Les enfants de femmes juives converties Ă  l’islam ont une idĂ©ologie nationaliste extrĂ©miste

Le tribunal pour mineurs du district de JĂ©rusalem a condamnĂ© A., mineur et fils d’une mère juive, pour avoir participĂ© Ă  une tentative de lynchage contre un autre juif lors des Ă©meutes de l’opĂ©ration « Gardien des murs » en mai dernier. Au cours de son interrogatoire, A. a affirmĂ© qu’il Ă©tait un « juif qui ne dĂ©teste pas les juifs », mais le juge Ilan Sela a rejetĂ© catĂ©goriquement ses allĂ©gations et l’a reconnu coupable d’un acte terroriste de sabotage intentionnel aggravĂ©, en plus d’Ă©meutes et de tentatives d’agression contre un policier dans des circonstances aggravantes. Le tribunal a jugĂ© que A. avait tentĂ© d’utiliser son identitĂ© juive pour Ă©chapper Ă  la condamnation, mĂŞme s’il n’avait aucun lien avec la religion et mĂŞme s’il n’avait pas Ă©tĂ© Ă©levĂ© et Ă©duquĂ© en tant que juif.

L’incident s’est produit pendant le mois de Ramadan de 2021, lorsque des Ă©meutes et des agressions ont eu lieu dans tout le pays, en particulier Ă  JĂ©rusalem, qui comprenaient des violences, des jets de pierres et d’objets sur des personnes et des vĂ©hicules ayant une apparence ou des symboles juifs, pour des motifs racistes, ainsi que des Ă©meutes terropristes contre la police et les forces de sĂ©curitĂ©.

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A., qui vit Ă  JĂ©rusalem, a vu des Ă©meutiers mettre le feu Ă  des poubelles dans le quartier de Sheikh Jarrah. Il a alors remarquĂ© avec d’autres Ă©meutiers un Juif de la rĂ©gion qui se promenait avec son chien. Ă€ un moment donnĂ©, les Ă©meutiers ont remarquĂ© un Juif, ont commencĂ© Ă  crier « Colon, colon » et l’ont attaquĂ©.

Le Juif qui a Ă©tĂ© agressĂ© a tentĂ© de s’enfuir et a couru avec son chien vers un trottoir entre une clĂ´ture et un bus garĂ©. Ă€ ce moment-lĂ , les Ă©meutiers ont couru vers lui, l’ont entourĂ© de tous cĂ´tĂ©s et ont commencĂ© Ă  l’attaquer avec des poings, des coups de pied, des matraques en bois, des pierres, des dĂ©charges Ă©lectriques et d’autres objets, sur tout le corps. Ă€ la suite de l’agression, la victime a subi des ecchymoses sur toutes les parties du corps, y compris des fractures Ă  la colonne vertĂ©brale.

A. a Ă©galement participĂ© Ă  la tentative de lynchage, comme en tĂ©moigne sa condamnation, mais lors de son interrogatoire par le GSS, il a affirmĂ© qu’il n’avait fait qu’un mouvement de coup de pied sans blesser un Juif qui avait Ă©tĂ© attaquĂ©.

Le principal argument d’E. Ă©tait qu’il ne dĂ©testait pas les Juifs parce que sa mère Ă©tait juive. « La tentative d’enseigner le manque d’implication dans l’incident de lynchage en raison du fait que l’accusĂ© est juif », a notĂ© le juge Sela, « n’a rien Ă  voir avec cela. Non seulement l’accusĂ© ne vit pas et ne grandit pas en tant que juif, mais ce qui est dit est faux. »

Au-delĂ  de la question de l’identitĂ© juive, A. a prĂ©tendu avoir Ă©tĂ© interrogĂ© violemment par le GSS et la police et s’ĂŞtre vu refuser de nombreux droits. Il a en outre affirmĂ© que le GSS lui avait dictĂ© Ă  l’avance les rĂ©ponses Ă  l’interrogatoire. Cependant, mĂŞme cette demande a Ă©tĂ© complètement rejetĂ©e par le tribunal. Il a Ă©tĂ© reconnu coupable par le juge Sela et attend maintenant une audience sur sa peine.

« Les descendants de juifs, ou plutĂ´t de femmes juives, qui ont Ă©pousĂ© des Arabes et vivent Ă  JĂ©rusalem-Est sont Ă©galement considĂ©rĂ©s comme des extrĂ©mistes par rapport Ă  la population locale », explique un policier du quartier de JĂ©rusalem lors d’une conversation avec Mako. Il a dĂ©clarĂ© : « Les enfants juifs qui ont Ă©pousĂ© des Arabes et se sont convertis Ă  l’islam possèdent une idĂ©ologie nationaliste extrĂŞme. Beaucoup d’entre eux ont menĂ© les Ă©meutes qui ont eu lieu dans la rĂ©gion pendant l’operation « Gardien des murs ».

« C’est un explosif, une patate chaude avec laquelle tout le monde ne veut pas jouer Ă  cause de la sensibilitĂ© et comme si c’Ă©tait le politiquement correct », ajoute l’officier. « Mais ce n’est pas un phĂ©nomène simple qui doit ĂŞtre pris en compte au-delĂ  du cadre policier. Ce sont plusieurs dizaines de jeunes Ă  qui les organisations terroristes visent Ă©galement l’incitation dans les rĂ©seaux sociaux.