Les Juifs britanniques se préparent à partir si Jeremy Corbyn devient Premier ministre

Jeremy Corbyn Wikipédia

Qui pouvait savoir que le mal des années 1930 pouvait frapper le même continent deux fois en un siècle ?

Pourtant, 40 % de tous les Juifs britanniques sont maintenant assis sur des charbons ardents, se demandant si le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, deviendra le prochain Premier ministre du pays.

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Si tel est le cas, leurs valises sont déjà prêtes, selon un article publié mercredi 12 septembre dans le British Daily Mail.

Écrit par la correspondante politique Kate Ferguson, l’article cite le célèbre docteur de la télévision juive, Ellie Cannon, qui dit qu’elle et son mari, Adam, ont passé les vacances de Roch Hachana avec leurs amis à discuter des avantages et de la logistique de leur départ.

Ellie Cannon, qui Ă©crit Ă©galement dans le Daily Mail, a racontĂ© la conversation dans un long tweet sur Twitter, dans une description qui concorde douloureusement avec ce qu’a vĂ©cu tout Juif ayant dĂ©jĂ  fait face Ă  un vĂ©ritable antisĂ©mitisme.

« Un fil très personnel avec moi et @adam_cannon », a-t-elle tweetĂ©.      « Nous venons donc de passer le Nouvel An juif comme nous le faisons toujours – amis, famille, repas, gâteaux au miel, synagogue… comme depuis 40 ans, jusqu’Ă  hier soir… lors d’une conversation parlant des Ă©coles et de la tĂ©lĂ©vision a abordĂ© le sujet qui est dans tous les esprits des Juifs en ce moment : Corbyn. Et nous nous sommes assis pendant des heures Ă  planifier avec nos amis oĂą et comment nous partirions s’il devenait Premier ministre. Nous avons Ă©changĂ© des options potentielles de passeport. »

« Je suis triste de l’avouer, mais nous avons eu exactement la mĂŞme conversation aujourd’hui au dĂ©jeuner », a tweetĂ© un utilisateur. « OĂą irions-nous, quelles seraient nos options, etc. ? C’est affreux que nous en discutions en 2018. »

Un autre tweet : « Oui, nous avons eu la même conversation autour de notre table de cuisine. La même que mes arrière-arrière-grands-parents autour de leurs tables de cuisine en Pologne et en Lituanie, il y a environ un siècle. »

Et un autre : « C’est exact. J’ai passĂ© de nombreuses annĂ©es Ă  faire du bĂ©nĂ©volat pour des Ĺ“uvres caritatives d’Ă©ducation Ă  l’Holocauste et je vous promets que, après avoir entendu leurs histoires, je ne pensais pas que nous rĂ©pĂ©terions jamais de telles conversations. Mais nous y voilà… ! »

Certains Ă©taient vraiment favorables, comme : « C’est tellement triste. S’il vous plaĂ®t, rappelez-vous qu’il y a beaucoup de personnes non juives qui se tiennent Ă  vos cĂ´tĂ©s. »

Et : « Folie. Terrible. Tout simplement horrible ! Je suis vraiment désolé. Ce sont, encore une fois, des temps extrêmement effrayants pour l’humanité. »

Et puis, bien sĂ»r, il y avait les autres rĂ©actions… certaines imprimables, et d’autres non. Certaines totalement       « racistes ».

D’autres au-delĂ  du mĂ©pris : « Pour oĂą avez-vous dĂ©cidĂ© de partir finalement ? »

Le pire, peut-être, est celui qui révèle pourquoi de telles personnes arrivent au pouvoir en premier lieu : « Cette histoire est extrêmement triste. Je ne crois pas que le peuple de Grande-Bretagne soutiendra la discrimination contre nos concitoyens. »

Suivi par : « Bien. Je suppose Ă  vos tweets malveillants que vous soutenez IsraĂ«l. Allez-y lĂ -bas ! Je suis sĂ»r que vous vous sentirez comme chez vous, avec les nettoyeurs ethniques. Je vais rester avec Corbyn, merci, et lutter contre l’oppression et le meurtre que subissent les Palestiniens depuis 70 ans. »