L’État d’IsraĂ«l, par l’intermĂ©diaire du bureau du procureur de l’État, a dĂ©posĂ© aujourd’hui (mercredi) une action en justice devant le tribunal de district central de Lod pour un montant de 340 millions de shekels contre Teva pour violation des droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle de l’État, en raison du non-paiement des redevances de la vente de Copaxone dans son nouveau traitement contre la SEP.
La poursuite a Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e dans le cadre des activitĂ©s de l’UnitĂ© de l’application des lois civiles du Bureau du procureur de l’État, de la Division du comptable gĂ©nĂ©ral du ministère des Finances et du ministère de la SantĂ© pour la protection des biens et des droits de l’État, y compris les droits de propriĂ©tĂ© intellectuelle.
Le procès allègue que le mĂ©dicament pour la sclĂ©rose en plaques a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par l’Institut Weizmann et que ses droits de commercialisation appartiennent Ă Teva. Le mĂ©dicament a Ă©tĂ© administrĂ© par injection sous-cutanĂ©e du patient selon un schĂ©ma posologique d’une journĂ©e de 20 mg. Il a Ă©tĂ© allĂ©guĂ© que près de l’expiration des brevets sur la substance active, Teva a lancĂ© le mĂ©dicament Copaxone dans une nouvelle version de 40 mg trois fois par semaine. Le nouveau schĂ©ma posologique prĂ©sente des avantages significatifs pour les patients, il amĂ©liore la rĂ©activitĂ© des patients au traitement, rĂ©duit les effets secondaires et prĂ©sente Ă©galement un profil d’innocuitĂ© amĂ©liorĂ©. La nouvelle version du mĂ©dicament a Ă©tĂ© approuvĂ©e par la FDA, a Ă©tĂ© un Ă©norme succès et a Ă©tĂ© vendue pour environ des milliards de dollars. Teva a Ă©galement dĂ©posĂ© des brevets mondiaux protĂ©geant le nouveau schĂ©ma posologique du mĂ©dicament.
L’État, reprĂ©sentĂ© par les avocats Osnat Dafna et Inbal Toaf de l’unitĂ© d’exĂ©cution civile du bureau du procureur de l’État, et les avocats Liad Wetstein et Amira Manglos du cabinet Yaad Wetstein & Co., affirment dans leur dĂ©claration que Teva n’a pas payĂ© l’État redevances estimĂ©es Ă des millions de shekels.
Le procès stipule que « l’État n’a d’autre choix que d’intenter une action en justice contre Teva afin de s’assurer qu’il reçoit un retour appropriĂ© pour l’utilisation d’une ressource publique qui a rapportĂ© Ă Teva une très grande quantitĂ© de revenus ».
Le procès allègue en outre que l’État estime que le nouveau produit de Copaxone est basĂ© sur des recherches pionnières et rĂ©volutionnaires menĂ©es par le professeur Korczyn (ancien directeur du dĂ©partement de neurologie de l’hĂ´pital Ichilov) et le Dr Flechter (directeur du service de diagnostic clinique et de recherche dans plusieurs sclĂ©rose Ă l’hĂ´pital Assaf Harofeh) Les droits sur ses produits lui sont cĂ©dĂ©s.
Selon l’État, Teva s’est appuyĂ©e sur l’Ă©tude comme preuve de faisabilitĂ© du nouveau schĂ©ma posologique, y compris les demandes de brevet qu’elle a dĂ©posĂ©es et comme Ă©galement dĂ©terminĂ© dans les procĂ©dures amĂ©ricaines, mĂŞme Ă l’appui d’une demande de la FDA pour l’approbation du produit dans le nouveau schĂ©ma posologique. Une demande de brevet en son nom puis a abandonnĂ© la demande, le tout dans le dos de l’État et sans l’informer ni obtenir son consentement, et sans payer les redevances de l’État comme l’exigeait la suite d’un procès personnel intentĂ© par des enquĂŞteurs contre Teva en 2018.
Selon le procès, « les actions de Teva sont Ă©galement un cas clair de crĂ©ation de richesse et non devant les tribunaux, puisque Teva a reçu, non conformĂ©ment Ă la loi, un immense avantage – les produits et les connaissances rĂ©sultant des recherches rĂ©volutionnaires du professeur Korczyn et du Dr Fletcher, qui ont prouvĂ© la faisabilitĂ© du nouveau schĂ©ma posologique qui prĂ©sentait des avantages mĂ©dicaux importants et permettait Ă la nature de conserver une exclusivitĂ© de quelques annĂ©es de plus sur un marchĂ© Ă©valuĂ© Ă des milliards de dollars. Par consĂ©quent, Teva doit payer au crĂ©ancier (l’État) la valeur du bĂ©nĂ©fice tirĂ© dans de tels cas du paiement des redevances de vente. « La dĂ©fense de Teva n’a pas encore Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e.
Teva a dĂ©clarĂ© : « Il s’agit d’un procès qui recycle des allĂ©gations sans fondement faites contre Teva dans le passĂ©, dans un procès en cours depuis 2018. Teva rĂ©pondra Ă leurs rĂ©clamations dans la procĂ©dure judiciaire comme d’habitude. »





