Les mĂ©dias ont divulguĂ© des dĂ©tails sur le prochain accord avec l’Arabie saoudite : avantages et risques pour IsraĂ«l

Tout porte à croire que l’administration Biden souhaite sérieusement parvenir à une normalisation des relations entre les deux principaux alliés des États-Unis au Moyen-Orient, et Riyad, comme l’a admis le prince héritier Mohammed ben Salmane, est prête à reconnaître Israël en échange du renforcement de l’alliance militaire avec les États-Unis. .

Les mĂ©dias israĂ©liens publient des dĂ©tails sur l’accord Ă  venir et rapportent le dĂ©but de contacts entre IsraĂ«l et les Saoudiens au niveau des groupes de travail.

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Selon Bloomberg, les États-Unis pourraient conclure des accords formels de garantie de sécurité avec les deux pays dans le cadre de cet accord. Le contenu des contacts secrets au niveau du groupe de travail, rapporté par le correspondant de Kan, Michael Shemesh, est interdit de publication. On peut supposer que les termes de « l’atome pacifique » saoudien sont en cours de discussion ; Les journalistes de Kan publient déjà des « fuites » sur le contenu des propositions américaines sur cette question.

La publication vise Ă  rassurer l’opinion publique israĂ©lienne : il semblerait que les États-Unis soient prĂŞts Ă  construire un rĂ©acteur nuclĂ©aire pour les Saoudiens ou Ă  permettre sa construction par un pays tiers, Ă  condition que le rĂ©acteur soit sous le contrĂ´le Ă  distance des États-Unis et qu’il soit gardĂ© par l’armĂ©e amĂ©ricaine. L’objectif est ainsi de crĂ©er des garanties fiables contre l’utilisation du programme nuclĂ©aire Ă  des fins militaires.

Ces garanties ne peuvent pas être de 100 %, et nombreux sont ceux qui craignent la propagation de la technologie nucléaire dans notre région explosive. Si l’Arabie Saoudite accède à la technologie nucléaire, il sera impossible d’inverser cette tendance. D’un autre côté, les Saoudiens laissent clairement entendre qu’ils peuvent obtenir ce qu’ils veulent non seulement des États-Unis ; leur rapprochement avec la Chine et leur normalisation avec l’Iran ne laissent pas beaucoup de choix à Washington.

« Hadashot 12 », selon ses sources bien informĂ©es , rapporte qu’il ne faut pas s’attendre Ă  une signature rapide de l’accord – les divergences entre les parties sont encore grandes. 

Les partenaires de la coalition de Netanyahu ont dĂ©jĂ  annoncĂ© qu’ils n’autoriseraient aucun mouvement « sur la voie d’Oslo » – ni le gel de la construction dans les implantations, ni la dĂ©molition des avant-postes illĂ©gaux, ni aucune autre mesure susceptible de rapprocher la crĂ©ation d’un État palestinien. Il ne sera pas non plus facile pour l’administration Biden de « vendre » Ă  son propre parti un accord entre des pays dont les dirigeants, c’est un euphĂ©misme, ne jouissent pas de la sympathie des dĂ©mocrates. 

Les observateurs de Hadashot 12 soulignent les multiples bĂ©nĂ©fices que l’accord apportera Ă  IsraĂ«l, allant d’une rĂ©duction « quasi automatique » des tensions dans la rĂ©gion (« y compris sur le Mont du Temple »), Ă  un Ă©largissement du cercle des partenaires dans le monde musulman ( « Beaucoup d’autres suivront les Saoudiens, Ă  commencer par des pays comme la Malaisie et l’IndonĂ©sie »), en renforçant leurs positions dans la confrontation avec l’Iran et en terminant par un changement gĂ©nĂ©ral de paradigme – l’accord signifiera que la normalisation avec le monde musulman est possible sans le crĂ©ation d’un État palestinien indĂ©pendant. D’un autre cĂ´tĂ©, IsraĂ«l devra renoncer Ă  sa supĂ©rioritĂ© militaire garantie sur ses voisins arabes en autorisant la fourniture des dernières armes occidentales Ă  l’Arabie Saoudite – et dans cela, avec « l’atome pacifique » saoudien, les experts voient un sĂ©rieux problème stratĂ©gique.