(Journal Turque)
Le Premier ministre turc Erdogan, a rejeté le projet de loi adopté lundi par le Sénat français , qui sanctionne la négation du génocide arménien , par « raciste et discriminatoire. »
Lors d’une comparution au parlement, il a rĂ©petĂ© ses menaces de reprĂ©sailles par des mesures immĂ©diates.
«C’est un coup d’Etat contre la libertĂ© de la pensĂ©e » a dit Erdogan
visiblement très en colère …devant son parlement.
« Vous ne pouvez pas rester silencieux sur cette loi », a t-il ajouté.
Le Premier ministre a appelĂ© les intellectuels français Ă s’opposer Ă cette nouvelle loi.
«La France a ouvert une page noire dans l’histoire », a dĂ©clarĂ© Volkan Bozkir, le chef de la commission des affaires Ă©trangères du Parlement turc (Twitter).
Jusqu’ici Ankara n’a pas prĂ©cisĂ© quelle seront les nouvelles mesures Ă prendre.
« Nous avons un plan d’action, que nous rĂ©vĂ©lerons, Ă©tape par Ă©tape», a dĂ©clarĂ© le leader turc.
Au dĂ©but, tout indiquait un retrait de l’ambassadeur français Bili-Laurent, et celui de son homologue Ă Paris, Tahsin Burucouglu. Ce dernier a dĂ©clarĂ© que cette loi française reprĂ©sente une «rupture nette» avec la Turquie.
Le SĂ©nat a approuvĂ© hier soir la loi avec une condamnation Ă un an de prison et une amende de € 45 000 pour ceux qui nieront le gĂ©nocide armĂ©nien de 1915. Le vote s’est terminĂ© par 127 sĂ©nateurs en faveur de la norme et 86 voix contre sur un total de sièges 348. Assez pour que le prĂ©sident français, Nicolas Sarkozy, puisse approuver le texte dans un dĂ©lai maximum de 15 jours.
Entre hier et aujourd’hui, le prĂ©sident français Nicolas Sarkozy et ministre des Affaires Ă©trangères français, Alain JuppĂ©, ont demandĂ© au gouvernement de M. Erdogan un peu de calme.
Tout au long du jour du scrutin, des centaines de partisans et détracteurs ont protester contre le Sénat. La police a établi un cordon de sécurité entre les differents groupes pour éviter les affrontements.
Le journaliste turc Ăśmit Enginsoy a Ă©numĂ©rĂ© dans un rĂ©cent article sur ‘Hurriyet’ le journal local, les principaux accords sur la dĂ©fense et le transport reliant les deux pays et que Ankara a menacĂ© de rompre :
1- Le principal, l’achat de missiles Ă longue portĂ©e et des systèmes de dĂ©fense aĂ©rienne d’une valeur de 4 millions d’euros. Selon les statistiques officielles turques, la valeur des Ă©changes commerciaux entre les deux pays de Janvier Ă Octobre 2011 dĂ©passait 13 000 millions d’euros.
2- La France est le deuxième investisseur en Turquie. Environ 400 entreprises y sont logĂ©es. Les deux pays sont conjointement impliquĂ©s dans le groupe nuclĂ©aire Areva et l’avionneur Airbus.
Le ministre turc, Ahmet Davutoglu, vendredi dernier, a critiqué les Français de vouloir interférer dans la relation entre les deux pays.
«Je promets de ne plus jamais me rendre en France si la loi est adoptée, »
a déclaré M. Erdogan lundi matin par une vidéoconférence.
La Turquie estime que la dĂ©cision du prĂ©sident français est due Ă un calcul des rendements Ă©lectoral. Entre 400.000 et 500.000 citoyens d’origine armĂ©nienne vivent en France, selon les estimations. Ankara estime que nous ne sommes qu’Ă trois mois de l’Ă©lection prĂ©sidentielle, et le candidat de l’UMP cherche Ă gagner le vote de cette communautĂ©.
Le prĂ©sident Abdullah GĂĽl estime que la mort entre un million et 1,5 million d’ArmĂ©niens pendant et après la fin de la Première Guerre mondiale n’est pas un nettoyage ethnique.
Il affirme que le massacre aux mains de l’Empire ottoman, ont Ă©tĂ© une confrontation armĂ©e entre les communautĂ©s dans le contexte d’une guerre sanglante dans laquelle des musulmans turcs sont morts Ă©galement .





Peut ĂŞtre un dernier voyage d’Adieu pour une croisière sur le Marmara pour dire au-revoir a ses frères au port de Marseille!
il promet de ne plus venir en france ! si ça pouvait etre vrais ! bon dĂ©barras …