Les mannequins Gigi et Bella Hadid sont, selon l’UNRWA, des « rĂ©fugiĂ©s de Palestine »

Gigi et Bella Hadid sont deux des mannequins les mieux payés au monde. Chacune d’entre elle gagne des millions de dollars par an. 

Elles sont tous deux citoyennes américaines, élevées à Los Angeles.

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Et, selon les règles de l’UNRWA, elles sont toutes deux des « rĂ©fugiĂ©es de Palestine », Ă©ligibles Ă  l’aide si elles s’installent au Liban ou en Jordanie.

L’UNRWA n’a aucun moyen de sortir quelqu’un de la catĂ©gorie de rĂ©fugiĂ©. Le HCR exige que les rĂ©fugiĂ©s prouvent qu’ils le sont toujours pĂ©riodiquement, sinon ils perdent cette dĂ©signation. L’UNRWA les dĂ©signe ainsi comme des descendantes rĂ©fugiĂ©es pour toujours.

Même si elles sont nées aux États-Unis. Même si elles deviennent des top-modèles millionnaires.

Le père des Hadids est Mohamed Hadid, promoteur immobilier très réussi né à Nazareth en 1948. Sa famille raconte maintenant une histoire antisémite racontant comment elle aurait été forcée de quitter son domicile :

… Mohamed Hadid a ajoutĂ© au rĂ©cit historique de sa famille, expliquant qu’ils avaient hĂ©bergĂ© une famille de rĂ©fugiĂ©s juifs de Pologne dans leur domicile Ă  Safed (aujourd’hui le Tzfat dans le nord d’IsraĂ«l), qui «nous ont plus tard chassĂ©s de chez nous».

«Thats [sic] comment nous sommes devenus des rĂ©fugiĂ©s en Syrie et oĂą nous avons perdu notre maison Ă  Safad, au profit d’une famille juive que nous avons hĂ©bergĂ©e alors qu’ils Ă©taient rĂ©fugiĂ©s de Pologne et embarquĂ©s dans un bateau qui naviguait de pays en pays et que personne ne voulait les emmener… ils Ă©taient nos invitĂ©s pendant 2 ans jusqu’Ă  ce qu’ils nous ont rendus des rĂ©fugiĂ©s et ils nous ont chassĂ©s de notre propre maison. C’est mon histoire… Chose Ă©trange. Que ma famille et moi recommencerions. « 

Mais le Washington Post, dans un profil du nabab de 1989, a écrit une histoire très différente, et bien plus crédible :

« Hadid Ă©tait un bĂ©bĂ© lorsque sa famille a quittĂ© la Palestine. Son père, Anwar Hadid, a dĂ©clarĂ© qu’il ne souhaitait pas que la famille « vive sous l’occupation israĂ©lienne ». Les parents ont marchĂ© pendant deux nuits pour atteindre la frontière libanaise – avec la mère de Hadid portant son fils aĂ®nĂ©. La famille s’installa finalement Ă  Damas, oĂą Anwar Hadid travailla comme traducteur pour Voice of America et voyagea beaucoup. La famille finit par se rendre Ă  Washington et Mohamed Hadid devint citoyen amĂ©ricain ».

C’est ainsi que de nombreux Arabes de Palestine sont devenus des « rĂ©fugiĂ©s » en 1948 et en 1967 : ils ne voulaient tout simplement pas vivre sous le rĂ©gime juif. Dans le cas de la famille de Mahmoud Abbas, qui vivait Ă  Safed, ils Ă©taient convaincus que les Juifs allaient les massacrer de la mĂŞme manière que les Arabes massacraient des Juifs il y a seulement 19 ans. Ils sont donc partis seuls.

Selon la dĂ©finition actuelle de rĂ©fugiĂ©, Mohamed Hadid n’a jamais Ă©tĂ© un rĂ©fugiĂ© – sa famille est partie seule mais aurait pu rester en toute sĂ©curitĂ©. Ses filles n’Ă©taient certainement jamais des rĂ©fugiĂ©es. Hadid lui-mĂŞme a la citoyennetĂ© jordanienne et amĂ©ricaine.

Mais selon les normes tordues de l’UNRWA, tous les Hadid (Ă  part la mère nĂ©erlandaise du modèle) sont des « rĂ©fugiĂ©s de Palestine » et sont comptĂ©s dans le nombre toujours croissant de « rĂ©fugiĂ©s ».