De la viande de porc-Ă©pic pochĂ©e a Ă©tĂ© dĂ©couverte aux cĂ´tĂ©s de revues de fusils et de munitions lors d’une embuscade policière Ă Mghar, dans le nord d’IsraĂ«l, Ă Walla! Nouvelles rapportĂ©es jeudi. Deux suspects ont Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s selon le Jerusalem Post.
Les porcs-Ă©pics Ă crĂŞte sont les plus gros rongeurs en IsraĂ«l et bien qu’ils ne soient pas menacĂ©s d’extinction, ils sont classĂ©s comme espèces protĂ©gĂ©es en vertu de la loi israĂ©lienne. Les superstitions liĂ©es aux qualitĂ©s allĂ©guĂ©es de la viande ont conduit le mammifère relativement vulnĂ©rable Ă ĂŞtre une cible frĂ©quente pour les braconniers .
La viande de porc-Ă©pic a son propre marchĂ© et « il y a des gens qui vivent de la chasse aux porcs-Ă©pics et du commerce de leur viande », a dĂ©clarĂ© Liad Ling, chef des enquĂŞtes du district nord de la Nature and Parks Authority . « Le prix d’un porc-Ă©pic peut atteindre 450 shekels (129 dollars). »
De nombreuses vertus sont soupçonnĂ©es d’ĂŞtre possĂ©dĂ©es par la viande de ces animaux, a expliquĂ© Ling Ă Walla, « y compris l’affirmation selon laquelle la viande de porc-Ă©pic nettoie les reins et augmente la fertilité ». Les croyances liĂ©es aux porcs-Ă©pics sont le rĂ©sultat des bruits de l’animal, « qui ressemblent Ă un cri de bĂ©bé », a dĂ©clarĂ© Ling. « Ses pieds ressemblent Ă©galement Ă des pieds de bĂ©bĂ©, et cette ressemblance a probablement conduit Ă l’Ă©mergence de cette superstition. »
Les braconniers chassent gĂ©nĂ©ralement Ă l’aide de chiens qui tracent les porcs-Ă©pics jusqu’Ă leurs terriers. Une fois capturĂ©s, les braconniers frappent la tĂŞte de l’animal, le tuant sur place. En 2009, un braconnier a Ă©tĂ© reconnu coupable de chasse illĂ©gale pour la première fois dans l’histoire d’IsraĂ«l après avoir chassĂ© des porcs-Ă©pics. L’homme a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă cinq mois de prison, selon Walla.
Le juge de la Cour suprĂŞme, Salim Joubran, a rejetĂ© l’appel de l’homme, estimant que la peine de cruautĂ© envers les animaux devrait ĂŞtre plus sĂ©vère. « La cruautĂ© envers les animaux, en plus des dommages indirects qu’elle cause aux humains, montre de l’insensibilitĂ© « , a-t-il dĂ©clarĂ©. « Nous devons nous assurer de minimiser la douleur que nous causons, en particulier en ce qui concerne ceux dont nous ne pouvons entendre les cris et qui ne peuvent pas dĂ©fendre leurs droits. Un tel pas vers la protection de notre propre humanitĂ© tout en minimisant le mal que nous causons aux animaux qui nous entourent doit affecter toutes les sphères judiciaires, y compris le droit pĂ©nal. «Â





