Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti mercredi qu’IsraĂ«l ne serait pas liĂ© Ă un accord nuclĂ©aire revitalisĂ© entre les puissances mondiales et l’Iran, dĂ©clarant que l’État juif n’est obligĂ© de se dĂ©fendre que contre ceux qui cherchent Ă le dĂ©truire.
Dans un discours prononcĂ© au musĂ©e commĂ©moratif de Yad Vashem lors de la cĂ©rĂ©monie officielle du jour du souvenir de l’Holocauste en IsraĂ«l, Netanyahu a Ă©voquĂ© les nĂ©gociations Ă Vienne visant Ă ramener les États-Unis dans le pacte nuclĂ©aire de 2015, tout en garantissant Ă l’Iran d’honorer ses engagements Ă l’Ă©gard de l’accord effondrĂ©.
« Un accord avec l’Iran qui nous menace d’annihilation ne nous compromettra pas », a dĂ©clarĂ© Netanyahu.
« Contrairement au passĂ©, il n’y a aujourd’hui personne au monde qui nous prive du droit et du pouvoir de nous dĂ©fendre contre une menace existentielle », a-t-il dĂ©clarĂ©. «L’accord nuclĂ©aire avec l’Iran est de retour sur la table. Ces accords avec des rĂ©gimes extrĂ©mistes sont sans valeur ».
«Je dis aussi Ă nos amis les plus proches : un accord avec l’Iran qui nous menace d’anĂ©antissement ne nous compromettra pas. Une seule chose nous compromettra : empĂŞcher ceux qui veulent nous dĂ©truire d’exĂ©cuter leurs plans ».
Netanyahu a souvent utilisĂ© ses discours lors d’Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă l’Holocauste pour invoquer l’Iran comme la nouvelle menace existentielle Ă l’existence du peuple juif.
Le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden a dĂ©clarĂ© qu’il Ă©tait prĂŞt Ă annuler la dĂ©cision de son prĂ©dĂ©cesseur Donald Trump de se retirer de l’accord nuclĂ©aire historique de 2015, nĂ©gociĂ© pour s’assurer que l’Iran ne dĂ©veloppe pas de programme nuclĂ©aire militaire, mais la Maison Blanche a insistĂ© pour que l’Iran se conforme d’abord encore une fois.
TĂ©hĂ©ran exige que les États-Unis lèvent d’abord les sanctions imposĂ©es par Trump, mettant les parties au point mort. Netanyahu s’est opposĂ© dès le dĂ©but Ă l’accord sur le nuclĂ©aire, connu sous le nom de Plan d’action global conjoint.
Dans son discours, le Premier ministre a Ă©galement critiquĂ© la dĂ©cision « scandaleuse » de la Cour pĂ©nale internationale d’enquĂŞter sur IsraĂ«l pour d’Ă©ventuels crimes de guerre contre les Palestiniens.
« Le peuple juif Ă©tait sans dĂ©fense contre les nazis, mais il ne l’est plus, et il a parfaitement le droit de se dĂ©fendre contre ses ennemis », a-t-il dĂ©clarĂ©.
La CPI, a-t-il notĂ©, a Ă©tĂ© formĂ©e Ă l’image et Ă la ressemblance des tribunaux de première instance de Nuremberg qui ont traduit les nazis en justice. Mais «de Nuremberg Ă La Haye, les choses ont bouleversĂ©. Un organe formĂ© pour dĂ©fendre les droits de l’homme est devenu un organe qui dĂ©fend en fait ceux qui bafouent les droits de l’homme ».
Le jour du souvenir de l’Holocauste est l’une des dates les plus solennelles du calendrier israĂ©lien. Les survivants assistent souvent aux cĂ©rĂ©monies du souvenir, partagent des histoires avec des adolescents et participent Ă des marches commĂ©moratives dans les anciens camps de concentration en Europe.
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