Les États-Unis n’ont toujours pas confirmĂ© si leur secrĂ©taire d’État, John Kerry assistera Ă la confĂ©rence ministĂ©rielle organisĂ©e par la France qui accueillera ce mois-ci plusieurs pays pour tenter de rĂ©tablir un dialogue entre IsraĂ©liens et Palestiniens, un Ă©vĂ©nement qui a Ă©tĂ© rejetĂ© par le Premier Ministre, Binyamin Netanyahu.
« Nous n’avons pas encore pris de dĂ©cision Ă savoir si nous pouvons participer ce 30 mai Ă la confĂ©rence organisĂ©e par le gouvernement français Ă Paris », a dĂ©clarĂ© un porte-parole du dĂ©partement d’Etat amĂ©ricain, Elizabeth Trudeau.
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, a confirmé que cette conférence ministérielle du 30 mai à Paris devrait tenter de relancer le processus de paix bloqué entre Israéliens et Palestiniens, avec la présence de représentants de plusieurs pays étrangers, y compris les États-Unis.
Kerry a visitĂ© Paris ce lundi et a dĂ©clarĂ© qu’il prĂ©voyait de parler avec Ayrault de cette confĂ©rence, mais a dit qu’il ne pouvait pas confirmer sa prĂ©sence.
« Tout dĂ©pend du moment oĂą vous allez l’organiser (…). Nous soutenons les efforts pour tenter de reprendre le processus au vu de la gravitĂ© de la situation dans la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© Kerry.
Ă€ la fin du mois d’Avril, Netanyahu avait rejetĂ© l’initiative française d’organiser une confĂ©rence internationale Ă Paris, dont la rĂ©union ministĂ©rielle de ce mois-ci ne serait que la première Ă©tape.
Netanyahu a dĂ©clarĂ© que l’approche d’IsraĂ«l est la meilleure façon de rĂ©soudre le conflit avec les Palestiniens : « par des nĂ©gociations directes ».
Le Premier ministre a déclaré que son gouvernement est prêt à commencer immédiatement les négociations sans conditions préalables, et que toute initiative diplomatique « dissuade les Palestiniens de rejoindre la table afin de mener des négociations directes ».
Bien que le gouvernement français n’ait pas donnĂ© de dĂ©tails sur les participants de la confĂ©rence ministĂ©rielle, plusieurs mĂ©dias indiquent que ne seraient pas conviĂ©s de reprĂ©sentants d’IsraĂ«l ou de l’AutoritĂ© palestinienne.
Cependant, la direction palestinienne a saluĂ© l’initiative française et a appelĂ© la communautĂ© internationale Ă prendre des mesures concrètes pour soutenir cet Ă©vènement.
Le PrĂ©sident de l’AutoritĂ© palestinienne Mahmoud Abbas a reportĂ© une proposition de rĂ©solution au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU Ă condamner les « colonies » israĂ©liennes, prĂ©cisĂ©ment dans le but de donner une chance Ă la proposition française.
La question est de savoir si ce processus conduit par la France va ouvrir une porte pour tenter de résoudre le conflit en tant que médiateur international, quel que soit le rôle traditionnel exercé à cet égard par la Maison Blanche.
Le gouvernement du président américain, Barack Obama, a tenté à plusieurs reprises de servir de médiateur entre Israéliens et Palestiniens, mais après un dernier échec en 2014, le président a mis un terme à ses tentatives pour aboutir à  une solution à deux Etats.




