Le Liban commence à chercher du gaz et du pétrole à la frontière maritime avec Israël

Le ministère libanais de l’Energie a annoncĂ© la vente rĂ©ussie de deux licences pour la recherche de gaz dans la zone Ă©conomique exclusive libanaise sur le plateau mĂ©diterranĂ©en.
Il n’y avait qu’un seul participant au concours – un consortium de trois sociĂ©tĂ©s Ă©nergĂ©tiques: Total français, italien ENI et le russe Novatek. Ce dernier est le deuxième producteur de gaz naturel en Russie et les deux premiers sont les principales sociĂ©tĂ©s pĂ©trolières et gazières europĂ©ennes.

Les publications Ă©conomiques notent que 10 blocs ont Ă©tĂ© mis en place pour la compĂ©tition, mais le consortium a achetĂ© des licences pour seulement deux d’entre elles. Ceci est considĂ©rĂ© comme un Ă©chec partiel du gouvernement libanais.

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Le consortium a obtenu les droits d’exploration et de production de gaz et de pĂ©trole dans le bloc 4 près de la cĂ´te libanaise et dans le bloc 9, en bordure de la zone Ă©conomique israĂ©lienne.
Le diffĂ©rend qui a Ă©clatĂ© entre le Liban et IsraĂ«l après la dĂ©couverte du gaz dans la MĂ©diterranĂ©e orientale, n’est toujours pas rĂ©solu. La raison en est l’attitude hostile du Liban vis-Ă -vis de l’Etat juif.

Il y a plus de 10 ans, Beyrouth a refusĂ© de participer Ă  la dĂ©limitation des zones Ă©conomiques exclusives, tandis qu’IsraĂ«l et Chypre ont Ă©tabli une frontière maritime. Ă€ partir de l’accord avec Chypre, IsraĂ«l a lui-mĂŞme Ă©tabli le point de convergence nord des zones Ă©conomiques des trois pays. Le Liban affirme que ce point est au sud. Ainsi, entre le Liban et IsraĂ«l formĂ© un triangle controversĂ© avec un angle Ă  Rosh Hanikra et les deux points, le nord et le sud (qui insiste sur Beyrouth) Ă  quelques centaines de kilomètres de la cĂ´te.

Tout d’abord, les Nations Unies, puis les États-Unis, ont tentĂ© d’aider Ă  rĂ©soudre le diffĂ©rend entre les deux États en Ă©tat de guerre, malgrĂ© le retrait des Forces de dĂ©fense israĂ©liennes du Sud-Liban en 2000. IsraĂ«l affirme qu’il y a quatre ans, Beyrouth a rejetĂ© une solution de compromis.

Craignant l’escalade du conflit, IsraĂ«l s’est abstenu de poursuivre la recherche de gaz dans le permis d’Alon, qui est proche de la zone contestĂ©e. Cependant, selon Globes, Ă  la fin de l’Ă©tĂ©, le ministre de l’Energie Steinitz, a prolongĂ© la licence d’Alon Ă  la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne Delek et American Noble Energy pour 32 mois.

La recherche de gaz au Liban commence dans le contexte de l’expansion chiite dans la rĂ©gion et le renforcement de l’influence de l’Iran dans les pays arabes du Levant.
L’Ă©tude sismique des deux blocs libanais n’a pas encore Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e, de sorte que l’on ne sait pas encore quel est leur potentiel. Selon des Ă©valuations prĂ©liminaires, le 9ème bloc frontalier avec IsraĂ«l n’est pas infĂ©rieur au champ israĂ©lien Tamar.