Il est tout Ă fait connu que le plus grand partenaire commercial d’IsraĂ«l est l’Union europĂ©enne, qui a dĂ©crĂ©tĂ© que les produits de la JudĂ©e et de la Samarie devraient dorĂ©navant ĂŞtre étiquetĂ©s.
Mais il est moins connu que les Etats-Unis ont aussi une politique qui tente d’entraver la JudĂ©e et la Samarie d’un point de vue financier.
Dan Illouz, PDG de Di Consulting, au cabinet de conseil spĂ©cialisĂ© dans Strategic Consulting et relations gouvernementales, a parlĂ© Ă Arutz Sheva sur ce qu’il croit ĂŞtre le boycott amĂ©ricain de la JudĂ©e et de la Samarie, qui existe en tant que politique officielle des États-Unis depuis 1967.
« Un examen attentif de la politique mise en Ĺ“uvre par le DĂ©partement d’État des États-Unis montre une tendance constante, non par l’Ă©tiquetage des produits de JudĂ©e et de Samarie, mais plutĂ´t en mettant en place un boycott complet des produits israĂ©liens de cette rĂ©gion. Cela a Ă©tĂ© fait dans le silence complet des mĂ©dias », a dĂ©clarĂ© Illouz.
Illouz fait référence à une déclaration faite en 1985 par le regretté sénateur Jesse Helms de Caroline du Nord, lors de sa seconde administration du gouvernement Reagan au sujet de son allocation de fonds pour Israël :
« Je crois comprendre que, lorsque les fonds d’aide Ă©trangers sont dĂ©caissĂ©s en IsraĂ«l par le gouvernement des États-Unis, IsraĂ«l doit signer une stipulation qu’aucun des fonds ne sera utilisĂ© pour les villages juifs en JudĂ©e Samarie. Est-ce correct ? ».
Le DĂ©partement d’Etat a rĂ©pondu sans ambages : «La condition exigeant que les fonds d’aide Ă©trangers fournis Ă IsraĂ«l ne doivent pas ĂŞtre utilisĂ©s dans les zones gĂ©ographiques qui ont Ă©tĂ© soumises au Gouvernement de l’administration d’IsraĂ«l avant le 5 Juin 1967».
Illouz a dit que la situation « est absurde. » Alors que le DĂ©partement d’Etat n’a aucun scrupule Ă donner de l’argent pour aider les institutions ou organisations Ă Gaza et la JudĂ©e et la Samarie, comme ils le font souvent pour les Palestiniens, Illouz a dit qu’ils refusent catĂ©goriquement de donner de l’aide Ă toute organisation ou institution dans laquelle les Juifs sont impliquĂ©s dans ces domaines. Il a citĂ© l’exemple suivant :
« Le DĂ©partement d’Etat a rejetĂ© une proposition de subvention pour fournir des services de soutien pour les femmes juives vivant en Samarie dont les ĂŞtres chers ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans des attaques terroristes au cours de la deuxième Intifada. « Selon Illouz, la raison donnĂ©e pour ce refus ainsi que d’autres Ă©tait que «le bĂ©nĂ©ficiaire Ă©tait une communautĂ©, institution ou organisation israĂ©lienne ».
Illouz a notĂ© que le système n’est pas facile Ă expliquer, et que ce «boycott silencieux» est bien cachĂ© sous la bureaucratie, mais il est toujours là  ». Alors qu’il peut ĂŞtre justifiĂ© dans le système amĂ©ricain, la ligne de fond est que les Juifs sont boycottĂ©s ».
Illouz a terminé avec un exemple le plus moderne de ce boycott silencieux.
« Barack Obama dans la dernière annĂ©e a fièrement signĂ© une loi contre le boycott d’IsraĂ«l, comme un amendement Ă la Trans-Pacific Partnership. L’amendement a Ă©tĂ© de mentionner spĂ©cifiquement les « ‘actions politiquement motivĂ©es Ă boycotter, dĂ©sinvestir, ou sanctionner IsraĂ«l » en raison de ses politiques dans« les territoires sous contrĂ´le israĂ©lien.
Le DĂ©partement d’Etat a toutefois refusĂ© ce discurs, affirmant qu’il «va Ă l’encontre de la politique amĂ©ricaine de longue date vers la JudĂ©e et la Samarie. Le porte-parole John Kirby a expliquĂ© que la politique des États-Unis a toujours Ă©tĂ© opposĂ©e aux colonies et donc « de ne pas poursuivre de politiques ou d’activitĂ©s qui les lĂ©gitiment ».
En d’autres mots, « moins politiquement correct », a dĂ©clarĂ© Illouz, » Kirby a admis que les Etats-Unis n’ont pas de problème avec le boycott pur contre IsraĂ«l ».
Illouz a prĂ©cĂ©demment servi comme conseiller lĂ©gislatif pour la coalition de la Knesset ; Il a Ă©galement servi dans une capacitĂ© juridique au ministère des Affaires Ă©trangères d’IsraĂ«l. Il est diplĂ´mĂ© de l’UniversitĂ© McGill Law School dans le programme de maĂ®trise de MontrĂ©al et de l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque de politique publique.




