Dès que les rĂ©sultats dĂ©finitifs des Ă©lections ont Ă©tĂ© connus, les dirigeants des partis, marchant sous le slogan de la destitution de Netanyahu, ont annoncĂ© le dĂ©but de la crĂ©ation d’une «coalition de changements».
Dans une dĂ©claration conjointe de Yesh Atid et d’Avoda Ă la suite de la rencontre entre Lapid et Michaeli, il est rapportĂ© que les dirigeants des partis ont discutĂ© des « moyens possibles de coopĂ©ration pour crĂ©er une coalition de changement et retirer le gouvernement de Netanyahu du pouvoir ».
Gideon Saar parle Ă©galement de la «coalition du changement» : «Il est dĂ©jĂ clair que Netanyahu n’a pas de majoritĂ© pour crĂ©er un gouvernement. DĂ©sormais, chaque opportunitĂ© doit ĂŞtre saisie pour crĂ©er un gouvernement de changement. Comme je l’ai dit dans la nuit qui a suivi les Ă©lections, les ambitions personnelles ne compteront pas. »
Avigdor Lieberman a appelĂ© tous les « partisans du changement » Ă soutenir le projet de loi interdisant de confier la formation d’un gouvernement Ă un dĂ©putĂ© accusĂ© d’infractions pĂ©nales. Cependant, selon les informations de Kan, les dĂ©putĂ©s Ahmad Tibi et Mansour Abbas ont refusĂ© de soutenir l’initiative de Lieberman (ils ne se sont pas engagĂ©s Ă voter «pour»), ce qui sauve le Premier ministre d’une menace immĂ©diate.
Le Likud a dĂ©clarĂ© que la «coalition du changement» est «un joli nom pour l’anti-dĂ©mocratie». Dans son premier discours après la fermeture des bureaux de vote, Netanyahu a annoncĂ© que le peuple avait clairement exprimĂ© son dĂ©sir de le voir comme Premier ministre – après tout, le Likud a remportĂ© 30 sièges, nettement devant Yesh Atid, le deuxième parti le plus votĂ©.
«Peu importe le parti qui a remportĂ© le plus de sièges, seul le nombre de blocs compte», a dĂ©clarĂ© Benjamin Netanyahu après les dernières Ă©lections, alors que le Likoud perdait face Ă ses rivaux en termes de nombre de sièges. Maintenant, la situation est inversĂ©e – le Likoud a remportĂ© les Ă©lections en termes de nombre de sièges, mais le camp des opposants Ă Netanyahu l’a emportĂ©. Pour les partis qui ont promis aux Ă©lecteurs un changement de pouvoir, 50,17% des Ă©lecteurs ont votĂ© pour des partis fidèles au Premier ministre – seulement 42,11%.
La pierre d’achoppement qui a empĂŞchĂ© IsraĂ«l de sortir de la crise politique pendant deux ans reste maintenant les «tabous» nationalistes sur la coopĂ©ration politique entre les partis sioniste et arabe, qui sont toujours forts de tous cĂ´tĂ©s. Si IsraĂ«l se rend aux urnes pour la cinquième fois, ce ne sera que pour cette raison.
20:15. La dĂ©putĂ©e Ifat Shasha-Biton, numĂ©ro deux sur la liste Tikva Khadasha, a dĂ©clarĂ© que son parti n’irait pas pour un gouvernement basĂ© sur la liste commune – c’est-Ă -dire mĂŞme si le parti arabe apportait un soutien extĂ©rieur au «gouvernement pour le changement».
Dans la matinĂ©e, le dĂ©putĂ© Bezalel Smotrich a annoncĂ© qu’il ne permettrait pas Ă Netanyahu de compter sur le soutien de Mansur Abbas. «Un tel gouvernement ne sera pas avec moi, point final», a dĂ©clarĂ© Smotrich.
Les deux blocs s’appuient sur des «dĂ©serteurs» du camp ennemi – dans cette direction, les principaux efforts seront faits. Il est encore temps pour cela, le prĂ©sident Rivlin a annoncĂ© Ă l’avance qu’il ne commencerait pas les consultations avec les reprĂ©sentants des factions parlementaires sur la candidature du Premier ministre avant la rĂ©ception des rĂ©sultats officiels et dĂ©finitifs des Ă©lections, que le prĂ©sident de la CEC doit lĂ©galement soumettre d’ici le 31 mars.
Pour une coalition avec Mansur Abbas dans le bloc de Netanyahu, seuls les «haredim» plaident sans ambiguĂŻtĂ©. Selon Kan Hadashot, les dirigeants des partis ultra-orthodoxes ne voient aucun problème Ă s’appuyer sur le parti islamiste RAAM.
Le dĂ©putĂ© travailliste Gilad Kariv a dĂ©clarĂ© dans une interview Ă Ynet qu’il n’y avait qu’un seul partenaire de coalition inacceptable pour son parti – le parti raciste Smotrich – Ben-Gvir. Nous sommes prĂŞts Ă nĂ©gocier avec tout le monde sur le retrait du pays de l’impasse politique. Le dĂ©putĂ© Kariv a dĂ©clarĂ© que mĂŞme Bennett en tant que Premier ministre serait une option acceptable pour Avoda dans les circonstances actuelles – « Ben-Gurion a arrĂŞtĂ© de boycotter Begin pendant la guerre des Six jours. »





