Les États-Unis sauveront-ils Israël de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU visant à mettre fin à la guerre à Gaza ?

Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira demain pour une réunion d’urgence après que le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a demandé aux 15 membres du Conseil de sécurité « d’utiliser toute leur influence pour empêcher une catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza ».

Guterres a utilisĂ© pour la première fois l’article 99 de la Charte des Nations Unies, qui lui permet de soumettre n’importe quelle question au Conseil de sĂ©curitĂ© pour discussion. Mercredi, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’ONU a appelĂ© Ă  un « cessez-le-feu humanitaire ».

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« Nous sommes confrontĂ©s au risque d’effondrement du système humanitaire. La situation se dĂ©tĂ©riore rapidement et se transforme en une catastrophe avec des consĂ©quences irrĂ©versibles pour les Palestiniens et pour la paix et la sĂ©curitĂ© dans toute la rĂ©gion », a dĂ©clarĂ© Antonio Gutteres dans une lettre adressĂ©e aux membres du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.

ImmĂ©diatement après avoir reçu la lettre, la Russie et les Émirats arabes unis ont appelĂ© Ă  une rĂ©union urgente du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU. Un projet de rĂ©solution envoyĂ© par les Émirats arabes unis aux membres du Conseil appelle Ă  un « cessez-le-feu humanitaire immĂ©diat ».

Cela arrive au point culminant d’une offensive rĂ©ussie et assez rapide de Tsahal dans le nord et le sud du secteur. Les terroristes du Hamas prĂ©fèrent ne pas mourir dans le jihad contre IsraĂ«l, mais plutĂ´t se rendre en masse, selon l’armĂ©e. En ce moment dĂ©cisif, le seul espoir des dirigeants du Hamas est une rĂ©solution du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU qui arrĂŞterait Tsahal.

Les seuls qui peuvent empêcher l’adoption de cette résolution catastrophique pour l’avenir de toute la région, ce sont les États-Unis. Le fait que l’Amérique opposera son veto demain est démontré par une déclaration du conseiller adjoint à la sécurité nationale Jonathan Finer, faite après la conversation de Netanyahu avec le président Biden.

« Nous ne fixons pas de limite à la fin de l’opération israélienne à Gaza. Nous ne leur avons pas dit : « Vous devez arrêter maintenant » – nous ne nous comportons pas de cette façon. Mais nous avons beaucoup d’influence sur la façon dont l’opération est menée. Nous veillons à ce que le Hamas ne reste pas au pouvoir à Gaza. C’est un objectif légitime après les événements du 7 octobre et parce que le Hamas doit cesser d’être une menace pour Israël. Ces objectifs n’ont pas encore été atteints, nous n’avons donc pas exigé qu’Israël arrête ou appelle à un cessez-le-feu », a déclaré Feiner.