L’ex-ministre de la DĂ©fense, Moshe Yaalon: « Pourquoi ont-ils envoyĂ© des forces spĂ©ciales Ă  Gaza Ă  un tel moment » ?

Alors que les chefs des factions de la coalition « de droite » se tiennent mutuellement pour l’Ă©chec de la politique menĂ©e Ă  Gaza, l’ancien ministre de la DĂ©fense, Moshe (Boogie) Yaalon, attribue la responsabilitĂ© de la crise Ă  trois personnes :

– Le Premier ministre Benjamin Netanyahou
– Le ministre de la DĂ©fense, Avigdor Lieberman
– Le ministre Lumières Naftali Bennett, qui veut prendre la place du Liberman

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Dans une interview accordĂ©e Ă  Kahn et Reshet 2, Yaalon a dĂ©crit les comportements « irresponsables » de Liberman et Bennett, qui, avec leurs tentatives constantes de « contourner Netanyahou », entraĂ®nĂ© une faiblesse contre le Hamas, forçant le Premier ministre Ă  justifier publiquement au monde entier qu’IsraĂ«l veut par tous les moyens Ă©viter une nouvelle « guerre » dans la bande de Gaza.

L’ancien ministre de la DĂ©fense estime Ă©galement que les dĂ©clarations de Netanyahu sur le dĂ©sir d’Ă©viter la guerre, formulĂ©es lors d’une confĂ©rence de presse Ă  Paris, sont tout aussi irresponsables. Selon Ya’alon, ces dĂ©clarations ont Ă©tĂ© causĂ©es par les besoins politiques purement intĂ©rieurs du chef du gouvernement, et Netanyahu n’a pas tenu compte du fait que le Hamas « écoute et tire des conclusions » sur la possibilitĂ© d’attaquer les IsraĂ©liens en toute impunitĂ©.

L’ancien chef du dĂ©partement de la dĂ©fense s’étonne que l’opĂ©ration spĂ©ciale risquĂ©e au fond de la bande de Gaza ait Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©e au moment mĂŞme oĂą le chef du gouvernement Ă©tait Ă  Paris. Avec de telles opĂ©rations, il y a toujours un risque de complications et d’Ă©checs: « Ceux qui ont autorisĂ© l’opĂ©ration ont ignorĂ© ce risque », a dĂ©clarĂ© Ya’alon.

La censure militaire a interdit toute publication d’informations sur la nature de l’opĂ©ration secrète qui a placĂ© IsraĂ«l au bord d’une nouvelle guerre avec le Hamas. De nombreux IsraĂ©liens, comme l’ancien ministre de la DĂ©fense, sont dĂ©concertĂ©s par ce besoin urgent d’envoyer un groupe de commando des forces spĂ©ciales Ă  Khan Yunis au moment mĂŞme oĂą «le silence fut en Ă©change du silence» avec le Hamas.

Dans le contexte des nĂ©gociations d’étĂ© avec le Hamas, les dirigeants du NDI et de la Maison juive, rivalisant pour obtenir le titre de «droit vĂ©ritable», ont commencĂ© Ă  se comporter comme s’ils ne siĂ©geaient pas au gouvernement mais dirigeaient l’opposition militante. Après une vive attaque de Bennett , le ministre de la DĂ©fense, Liberman, a changĂ© le smoking d’un «adulte responsable» en dĂ©fendant une politique «pondĂ©rĂ©e et prudente» . Aujourd’hui, Liberman a quittĂ© le quatrième gouvernement de Netanyahu, apparemment en raison de son dĂ©saccord avec la «politique de capitulation devant le Hamas», que le ministre de la DĂ©fense lui-mĂŞme a menĂ©e et soutenue jusqu’Ă  rĂ©cemment.

Aujourd’hui, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rĂ©pondu aux critiques lors d’une allocution prononcĂ©e lors d’une cĂ©rĂ©monie Ă  la mĂ©moire du premier chef d’État, David Ben Gourion. Le Premier ministre a dĂ©clarĂ© que le peuple israĂ©lien Ă©tait sage et que, par temps calme, le gouvernement Ă©coutait son opinion, mais « dans les situations d’urgence, lors de dĂ©cisions dĂ©cisives dans le domaine de la sĂ©curitĂ©, les personnes ne peuvent parfois pas participer Ă  la prise de dĂ©cisions cachĂ©es Ă  l’ennemi ». Or, selon Netanyahu, il s’agit prĂ©cisĂ©ment du moment oĂą « le dirigeant ne doit pas faire ce qui est facile, mais ce qui est juste, mĂŞme si cela est difficile ». « Etre un leader, c’est rĂ©sister Ă  la critique quand on sait ce qui est cachĂ© aux autres », a dĂ©clarĂ© le Premier ministre.

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