terroriste de Debkafile.

Les planificateurs de la terreur iranienne classifient comme “locale” l’explosion du bus bulgare de ce mercredi 18 juillet, et   ce malgré la « réussite » dans le meurtre d’au moins sept Israéliens et le fait d’en avoir blessé plus de trente.

Le fait de rĂ©ussir Ă  dĂ©truire un avion de passagers israĂ©liens Ă  Limassol, Ă  Chypre, ou Ă  mettre en Ĺ“uvre la tentative d’assassiner un ambassadeur israĂ©lien, acte qui  a Ă©chouĂ© pour l’instant,  aurait eu un caractère « stratĂ©gique », tout comme le meurtre de personnalitĂ©s « phare » « israĂ©liennes liĂ©es Ă  l’appareil sĂ©curitaire, aux cercles politiques ou au monde des affaires, ainsi qu’aux champs pĂ©troliers et gaziers d’IsraĂ«l en MĂ©diterranĂ©e.

 

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Comme s’il s’agissait d’une simple coĂŻncidence, deux Ă©pisodes essentiels se sont dĂ©roulĂ©s le mĂŞme jour, Ă  quelques heures seulement d’intervalle : une vaste brèche bĂ©ante s’est creusĂ©e au sein du cercle intĂ©rieur le plus proche de Bachar al Assad, avec la mort Ă  Damas, de la moitiĂ© du directoire de sa machine Ă  tuer  l’opposition syrienne et, très peu de temps  après l’explosion d’un bus du tour-opĂ©rateur israĂ©lien, dont les moyens utilisĂ©s par ses initiateurs font encore l’objet d’une enquĂŞte approfondie.

Cette coĂŻncidence dans les Ă©vènements prĂ©sage d’ une nouvelle pĂ©riode de violence terrifiante dont le Moyen-Orient a le secret, qui n’atteindra pas seulement IsraĂ«l, mais aussi les Etats-Unis et l’Occident.

Cette prise de conscience a été mise en avant au cours de la conversation entre le Président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, ce jeudi matin 19 juillet. Ils n’ont aucun doute que Téhéran et Damas ourdissent des représailles pour l’assassinat des ministres de haut-rang syriens. Ils disposaient déjà d’informations non connues des reportages des médias sur ces deux évènements, y compris de nouvelles que tout de suite après l’attentat meurtrier contre les sbires d’Assad, le guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei a appelé à mettre sur pied une conférence du cercle dirigeant iranien qui a duré tout au long de la journée de mercredi et a été ponctuée par de fréquents échanges téléphoniques  des responsables iraniens en direction du Président syrien.

Le contenu de ces échanges téléphoniques dont Obama et Netanyahou ont eu connaissance montrait clairement dans quelle direction souffle le vent à Damas et Téhéran : ils n’ont aucune intention de ménager leurs adversaires, bien au contraire.

Les dirigeants amĂ©ricains et israĂ©liens se sont mis d’accords pour travailler ensemble dans l’enquĂŞte sur l’explosion du bus de l’attentat de Bourgos en Bulgarie.

Nos sources soulignent qu’en termes diplomatiques, cela signifie s’abstenir de toute action concrète. En dépit de la promesse de Netanyahou d’une « forte réplique » à cet attentat, il a été décidé qu’une réponse proactive à l’attaque terroriste, en frappant une cible iranienne ou du Hezbollah, ne ferait qu’exacerber la situation déjà très tendue.

Le SecrĂ©taire amĂ©ricain Ă  la DĂ©fense, LĂ©on Panetta l’a dĂ©crite comme Ă©tant un risque «  Ă©chappant Ă  tout contrĂ´le ».

Les Israéliens ont appris au cours des trois années du mandat de Netanyahou comme Premier ministre, que des expressions comme : « forte », « à pleine puissance », « déterminée », « nous ne tolérerons pas », etc. signifient exactement le contraire.

Les ennemis d’Israël comprennent également qu’il explique, qu’il ne va pas bouger et ne fera rien.

Cela dit, une escalade des attentats contre des “cibles stratégiques” israéliennes, que prédisent les experts du renseignement, dans les jours à venir, pourrait rendre intenable cette politique du « ne rien faire ». Après tout, parler avec Obama ne fera pas fléchir la volonté de l’Iran, de la Syrie et du Hezbollah, résolus à exprimer leur envie de revanche contre Israël. Le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah s’est souvent débrouillé pour faire un ou deux pas plus loin que ne le pensaient les Etats-Unis et Israël – particulièrement dans le cadre de ses campagnes de propagande – comme lorsqu’il avait pris Israël par surprise, en lançant la Seconde Guerre du Liban, au cours de l’été 2006.

 Quelques heures à peine après les attentats en Bulgarie et Damas, Nasrallah a retrouvé sa langue et a recommencé à persiffler :

“Nous savons ce que sera votre première frappe (celle d’Israël) et nous vous promettons une grosse surprise ».

Ces paroles étaient un avertissement à Israël et un message à Washington, disant que quiconque tenterait d’atteindre le bunker dans lequel il se cache depuis 2006 en serait quitte pour une surprise de taille.

Il rappelait douloureusement à Israël le tir du missile sol-mer iranien C-802, lancé depuis la côte libanaise, qui avait pris par surprise et sérieusement endommagé le navire lance-missiles INS Hanit qui n’y était pas préparé, il y a exactement six ans.

Source http://www.debka.com/article/22192/Anti-Israel-attacks-to-mount-in-sync-with-Syrian-war-looming-strike-on-Iran